LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2504125

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2504125

mardi 22 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2504125
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCADOUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées les 4 et 16 avril 2025, M. B A, représenté par Me Cadoux, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite née à une date indéterminée par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer, dans l'attente du jugement au fond, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de 24 heures ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence doit être présumée car il a demandé le renouvellement de son titre de séjour ; il est désormais en situation irrégulière dès lors que son précédent titre de séjour a expiré et que son récépissé de demande de renouvellement n'a pas été renouvelé ; il a dû fermer son entreprise en raison de cette situation ;

- sont de nature à faire naitre un doute sérieux sur la légalité de la décision de refus de renouvellement, les moyens suivants : la décision est insuffisamment motivée ; elle méconnait les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant et l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'union européenne ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 14 mars 2025 sous le n° 2503451 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision en litige.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'union européenne ;

- la convention relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de M. Clément, greffier d'audience, M. Bertolo a lu son rapport et entendu les observations de Me Cadoux pour M. A, qui a repris oralement ses moyens et conclusions. Elle précise que les conclusions à fin de suspension sont dirigées à titre principal contre la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident à titre subsidiaire contre la décision implicite de refus de délivrance d'une carte pluriannuelle, et à titre infiniment subsidiaire contre la décision implicite refusant le renouvellement du titre de séjour temporaire. Elle précise que les demandes ont été déposées en 2019, puis complétées en 2023 sur demande de la préfecture. Elle soutient que les décisions sont entachées de vices de procédures, en l'absence de communication des motifs des décisions implicites et de saisine de la commission du titre de séjour. Elle sollicite l'injonction au réexamen des demandes et la délivrance d'une autorisation provisoire avec droit au travail, sans délai.

La préfète du Rhône n'était ni présente, ni représentée.

Par des ordonnances prises en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été différée en dernier lieu le 18 avril 2025 à 18h00.

Un mémoire a été enregistré pour M. A le 18 avril 2025 à 11h52, et n'a pas été communiqué.

Des pièces ont été enregistrées pour la préfète du Rhône le 17 avril 2025, et communiquées à 13h44 le 18 avril 2025.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

2. M. A, ressortissant de la République démocratique du Congo né le 18 février 1978, serait entré en France en juillet 2008 selon ses déclarations, et a bénéficié en dernier lieu d'un titre de séjour délivré en qualité de parent d'enfant français, et valable jusqu'au 14 février 2019. Il demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite née à une date indéterminée par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour.

Sur les conclusions à fin de suspension :

En ce qui concerne les conclusions dirigées contre des décisions implicites de refus de délivrance d'une carte de résident et d'une carte de séjour pluriannuelle :

3. Si M. A soutient avoir sollicité au cours de l'année 2019 la délivrance d'une carte de résident et une carte de séjour pluriannuelle, il ne justifie ni de la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour avant le 13 septembre 2023, ni avoir sollicité les deux titres allégués. Par suite, en l'état de l'instruction, il n'apparait pas que des décisions implicites de refus de ces titres soient nées, qui seraient susceptibles de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Les conclusions de M. A tendant à la suspension de ces décisions, ainsi que ses conclusions à fin d'injonction correspondantes, sont par suite manifestement mal fondées, et doivent être rejetées.

En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision implicite de refus de renouvellement d'un titre de séjour temporaire :

4. Il résulte des pièces produites par la préfète du Rhône le 17 avril 2025, et régulièrement communiquées à M. A le 18 avril à 13h44, que celle-ci a décidé de faire droit à la demande de M. A et a pris une décision favorable quant à la délivrance d'un titre de séjour temporaire valable du 14 avril 2025 au 13 avril 2026. M. A étant désormais en situation régulière sur le territoire français, et en l'absence d'observations de l'intéressé, ses conclusions à fin de suspension et celles à fin d'injonction correspondantes, sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'État la somme de 600 euros à verser à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à la suspension de la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, ni par voie de conséquence sur les conclusions à fin d'injonction correspondantes.

Article 2 : L'État versera à M. A une somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 22 avril 2025.

Le juge des référés,Le greffier,

C. Bertolo T. Clément

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions