vendredi 18 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-1904616 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 mars 2019 et 10 septembre 2019, M. A, représenté par Me Hug, demande au tribunal d'annuler la décision du 8 janvier 2019 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, d'enjoindre à l'Office de lui verser l'allocation pour demandeur d'asile à compter du 28 juillet 2018, dans un délai de quinze jours sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à défaut, de procéder au réexamen de son dossier, à titre subsidiaire de renvoyer à la Cour de justice de l'union européenne l'examen de la question préjudicielle tirée de l'interprétation de l'article 20 de la directive européenne 2013/33/UE sur le point de savoir si cet article s'oppose à ce que la législation nationale d'un Etat puisse prévoir que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être refusé au motif que le demandeur a tardé, sans motif valable, à introduire une demande d'asile et de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1200 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 septembre 2019, le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au non-lieu à statuer sur la requête eu égard à la circonstance que M. A, qui a été reconnu réfugié par l'Office français pour les réfugiés et apatrides le 25 mars 2019, a perçu l'allocation pour demandeur d'asile à compter de septembre 2017.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que l'OFII justifie par des pièces suffisamment précises que M. A, qui a été reconnu réfugié le 25 mars 2019, a bénéficié du versement de l'allocation pour demandeur d'asile. Le requérant, auquel le mémoire de l'Office a été communiqué, n'a pas répliqué et n'a contesté, ni avoir été bénéficiaire du versement de l'allocation pour demandeur d'asile, ni le montant de ladite allocation. Par suite, la requête de M. A est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. S'agissant des frais du litige, il n'y a pas davantage lieu, en l'espèce, d'appliquer les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle en vertu d'une décision du 14 février 2022, n'ayant pas démontré avoir consenti des dépens supplémentaires non pris en charge dans le cadre de l'aide juridictionnelle, dans cette instance.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. A.
Article 2 : Les conclusions tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A, à Me Hug et au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Paris, le 18 novembre 2022.
La vice-présidente de la 3ème section
V. HERMANN JAGER
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026