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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2515935

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2515935

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2515935
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en excès de pouvoir visant l'implicit rejet d'une demande de titre de séjour. Cette ordonnance fait suite à la régularisation de la situation par la préfète, qui a délivré un certificat de résidence avant l'introduction du recours. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet et rejeter la demande de condamnation aux dépens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 décembre 2025, M. A... B..., représenté par la Selarl BSG Avocats et associés (Me Bescou), demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle la préfète du Rhône a implicitement rejeté sa demande de délivrance d’un premier titre de séjour ;

2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de lui délivrer un certificat de résidence valable un an portant la mention « vie privée et familiale » ou à tout le moins de procéder au réexamen de sa demande, dans le délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un courrier enregistré le 3 mars 2026, la préfète du Rhône informe le tribunal qu’elle a accordé le 26 novembre 2025 la délivrance d’un certificat de résidence algérien valable du 26 novembre 2025 au 25 novembre 2026 à M. B..., qui lui a été remis en main propre le 19 janvier 2026.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.





Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu’il n’y a plus lieu de statuer sur une requête ; (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
2. Par une décision du 26 novembre 2025, antérieure à l’introduction de la requête, la préfète du Rhône a accordé la délivrance d’un certificat de résidence valable du 26 novembre 2025 au 25 novembre 2026 à M. B..., qui lui a été remis en main propre le 19 janvier 2026. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation de la requête ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d’y statuer.

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée par M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte présentées par M. B....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète du Rhône.



Fait à Lyon, le 27 mars 2026.


La présidente de la 7ème chambre,





V. Vaccaro-Planchet





La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,

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