lundi 30 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2507637 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | MANTIONE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juin 2025, M. A se disant Mounir C alias B C, actuellement retenu au centre de rétention administrative de l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry 2, demande au tribunal :
1°) d'ordonner, avant-dire droit, la mise à disposition de son dossier par la préfecture ;
2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
3°) d'annuler l'arrêté du 19 juin 2025 par lequel la préfète de l'Ain a décidé sa remise aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile ;
4°) d'enjoindre à la Préfète de l'Ain de procéder à un nouvel examen de sa demande d'admission au séjour au titre de l'asile et dans ce cas, lui délivrer une attestation de demande d'asile dans le délai de soixante-douze heures à compter du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme à verser à son conseil, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de son auteur ;
- il est insuffisamment motivé ;
- la décision de transfert méconnaît le droit à l'information défini à l'article 4 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013, les brochures A et B lui ayant été remises dans une langue qu'il ne comprend pas ;
- elle méconnaît les garanties attachées au droit à l'entretien individuel prévu par l'article 5 du règlement n° 604/2013, en l'absence d'entretien réalisé préalablement à la notification de la décision de transfert ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 28 du règlement du 26 juin 2013 n°604/2013 dès lors que la décision de transfert lui a été notifiée au-delà du délai de 15 jours dont dispose l'Etat requis pour faire connaitre son accord et qu'il a été maintenu en rétention sans information quant à son éventuel transfert.
La préfète de l'Ain a produit des pièces qui ont été enregistrées le 24 juin 2025 et le 30 juin 2025.
Vu :
- les décisions attaquées ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Duca, première conseillère, pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesures d'éloignement, d'assignation, de rétention ou de remise des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Duca, magistrate désignée ;
- les observations de Me Mantione, pour M. A se disant C, qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens, à l'exception du vice d'incompétence, expressément abandonné, et insiste sur le fait que, bien que les autorités allemandes aient fait connaître leur accord le 27 mai 2025, l'arrêté de transfert n'a été pris par la préfète de l'Ain que le 19 juin 2025, traduisant un défaut de diligence et entachant d'illégalité la mesure de transfert ;
- les observations de M. A se disant C, assisté de MDfi, interprète en langue arabe, qui confirme à la barre se trouver toujours retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry, indique se nommer Mounir C et être né en 2006 contrairement à ce qu'ont retenu les autorités, et fait état de ce qu'il serait menacé en Allemagne par des ressortissants albanais en raison d'une dette d'argent à leur égard et de ce qu'il envisage de se rendre en Suisse ;
- et les observations de Me Tomasi pour la préfète de l'Ain, qui conclut au rejet de la requête en soutenant que les moyens ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A se disant Mounir C alias B C, ressortissant algérien se disant né le 7 janvier 2006, a déclaré être entré en France en 2023. Il a présenté une demande d'asile en Allemagne le 16 janvier 2024. Par un arrêté du 19 juin 2025 dont M. A se disant C demande l'annulation, la préfète de l'Ain a décidé sa remise aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile.
Sur la communication au requérant de son entier dossier :
2. Aux termes de l'article L. 5 du code de justice administrative : " L'instruction des affaires est contradictoire. Les exigences de la contradiction sont adaptées à celles de l'urgence () ". Et aux termes de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander () au magistrat désigné () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. ".
3. La préfète de l'Ain ayant produit, le 24 juin 2025, les pièces relatives à la situation administrative de M. A se disant C, l'affaire est en état d'être jugée et le principe du contradictoire a été respecté. Il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner avant-dire droit la communication de l'entier dossier du requérant détenu par l'administration.
Sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
4. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Toute décision de transfert fait l'objet d'une décision écrite motivée prise par l'autorité administrative. () ".
6. En l'espèce, la décision de transfert en litige vise le règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013. Elle indique que M. A se disant C a introduit une demande d'asile en Allemagne le 16 janvier 2024 et que les autorités de ce pays, saisies le 23 mai 2025 d'une demande de prise en charge sur le fondement de l'article 18 paragraphe 1 b) du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013, ont donné leur accord exprès par une décision du 27 mai 2025. Ces énonciations ont mis l'intéressé à même de comprendre les motifs de la décision pour lui permettre d'exercer utilement un recours. Si la décision mentionne que les autorités allemandes auraient été relancées le 18 mai 2025, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la saisine adressée aux autorités allemandes le 23 mai 2025 et de la réponse de l'Allemagne en date du 27 mai 2025, produites en défense, que cette mention erronée constitue une simple erreur de plume. Dès lors, la décision attaquée est suffisamment motivée au regard des exigences qu'imposent les dispositions de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et comporte la base légale sur laquelle elle est fondée. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604-2013 du 26 juin 2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement et notamment : / a) des objectifs du présent règlement () / b) des critères de détermination de l'État membre responsable, de la hiérarchie de ces critères au cours des différentes étapes de la procédure et de leur durée () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5 () ". Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et en tout état de cause en temps utile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend.
8. Il ressort des pièces du dossier que, le 19 juin 2025, M. A se disant C s'est vu notifier et remettre un document en langue arabe contenant les informations prévues par les dispositions de l'article 4 du règlement n° 604/2013 précitées mais qu'il a refusé de signer la notification. Il a par ailleurs, dans le reçu de notification de l'avis d'audience adressé par le tribunal administratif de Lyon, demandé l'assistance d'un interprète en langue arabe et a pu à l'audience échanger en langue arabe avec l'interprète qui l'assiste. Ainsi, il n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait été privé du droit à l'information prévu par les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604-2013 à défaut d'avoir eu communication en temps utile de ces informations dans une langue qu'il comprend.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. () 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. L'État membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé. ".
10. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou s'il a privé l'intéressé d'une garantie.
11. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en l'espèce, M. A se disant C aurait effectivement bénéficié d'un entretien individuel au sens des dispositions du 1 de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Toutefois, le procès-verbal en date du 22 mai 2025 établi dans le cadre de son audition pour vérification de son droit au séjour, et qu'il a signé, porte des indications sur son parcours avant d'arriver en France et sur sa demande d'asile en Allemagne. La préfète de l'Ain disposait grâce à la consultation du fichier Eurodac, après le relevé des empreintes digitales de M. A se disant C, d'éléments d'information lui permettant de constater qu'il avait déjà déposé une demande d'asile en Allemagne le 16 janvier 2024. Ainsi, le requérant avait déjà fourni par d'autres moyens les informations pertinentes pour déterminer l'État membre responsable de sa demande. M. A se disant C ne fait par ailleurs état d'aucun élément qu'il aurait été privé de faire valoir utilement lors de cet entretien afin de déterminer l'Etat responsable de sa demande d'asile. Il n'a d'ailleurs formulé, outre le fait, mentionné à la barre, qu'il envisageait de se rendre en Suisse, aucune observation au cours de la procédure qui a suivi alors qu'il a été invité, le 22 mai 2025, par les officiers de police judicaire à faire valoir des observations sur une éventuelle mesure d'éloignement vers l'Allemagne qui serait prise à son encontre et qu'il a même expressément indiqué accepter de retourner en Allemagne lors de son audition par les services de police. Par suite, la circonstance que M. A se disant C a été privé d'un entretien avec les services de la préfecture de l'Ain n'est pas susceptible d'avoir exercé, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou de l'avoir privé de la garantie procédurale prévue à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Ainsi le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 5 du règlement n° 604/2013 doit être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 28 du règlement européen n° 604/2013 susvisé : " 1. Les États membres ne peuvent placer une personne en rétention au seul motif qu'elle fait l'objet de la procédure établie par le présent règlement. / 2. Les États membres peuvent placer les personnes concernées en rétention en vue de garantir les procédures de transfert conformément au présent règlement lorsqu'il existe un risque non négligeable de fuite de ces personnes, sur la base d'une évaluation individuelle et uniquement dans la mesure où le placement en rétention est proportionnel et si d'autres mesures moins coercitives ne peuvent être effectivement appliquées. / 3. Le placement en rétention est d'une durée aussi brève que possible et ne se prolonge pas au-delà du délai raisonnablement nécessaire pour accomplir les procédures administratives requises avec toute la diligence voulue jusqu'à l'exécution du transfert au titre du présent règlement. / Lorsqu'une personne est placée en rétention en vertu du présent article, le délai de présentation d'une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge ne dépasse pas un mois à compter de l'introduction de la demande. L'État membre qui mène la procédure conformément au présent règlement demande dans ce cas une réponse urgente. Cette réponse est donnée dans un délai de deux semaines à partir de la réception de la requête. L'absence de réponse à l'expiration de ce délai de deux semaines équivaut à l'acceptation de la requête et entraîne l'obligation de prendre ou de reprendre en charge la personne, y compris l'obligation d'assurer la bonne organisation de son arrivée. / Lorsqu'une personne est placée en rétention en vertu du présent article, son transfert de l'État membre requérant vers l'État membre responsable est effectué dès qu'il est matériellement possible et au plus tard dans un délai de six semaines à compter de l'acceptation implicite ou explicite par un autre État membre de la requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge de la personne concernée ou à compter du moment où le recours ou la révision n'a plus d'effet suspensif conformément à l'article 27, paragraphe 3. / Lorsque l'État membre requérant ne respecte pas les délais de présentation d'une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge ou lorsque le transfert n'intervient pas dans le délai de six semaines visé au troisième alinéa, la personne n'est plus placée en rétention. Les articles 21, 23, 24 et 29 continuent de s'appliquer en conséquence. () ".
13. Il ressort des pièces du dossier que M. A se disant C a été placé en rétention administrative le 22 mai 2025 par décision de la préfète de l'Ain du même jour. Il ressort également des pièces du dossier que les autorités Allemandes ont été saisies d'une demande de reprise le 23 mai 2025 et qu'elles ont donné leur accord exprès à la reprise en charge du requérant le 27 mai 2025, soit dans le délai de deux semaines à partir de la réception de la requête. Il ressort enfin des pièces du dossier que la décision de transfert en litige datée du 19 juin 2025 a été notifiée au requérant le jour même à 14 heures et que son exécution a été suspendue par l'effet du recours introduit le 20 juin 2025 contre l'arrêté précité. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que sa remise a été mise à exécution après l'expiration du délai de six semaines prévu à l'article 28 du règlement européen n° 604/2013 ou à compter du moment où le recours n'a plus d'effet suspensif conformément à l'article 27 paragraphe 3 de ce même règlement.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A se disant C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 19 juin 2025 prononçant sa remise aux autorités allemandes.
15. Par suite, les conclusions présentées à fin d'injonction et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : M. A se disant C est provisoirement admis à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A se disant C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A se disant Mounir C alias B C et à la préfète de l'Ain.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2025
La magistrate désignée,
A. Duca La greffière,
A. Senoussi
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026