Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant à enjoindre la préfète du Rhône de lui remettre son titre de séjour physique. Le juge a estimé que le requérant, qui dispose déjà d'une attestation de décision favorable conférant les mêmes droits, n'avait pas établi l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 février 2026, M. A... B... doit être regardé comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui remettre son titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Reymond-Kellal, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Saisi sur le fondement de ces dispositions d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
En se bornant à soutenir de manière générale que l’absence de remise effective du titre confectionné l’empêche de « prendre des vacances », le requérant, qui dispose d’une attestation de décision favorable concernant une carte de résident valable jusqu’en 2035 qui lui confère les mêmes droits que son titre précédemment détenu et l’autorise à franchir les frontières de l’espace Schengen, n’établit pas l’urgence de la mesure dont il demande le prononcé. Par suite, sa requête doit être rejetée selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Lyon, le 25 mars 2026.
Le juge des référés,
R. Reymond-Kellal
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier