Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requête en annulation d'un arrêté municipal de péril ordinaire. Ce désistement est réputé acquis, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de son recours après le rejet de sa demande de suspension en référé. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative relatives aux suites d'un rejet en référé-suspension.
Texte intégral
Le premier vice-présidentVu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 et 26 novembre 2025, Mme B... A... demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 10 octobre 2025 du maire de Corbonod portant péril ordinaire et interdiction d’accès aux lieux concernant un bâtiment situé 18 impasse de la Fruitière ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l’ordonnance n° 2514728 du 2 décembre 2025 rejetant la requête en référé par laquelle Mme B... A... a demandé la suspension de l’arrêté attaqué.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° donner acte des désistements (…) ».
Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté. »
Par une ordonnance n° 2514728 du 2 décembre 2025, le juge des référés a rejeté la requête de Mme A... tendant à la suspension de l’arrêté du 10 octobre 2025 du maire de Corbonod portant péril ordinaire et interdiction d’accès aux lieux concernant le bâtiment situé 18 impasse de la Fruitière, au motif qu’en l’état de l’instruction, aucun des moyens de la requête n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Cette ordonnance a été régulièrement envoyée et notifiée par l’intermédiaire de l’application « Télérecours citoyen » à la requérante dont il a été accusé réception le 3 décembre 2025 et comportant la mention prévue par le 2nd alinéa de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative cité ci-dessus. A défaut d’avoir confirmé le maintien de sa requête à fin d’annulation de la décision en litige dans le délai d’un mois à compter de la notification de cette ordonnance de rejet et en l’absence de pourvoi en cassation, la requérante est réputée s’être désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête, ainsi que le prévoit l’article R. 612‑5‑2 du code de justice administrative et il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Lyon, le 18 mars 2026.
Le premier vice-président,
Juan Segado
La République mande et ordonne au préfet de l’Ain, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,