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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2603340

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2603340

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2603340
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGILLIOEN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale de suspension et d'injonction, le juge a simplement donné acte de ce désistement. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais exposés par le requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 mars 2026, M. A... B..., représenté par Me Gillioen, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision implicite née le 31 novembre 2025 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour et a refusé de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle ;

d’enjoindre à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l’attente un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 23 mars 2026, M. B..., représenté par Me Gillioen, indique se désister de sa demande principale mais maintenir ses conclusions au titre des frais liés au litige.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2603339 par laquelle le requérant demande l’annulation de la décision en litige.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».

Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu’il y avait lieu, non de la rejeter en l’état pour l’un des motifs mentionnés à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d’engager la procédure prévue à l’article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.

Le désistement des conclusions aux fins de suspension et d’injonction de M. B... est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’État la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E:

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction.

Article 2 : L’État versera la somme de 800 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète du Rhône.


Fait à Lyon, le 25 mars 2026.


Le juge des référés,





C. Bertolo



La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,





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