Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la demande de M. A... qui sollicitait une simple explication sur un écart de montant dans un titre de perception. La juridiction estime que ce courrier, dépourvu de conclusions et de moyens juridiques, ne constitue pas une requête au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Elle le déclare donc manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 (4°) du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
M. B... A... a transmis au tribunal le 22 décembre 2025 un courrier par lequel il demande au tribunal une explication concernant la différence d’un montant de 104,88 euros entre un trop-perçu de rémunération d’août à décembre 2024 et le titre de perception qui lui a été adressé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…). ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
3. En se bornant à demander au tribunal une explication concernant la différence d’un montant de 104,88 euros entre un trop-perçu de rémunération d’août à décembre 2024 et le titre de perception qui lui a été adressé, M. A... ne soumet au tribunal aucune conclusion ni aucun moyen. Par suite, sa « requête », qui ne répond pas aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative précité, est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La « requête » de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Lyon, le 20 mars 2026.
La présidente de la 7ème chambre,
Vaccaro-Planchet
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier