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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2512375

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2512375

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2512375
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantNAILI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon statue sur un recours pour excès de pouvoir concernant le refus implicite de renouvellement d'une carte de résident. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, la préfète ayant accordé la carte postérieurement à l'introduction de la requête. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des frais exposés pour la procédure.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er octobre 2025, M. A... B..., représenté par Me Naili, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande tendant au renouvellement de sa carte de résident ;

2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement et subsidiairement, de procéder à un réexamen de sa situation, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement, et de le munir, dans l’attente de ce réexamen, d’une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des pièces, enregistrées le 15 décembre 2025, la préfète du Rhône a informé le tribunal avoir décidé, le 8 décembre 2025 de délivrer à M. B... une carte de résident valable du 8 décembre 2025 au 7 décembre 2035 et l’avoir muni dans l’attente de sa fabrication d’une autorisation provisoire de séjour.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.






Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ;/ (…). / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ; ».

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône a décidé de délivrer une carte de résident, valable du 8 décembre 2025 au 7 décembre 2035, à M. B... et dans l’attente de sa fabrication, lui a remis une autorisation provisoire de séjour. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation de la requête ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d’y statuer.

3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 800 euros à M. B... en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
.

O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte de la requête de M. B....

Article 2 : L’Etat versera à M. B... la somme de 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète du Rhône.


Fait à Lyon, le 20 mars 2026.


La présidente de la 7ème chambre,




V. Vaccaro-Planchet


La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Un greffier,


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