LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2511338

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2511338

lundi 29 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2511338
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Résumé IA

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne une demande d'exécution d'une ordonnance de référé du 9 juillet 2025, qui enjoignait à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de Mme C... épouse B... sous astreinte. Le tribunal constate que l'administration a délivré à la requérante un titre provisoire de séjour avec droit au travail et accordé une carte de résident algérien, exécutant ainsi entièrement l'injonction. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur la demande d'exécution et rejette les conclusions aux fins d'injonction et de liquidation de l'astreinte, en application des articles L. 911-4 et L. 911-7 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un courrier enregistré le 21 août 2025, Mme D... C... épouse B..., représentée par la SELARL BS2A Bescou et Sabatier Avocats Associés (Me Sabatier), a saisi le tribunal d’une demande tendant à obtenir l’exécution de l’ordonnance n° 2507895 rendue par le juge des référés le 9 juillet 2025, ainsi que la liquidation de l’astreinte prévue à l’article 2 de cette ordonnance.

Par une ordonnance du 9 septembre 2025, la présidente du tribunal administratif de Lyon a, en application de l’article R. 921‑6 du code de justice administrative, ouvert une procédure juridictionnelle tendant à ce que soit assurée l’exécution de cette ordonnance.

Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2025, Mme D... C... épouse B..., représentée par la SELARL BS2A Bescou et Sabatier Avocats Associés (Me Guillaume), demande qu’il soit enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de Mme A... E... dans un délai de quinze jours à compter de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et qu’une somme de 400 euros soit mise à la charge de l’État au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu’une autorisation provisoire de séjour lui a été remise mais que la préfète du Rhône n’a pas exécuté l’injonction de réexamen.

La procédure a été communiquée à la préfète du Rhône, qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
 
Au cours de l’audience publique tenue en présence de Mme Gaillard, greffière d’audience, M. Bertolo a lu son rapport, et entendu les observations de Mme C... épouse B....

Par une note en délibéré enregistrée le 23 septembre 2025, et communiquée, la préfète du Rhône doit être regardée comme concluant au non-lieu à statuer et au rejet de la demande de liquidation d’astreinte.

Elle fait valoir que la requérante bénéficie d’un accord pour l’octroi d’une carte de résident algérien, valable du 23 septembre 2025 au 22 septembre 2035, et dans l’attente d’un titre provisoire de séjour avec droit au travail, valable du 25 août au 24 novembre 2025.
 
Par une ordonnance du 24 septembre 2025 prise en application de l’article R. 522-8 du code de justice administrative, la clôture de l’instruction a été différée au 25 septembre 2025 à 16h00.



Par une ordonnance n°2507895 du 9 juillet 2025, le juge des référés du tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de de réexaminer la demande de Mme C... épouse B... dans un délai d’un mois et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Par une ordonnance du 9 septembre 2025, la présidente du tribunal administratif de Lyon a fait droit à la demande de Mme C... épouse B... tendant à l’ouverture d’une procédure juridictionnelle en vue d’assurer l’exécution de cette ordonnance.

Aux termes de l’article L. 911‑4 du code de justice administrative : « En cas d’inexécution d'un jugement ou d’un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d’en assurer l'exécution. / (...). ». En application de l’article R. 921-6 de ce code : « Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d’exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, (...), le président (...) du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. / (...) L’affaire est instruite et jugée d’urgence. Lorsqu’elle prononce une astreinte, la formation de jugement en fixe la date d’effet. ».

En premier lieu, il résulte de l’instruction que Mme C... épouse B... a été convoquée le 25 août 2025, et qu’un titre provisoire de séjour avec droit au travail, valable du 25 août au 24 novembre 2025, lui a été remis à cette occasion. Par ailleurs, la préfète du Rhône indique également sans être contestée que la requérante bénéficie d’un accord pour l’octroi d’une carte de résident algérien, valable du 23 septembre 2025 au 22 septembre 2035. Par suite, à la date de la présente ordonnance, l’injonction prononcée à l’article 2 de l’ordonnance n° 2507895 rendue par le juge des référés le 9 juillet 2025 a été entièrement exécutée. Il n’y a dès lors plus lieu de statuer sur la demande tendant à obtenir l’exécution de cette ordonnance.

En deuxième lieu, les conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de Mme A... E... relèvent manifestement d’un autre litige, et ne peuvent par suite qu’être rejetées.

En dernier lieu, aux termes de l’article L. 911-6 du code de justice administrative : « L’astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n’ait précisé son caractère définitif ». Aux termes de l’article L. 911-7 dudit code : « En cas d’inexécution totale ou partielle ou d’exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l’astreinte qu’elle avait prononcée. / Sauf s’il est établi que l’inexécution de la décision provient d’un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l’astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l’astreinte provisoire, même en cas d’inexécution constatée ».

Il résulte de ces dispositions que la liquidation de l’astreinte à laquelle procède le juge des référés se rattache à la même instance contentieuse que celle qui a été ouverte par la demande d’astreinte dont elle est le prolongement procédural. Dès lors, il appartient au juge des référés qui, par ordonnance prise sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a assorti d’une astreinte l’injonction faite à l’une des parties, de statuer sur les conclusions tendant à ce que cette astreinte soit liquidée. Il peut procéder à cette liquidation s’il constate que les mesures qu’il avait prescrites n’ont pas été exécutées. Il peut la modérer ou la supprimer, même en cas d’inexécution constatée sans toutefois pouvoir remettre en cause les mesures décidées par le dispositif de la décision juridictionnelle dont l’exécution est demandée.

Si, eu égard à leur caractère provisoire, les décisions du juge des référés n’ont pas, au principal, l’autorité de la chose jugée, elles sont néanmoins, conformément au principe rappelé à l’article L. 11 du code de justice administrative, exécutoires et, en vertu de l’autorité qui s’attache aux décisions de justice, obligatoires.

Par l’ordonnance n°2507895 du 9 juillet 2025, le juge des référés du tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de de réexaminer la demande de Mme C... épouse B... dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Alors que cette ordonnance a été notifiée à la préfète du Rhône le 9 juillet 2025, la décision de réexamen de la préfète du Rhône n’est intervenue que le 23 septembre 2025. Dans ces conditions, eu égard au délai excessif de la préfète du Rhône pour exécuter l’injonction de réexamen et alors qu’elle ne fait valoir aucun élément pour justifier le retard en cause, il y a lieu de procéder, au bénéfice de la requérante, à la liquidation de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n°2507895, cette astreinte devant être considérée comme définitive. Toutefois, il résulte également de l’instruction que Mme C... épouse B... a été convoquée le 25 août 2025 et qu’un titre provisoire de séjour avec droit au travail, valable du 25 août au 24 novembre 2025, lui a été remis à cette occasion. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de modérer le montant de cette astreinte et de condamner l’État à verser à Mme C... épouse B... la somme de 500 euros.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État, partie perdante, une somme de 400 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme C... épouse B... tendant à obtenir l’exécution de l’ordonnance n°2507895 du 9 juillet 2025.

Article 2 : L’État est condamné à verser la somme de 500 euros à Mme C... épouse B..., au titre de liquidation de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n°2507895 du 9 juillet 2025.

Article 3 : L’État versera la somme de 400 euros à Mme C... épouse B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... C... épouse B..., au ministre d’État, ministre de l'intérieur, à la préfète du Rhône.

En application de l’article R. 921-7 du code de justice administrative, copie de l’ordonnance n°2507895 du 9 juillet 2025 et de la présente ordonnance sera adressée au ministère public près la Cour des comptes.

Fait à Lyon, le 29 septembre 2025.


Le juge des référés,




C. Bertolo



La République mande et ordonne au ministre d’État, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions