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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2600031

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2600031

lundi 5 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2600031
TypeDécision
RecoursAutorisation

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Saint-Paul-en-Jarez sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment dangereux situé 19 rue de l'Eglise. La requête visait à faire constater l'état de l'immeuble, propriété de la SCI La Poterne 19, et à proposer des mesures pour remédier au danger pour la sécurité publique et des occupants. Le tribunal a fait droit à la demande en désignant un expert, M. F. D..., avec pour mission d'examiner le bâtiment, de dresser un constat de son état (y compris des bâtiments mitoyens), de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. La décision a été rendue le 5 janvier 2026, en application des articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que des articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


La commune de Saint-Paul-en-Jarez (42740) représentée par son maire en exercice, a saisi le tribunal administratif d’une requête enregistrée au greffe le 5 janvier 2026 sous le n° 2600031.

La commune de Saint-Paul-en-Jarez demande en application des dispositions de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, que soit désigné un expert en vue :
d’une part, d’examiner un bâtiment situé 19 rue de l’Eglise à Saint-Paul-en-Jarez (42740), propriété de la SCI La Poterne 19, représentée par son gérant, M. E... I..., occupé par Mme H..., M. G... et Mme A..., qui présente un danger pour la sécurité publique et celle des occupants du fait des désordres constatés (contraction d’un plancher et d’un plafond) ;
d’autre part, de dresser constat de son état, y compris, le cas échéant, celui des bâtiments mitoyens ;
et enfin, de proposer des mesures de nature à mettre fin au danger.


Après avoir examiné la requête et les pièces et vu :

- le code de la construction et de l'habitation, tel qu’il a été modifié par l’ordonnance n° 2020-1144 du 16 septembre 2020 et par le décret n° 2020-1711 du 24 décembre 2020, dans ses dispositions applicables au 1er janvier 2021 ;
- et le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 511-1 du code de la construction et de l'habitation : « La police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, locaux et installations est exercée dans les conditions fixées par le présent chapitre et précisées par décret en Conseil d'Etat. ». Aux termes de l’article L. 511-2 de ce code : « La police mentionnée à l’article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations suivantes : 1° Les risques présentés par les murs, bâtiments ou édifices quelconques qui n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers ; (…) ». Aux termes de l’article L. 511-9 du même code : « Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre. ». Aux termes de l’article R. 511-2 de ce code : « Lorsque l'autorité compétente demande à la juridiction administrative la désignation d'un expert en vertu de l'article L. 511-9, il est fait application des dispositions du chapitre Ier du titre III du livre V du code de justice administrative et de l'article R. 556-1 du même code. »

2. L'expertise demandée par la commune de Saint-Paul-en-Jarez entre dans le champ d'application des dispositions citées ci-dessus. Il y a lieu de faire droit à cette demande, tous droits et moyens des parties demeurant expressément réservés, et de fixer la mission de l'expert comme il est dit à l'article 1er ci­après de la présente ordonnance.


DECIDE :


Article 1er : M. F... D... domicilié Atelier d’Architecture P2A, 9 rue de la Télématique, Le Technopole, à Saint-Etienne (42000), après avoir pris contact avec la commune de Saint-Paul-en-Jarez et avec les propriétaires du bâtiment, dans les meilleurs délais suivant sa nomination :
- d’examiner le bâtiment situé 19 rue de l’Eglise à Saint-Paul-en-Jarez (42740),
- de dresser constat de l’état dudit bâtiment, y compris, le cas échéant, de celui des bâtiments mitoyens,
- de se prononcer sur l’existence d’un danger imminent,
- et de proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger et garantir la sécurité, ainsi que les délais dans lesquels elles devront être mises en œuvre.

Article 2 : Après avoir prêté serment, l’expert accomplira la mission définie à l’article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l’autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : L’expert procèdera à ses opérations sur les lieux le mardi 6 janvier 2026 à partir de 9h et déposera son rapport au greffe sous forme électronique par le biais de la plateforme d’échanges dans les meilleurs délais et au plus tard le 21 janvier 2026. Il en notifiera immédiatement un exemplaire à la commune de Saint-Paul-en-Jarez et aux propriétaires du bâtiment, dans les conditions prévues à l’article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s’opérer sous forme électronique.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Saint-Paul-en-Jarez, à la SCI Poterne 19, à M. E... I..., à Mme H..., à M. C... G... et Mme B... A... et à M. F... D....



Prononcé le 5 janvier 2026.

La présidente du tribunal,
Juge des référés,




C. MARILLER


La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Un greffier,

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