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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2508350

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2508350

vendredi 11 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2508350
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantLEFEVRE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant a limité ses conclusions à l'annulation des décisions refusant un délai de départ volontaire et portant interdiction de retour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus de délai de départ volontaire était fondée sur l'absence de garanties de représentation et la déclaration de l'intéressé de ne pas vouloir se conformer à la mesure, et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée au regard de l'absence d'attaches en France et de la menace pour l'ordre public. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 juillet 2025, M. B A, représenté par Me Lefevre-Duval, demande au tribunal :

1°) d'ordonner à la préfète de la Savoie de produire le dossier au vu duquel elle s'est prononcée ;

2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

3°) la désignation d'un avocat commis d'office et d'un interprète en langue arabe ;

4°) d'annuler l'arrêté du 3 juillet 2025 par lequel la préfète de la Savoie l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- les décisions en litige doivent être regardées comme entachée d'un vice d'incompétence, sauf à justifier d'une délégation conférée à son signataire ;

- elles sont insuffisamment motivées, ce qui révèle un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- cette décision procède d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-1 à L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il n'a pas déclaré qu'il souhaitait se maintenir sur le territoire de français, qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public et qu'il ne s'est jamais soustrait à une précédente mesure d'éloignement ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision lui refusant un délai de départ volontaire ;

- cette décision méconnaît les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, compte tenu de sa situation personnelle, elle est disproportionnée.

La préfète de la Savoie a produit des pièces, enregistrées le 8 juillet 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Viotti en application des dispositions de l'article L. 922-2 du code de justice administrative pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 11 juillet 2025 à 10 heures.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viotti, première conseillère,

- les observations de Me Lefevre-Duval, représentant M. A, présent et assisté par Mme C, interprète en langue arabe, qui a précisé demander uniquement l'annulation des décisions refusant un délai de départ volontaire et portant interdiction de retour sur le territoire français, renoncé au moyen tiré du vice d'incompétence, repris les moyens développés dans la requête et indiqué que le requérant est entré en France en 2017, qu'il a été pris en charge comme mineur isolé avant de quitter le sol national, qu'il n'a jamais été pénalement condamné en France et qu'il n'a aucun lien avec le Maroc ;

- et celles de Me Coquelle, substituant Me Tomasi, qui a conclu au rejet de la requête en indiquant que l'arrêté est suffisamment motivé, que l'intéressé a déclaré ne pas vouloir se conformer à la mesure d'éloignement, qu'il est dépourvu de garanties de représentation, qu'il ne fait état d'aucune circonstance particulière faisant obstacle à ce que la préfète prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français, laquelle n'est pas disproportionnée au regard de l'absence de vie privée et familiale en France et de la menace pour l'ordre public que représente le comportement de M. A.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant marocain né le 29 mai 2003 à Nador, déclare être entré en France au début du mois de juillet 2025. Par arrêté du 3 juillet 2025, la préfète de la Savoie l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par la présente requête, M. A demande l'annulation des décisions lui refusant un délai de départ volontaire et lui interdisant de retourner sur le territoire français.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ".

3. En raison de l'urgence, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur la demande de désignation d'un avocat commis d'office et d'un interprète :

4. Aux termes de l'article R. 922-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut, au plus tard avant le début de l'audience, demander qu'un avocat soit désigné d'office. () Quand l'étranger a demandé qu'un avocat soit désigné d'office, le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné en informe aussitôt le bâtonnier de l'ordre des avocats près le tribunal judiciaire dans le ressort duquel se situe la salle d'audience où il est prévu qu'il siège à la date de la demande. Le bâtonnier effectue la désignation sans délai. () ". Aux termes de l'article L. 922-20 du même code : " Dans le cas où l'étranger, qui ne parle pas suffisamment la langue française, le demande, le président nomme un interprète qui doit prêter serment d'apporter son concours à la justice en son honneur et en sa conscience. () ".

5. M. A, qui a présenté sa requête sans ministère d'avocat, a été assisté par Me Lefevre-Duval, avocate commise d'office. En outre, Mme C, interprète en langue arabe, a été désignée pour prêter son concours au requérant, présent à l'audience. Dans ces conditions, les conclusions tendant à la désignation d'un avocat commis d'office et d'un interprète sont sans objet.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

6. En premier lieu, M. A excipe de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui des conclusions dirigées contre la décision lui refusant un délai de départ volontaire.

7. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".

8. En l'espèce, la décision en litige vise les dispositions dont elle fait application, en l'occurrence le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique que M. A ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et qu'il s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Cette décision est, par suite, suffisamment motivée, à supposer que le requérant ait entendu se prévaloir d'un tel moyen.

9. Il ne ressort pas de la motivation de l'arrêté attaqué, ni des autres pièces du dossier que la préfète de la Savoie aurait négligé de procéder à un examen attentif de la situation de M. A avant de l'obliger à quitter le territoire français.

10. Par suite, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée des illégalités alléguées. Il s'ensuit que M. A excipe en vain de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision lui refusant un délai de départ volontaire.

11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ". L'article L. 612-2 de ce code dispose : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Enfin, aux termes de l'article L. 612-3 de ce même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 () ".

12. La décision refusant à M. A un délai de départ volontaire comporte, de manière détaillée, les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Cette décision est, par suite, suffisamment motivée, quelle que soit la véracité de ses mentions.

13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 711-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour satisfaire à l'exécution d'une décision mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 700-1, l'étranger rejoint le pays dont il a la nationalité ou tout pays, autre qu'un Etat membre de l'Union européenne, la République d'Islande, la Principauté du Liechtenstein, le Royaume de Norvège ou la Confédération suisse, dans lequel il est légalement admissible. / Toutefois, si l'étranger est accompagné d'un enfant mineur ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne ou d'un des États énumérés au premier alinéa et dont il assure seul la garde effective, il est seulement tenu de rejoindre un de ces États. / L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut solliciter un dispositif d'aide au retour dans son pays d'origine ".

14. M. A fait valoir qu'il n'a jamais déclaré son intention de ne pas se conformer à la mesure d'éloignement prise à son encontre. En tout état de cause, la préfète de la Savoie s'est également fondée sur le fait qu'il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisante, faute de justifier d'un document d'identité et de voyage en cours de validité, ou encore d'une résidence effective. Pour ces seuls motifs, qui ne sont pas contestés par le requérant, la préfète de la Savoie pouvait lui refuser un délai de départ volontaire. Par suite, les moyens tirés de défaut d'examen et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

15. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision refusant à M. A un délai de départ volontaire n'est pas entachée des illégalités alléguées. Par suite, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, ne peut qu'être écartée.

16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

17. Il résulte des dispositions précitées que, lorsque le préfet prend à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français sans lui accorder de délai de départ volontaire, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

18. La décision par laquelle la préfète de la Savoie a interdit à M. A de retourner sur le territoire français pendant une durée de trois ans vise les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle expose les motifs de fait sur lesquels elle se fonde et atteste de la prise en compte par la préfète de l'ensemble des critères prévus par les dispositions précitées.

19. Il ne ressort pas de la motivation de l'arrêté attaqué, ni des autres pièces du dossier que la préfète de la Savoie aurait négligé de procéder à un examen attentif de la situation du requérant avant de lui interdire le retour sur le territoire français.

20. M. A, qui s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter la mesure d'éloignement prise à son encontre, ne fait valoir aucune circonstance humanitaire pouvant justifier que la préfète de la Savoie ne prononçât pas une interdiction de retour sur le territoire français. Si M. A a déclaré à la barre être entré en France en 2017 comme mineur isolé, il n'apporte aucun élément à l'appui de ses allégations. En tout état de cause, il ne conteste pas avoir quitté le territoire et y être à nouveau entré pour rejoindre l'Italie depuis le Luxembourg. Il ne ressort pas des pièces du dossier ni n'est même allégué qu'il disposerait d'attaches privées ou familiales sur le territoire français, alors qu'il n'est pas contesté que sa mère réside toujours au Maroc. Il est par ailleurs défavorablement connu des forces de l'ordre sous plusieurs identités pour des faits de vol aggravé par deux circonstances à deux reprises sans violence, vol aggravé par trois circonstances, vol aggravé par deux circonstances avec violences, vol dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt à deux reprises, vol par effraction dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt à deux reprises et vol à la roulotte, commis durant l'année 2019. La circonstance que ces faits, dont la matérialité n'est pas contestée par le requérant, puissent être susceptibles de fonder une action répressive et que le juge pénal ne se soit pas encore prononcé à ce sujet ne faisait pas obstacle à ce que la préfète en tienne compte. M. A est également signalé auprès des autorités belges sous dix-sept alias différents pour plusieurs faits de séjour illégal, des vols qualifiés, fugue d'un centre pour mineur, occupation illégitime d'un bien d'autrui, coups et blessures volontaires et meurtre. De surcroît, il a été condamné à une peine d'emprisonnement pour des faits de vol avec violence ou menace et séjour illégal dans le royaume de Belgique. Ainsi, son comportement représente une menace pour l'ordre public. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la préfète de la Savoie n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation ni de disproportion en interdisant à M. A de revenir sur le territoire français pendant une durée de trois ans.

21. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions portant refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire français contenues dans l'arrêté du 3 juillet 2025.

Sur les frais liés au litige :

22. Les dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : M. A est admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : La requête de M. A est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Lefevre-Duval et à la préfète de la Savoie.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et à l'association Forum réfugiés.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2025.

La magistrate désignée,

O. VIOTTILa greffière,

A. SENOUSSI

La République mande et ordonne à la préfète de la Savoie, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

No 2508350

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