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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2502976

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2502976

vendredi 16 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2502976
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHASSID

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En effet, la préfète du Rhône a fait droit à cette demande en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Le tribunal a également admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, mais a rejeté sa demande de frais irrépétibles. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 mars 2025, Mme A B, représentée par Me Hassid, demande au tribunal :

- d'annuler la décision implicite de rejet née du silence conservé par la préfète du Rhône sur sa demande de titre de séjour présentée le 29 avril 2024 ;

- d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer dans le délai d'un mois le titre de séjour qu'elle a demandé ou, à défaut, de la munir d'une autorisation provisoire de séjour et de procéder dans le délai de deux mois au réexamen de sa demande, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

- de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, ou à elle-même si elle ne devait pas être admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de la somme de 1 500 euros (HT) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Par un mémoire enregistré le 25 avril 2025, la préfète du Rhône a informé le tribunal de sa décision du 24 mars 2025 faisant droit à la demande de titre de séjour de Mme B.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (et) les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ".

2. Il est constant que, le 24 mars 2025, la préfète du Rhône a décidé de faire droit en cours d'instance à la demande de titre de séjour formée par Mme B. Dans ces conditions, les conclusions de la requête aux fins d'annulation et d'injonction doivent être regardées comme ayant perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Le bureau d'aide juridictionnelle n'ayant pas statué sur la demande d'aide juridictionnelle dont fait état Mme B, il y a lieu de faire application en l'espèce de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus et d'admettre la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B aux fins d'annulation et d'injonction.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Hassid et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 16 mai 2025.

Le président de la 3ème chambre,

A. Gille

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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