vendredi 9 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-1914124 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | CABINET ARENTS, TRENNEC (SCP) |
Vu la procédure suivante :
I. / Sous le numéro 1914124/5-1 : Par une requête et trois mémoires complémentaires, enregistrés les 2 juillet 2019, 3 avril 2020, 7 avril 2020 et 12 octobre 2021, M. M AT, représenté par Me Trennec, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du ministre de l'intérieur en date du 22 mai 2019 portant tableau d'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2019 ainsi que les décisions de nomination de M. AS F, Mme BZ/AM H, Mme BA/Y O, M. BK, M. BB, M. B P, M. AX, M. BO, Mme V AG, M. BF, Mme BT, M. L R, M. BS, Mme E K, M. BI, M. BG, M. W AI, Mme AY, M. BX AA, M. G AJ, Mme BU, M. AL AB, Mme BL, M. BY AI, Mme BP, M. BM, M. BN, M. BW R, M. BC, Mme AZ AO, M. BD, M. AV N, Mme CA AO, M. BV F, Mme AN AQ, Mme Q AP, M. I AW, M. BQ, M. J D, Mme BJ, Mme AD AE, M. AF AC, Mme BR, M. BH, M. A AA, M. AH Z, M. BE et M. AR AA.
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de prendre un nouveau tableau et de l'y inscrire dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 5 000 euros au titre du préjudice moral subi ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. AT soutient que :
- l'élaboration du tableau d'avancement n'a pas été précédée d'un examen approfondi de la valeur respective des intéressés ;
- l'arrêté portant tableau d'avancement a été pris en méconnaissance du principe d'égalité des fonctionnaires appartenant à un même corps, l'ancienneté de certains fonctionnaires inscrits étant largement inférieure à celle de M. T [RC1];
- l'arrêté portant tableau d'avancement est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- les décisions de nominations dont le requérant demande l'annulation doivent être annulées par voie de conséquence de l'illégalité du tableau d'avancement ;
- ces décisions sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation et de violation du principe d'égalité des fonctionnaires appartenant à un même corps ;
- l'illégalité du refus de l'inscrire au tableau d'avancement au grade de commandant de la police nationale au titre de l'année 2019 constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- cette faute lui a causé un préjudice financier, un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence, évalués à 5 000 euros.
Par trois mémoires en défense, enregistrés le 31 janvier 2020, 28 février 2020 et le 10 décembre 2021, le ministre de l'intérieur conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir, au non-lieu à statuer concernant les conclusions à fin d'annulation et au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le tableau d'avancement a été annulé par le jugement n° 19200084/5-1 du 22 avril 2021 du tribunal administratif de Paris ;
- les moyens soulevés par M. AT ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mars 2020, M. AA AR conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2020, Mme O Y conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2020, Mme AE AD, représentée par Me Gernez conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir tant envers l'ensemble du tableau qu'envers sa propre nomination, laquelle s'inscrit dans un cadre dérogatoire, au rejet de la requête, et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2020, M. P B conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir, au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2020, M. AK U conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Il fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 mars 2020, M. AC AF conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 mars 2020, M. AJ G conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2020, M. AI W conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2020, M. CAUn conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2020, Mme AQ AN conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2020, M. D J conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 avril 2020, Mme AO AZ conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 avril 2020, Mme H AM conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2020, M. NAVt conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Il fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2020, M. AW I conclut à l'irrecevabilité pour défaut d'inventaire détaillé et d'intérêt à agir et à ce que soit mise à la charge de M. AT le versement d'une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que sa valeur professionnelle est supérieure à celle du requérant.
Un mémoire présenté par Me Trennec pour M. AT a été enregistré le 24 mai 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, et n'a pas été communiqué.
Une note en délibéré présentée par M. AT a été enregistrée le 26 mai 2023.
II./ Sous le numéro 2122823/5-1 :
Par une requête enregistrée le 26 octobre 2021, M. AT, représenté par Me Trennec, demande au tribunal de condamner l'Etat à l'indemniser de la somme de 5 000 euros au titre des préjudices subis du fait de l'illégalité du tableau d'avancement au grade de commandant de la police nationale pour l'année 2019 et de mettre à sa charge la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Il soutient que les illégalités fautives commises dans l'élaboration du tableau lui ont causé une perte de chance d'être inscrit au tableau d'avancement, un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence.
Par un mémoire enregistré le 10 décembre 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il soutient que les illégalités ayant entraîné l'annulation du tableau sont sans lien avec les préjudices dont se prévaut M. AT.
Un mémoire présenté par Me Trennec pour M. AT a été enregistré le 24 mai 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 95-654 du 9 mai 1995 ;
- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Coz,
- les conclusions de M. Thulard, rapporteur public,
- et les observations de M. S, représentant M. AT.
Considérant ce qui suit :
1. M. AT, capitaine de police, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du ministre de l'intérieur du 22 mai 2019 portant tableau d'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2019, ainsi que l'annulation des arrêtés de nomination au grade sollicité de M. AS F, Mme BZ/AM H, MmeBAm/Y O, M.BKn, M.BBk, M. B P, M.AXe, M.BOs, Mme V AG, M.BFc, MmeBTe, M. L R, M.BSe, Mme E K, M.BIr, M.BGi, M. W AI, MmeAYe, M. BX AA, M. G AJ, MmeBUe, M. AL AB, MmeBLe, M. BY AI, MmeBPe, M.BMl, M.BNm, M. BW R, M.BCe, Mme AZ AO, M.BDl, M.AVt N, Mme CA AO, M. BV F, Mme AN AQ, Mme Q AP, M. I AW, M.BQl, M. J D, MmeBJa, Mme AD AE, M. AF AC, MmeBRe, M.BHd, M. A AA, M. AH Z, M.BEc, M. AR AA. Il a adressé le 12 octobre 2021 une demande indemnitaire préalable au ministre de l'intérieur, implicitement rejetée, et demande de condamner l'Etat à l'indemniser des préjudices qu'il estime avoir subis.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 1914124 et n° 2122823, présentées par M. AT, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les fins de non-recevoir :
3. Aux termes du deuxième alinéa l'article R. 414-9 du code de justice administrative : " Chacune des pièces transmises par le requérant doit l'être par un fichier distinct à peine d'irrecevabilité de la requête. Toutes les pièces doivent porter un intitulé décrivant leur contenu de manière suffisamment explicite sous peine, après invitation à régulariser non suivie d'effet, d'être écartées des débats. " Le requérant a transmis, par document distinct de sa requête, l'inventaire détaillé des pièces produites et ces dernières. Ces dispositions n'ont dès lors pas été méconnues.
4. M. AT a postulé à l'avancement au grade de commandant de police en souhaitant rester dans sa direction centrale. Dès lors, il dispose d'un intérêt à agir contre le tableau d'avancement contesté.
5. Mme AD soutient que M. AT n'avait pas intérêt à agir contre la décision la nommant au grade de commandant de police dès lors qu'elle a bénéficié d'une promotion sur le fondement de l'article 23 bis de la loi du 13 juillet 1983, applicable aux fonctionnaires en position d'activité ou de détachement qui, pour l'exercice d'une activité syndicale, bénéficient d'une décharge d'activité de services ou sont mis à la disposition d'une organisation syndicale. Toutefois, tout agent a intérêt à poursuivre l'annulation des nominations et promotions faites soit à son grade, soit aux grades supérieurs de son corps, soit dans un corps différent dont les agents sont susceptibles de se trouver en concurrence avec lui pour l'accès par voie d'avancement normal à des grades ou emplois supérieurs. Dès lors, la circonstance que Mme AD a été nommée au grade de commandant de police en application de l'article 23 bis de la loi du 13 juillet 1983 ne faisait nullement obstacle à ce que M. AT, capitaine de police susceptible d'être promu au grade supérieur, au sein du corps de commandement de la police nationale régi par le décret du 29 juin 2005 portant statut particulier du corps de commandement de la police nationale, de commandant de police, conteste sa nomination à ce grade. Par suite, Mme AD n'est pas fondée à soutenir que M. AT n'avait pas d'intérêt à agir contre la décision la nommant au grade de commandant de police.
Sur le non-lieu à statuer :
6. Par un arrêt n° 21PA03405 et 21PA03413, lu le 17 mars 2023, la cour administrative d'appel de Paris a prononcé l'annulation du tableau d'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2019 ainsi que des décisions de nomination de plusieurs agents dont M. AB X et Mme AE AD. Il n'y a par suite pas lieu de se prononcer sur les conclusions à fin d'annulation de ces décisions, lesquelles sont définitives.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions de nomination :
7. M. AT est fondé à demander, au vu de l'annulation du tableau d'avancement, l'annulation des décisions de nomination prises pour sa mises en œuvre, concernant M. AS F, Mme BZ/AM H, MmeBAm/Y O, M.BKn, M.BBk, M. B P, M.AXe, M.BOs, Mme V AG, M.BFc, MmeBTe, M. L R, M.BSe, Mme E K, M.BIr, M.BGi, M. W AI, MmeAYe, M. BX AA, M. G AJ, MmeBUe, MmeBLe, M. BY AI, MmeBPe, M.BMl, M.BNm, M. BW R, M.BCe, Mme AZ AO, M.BDl, M.AVt N, Mme CA AO, M. BV F, Mme AN AQ, Mme Q AP, M. I AW, M.BQl, M. J D, MmeBJa, M. AF AC, MmeBRe, M.BHd, M. A AA, M. AH Z, M.BEc, M. AR AA.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
8. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent arrêt n'implique pas que le ministre de l'intérieur inscrive M. AT au grade de commandant de police au titre de l'année 2019. Ses conclusions en ce sens doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
9. L'illégalité du tableau d'avancement constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat.
10. Si M. AT soutient que la décision attaquée lui aurait causé un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, il ne l'établit pas.
11. La cour administrative d'appel de Paris a annulé le tableau d'avancement au motif qu'un agent non-promu bénéficiait de meilleures notations et appréciations que certains des agents promus, puisqu'il était noté 6, 7 et 7 en 2017, 2018 et 2019. Or M. AT a été noté à 6 en 2016, 17 et 18. Par ailleurs, en 2016 son évaluateur a noté qu'" il veillera cependant à ne pas multiplier les initiatives inopportunes qui contreviennent au principe de la voie hiérarchique " et en 2017 et 2018, l'appréciation sur son aptitude à des fonctions plus importantes a été " oui, à terme ". Les éléments ainsi transmis ne permettent, par suite, pas d'établir la réalité de la perte de chance de promotion subie par M. AT.
12. Les conclusions indemnitaires de M. AT doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. AT et non compris dans les dépens.
14. Les dispositions du même article font, en revanche, obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par Mme O Y, Mme AE AD, M. P B, M. AK U, M. AC AF, M. AJ G, M. AI W, M. CAUn, Mme AQ AN, M. D J, Mme AO AZ, Mme H AM, M. NAVt, M. AW I, soient mises à la charge de M. AT, qui n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du ministre de l'intérieur du 22 mai 2019 portant tableau d'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2019 ni sur les décisions portant nomination de M. AB X et Mme AE AD.
Article 2 : Les décisions portant nomination au grade de commandant de police de M. AS F, Mme BZ/AM H, MmeBAm/Y O, M.BKn, M.BBk, M. B P, M.AXe, M.BOs, Mme V AG, M.BFc, MmeBTe, M. L R, M.BSe, Mme E K, M.BIr, M.BGi, M. W AI, MmeAYe, M. BX AA, M. G AJ, MmeBUe, MmeBLe, M. BY AI, MmeBPe, M.BMl, M.BNm, M. BW R, M.BCe, Mme AZ AO, M.BDl, M.AVt N, Mme CA AO, M. BV F, Mme AN AQ, Mme Q AP, M. I AW, M.BQl, M. J D, MmeBJa, M. AF AC, MmeBRe, M.BHd, M. A AA, M. AH Z, M.BEc, M. AR AA, sont annulées.
Article 3 : L'Etat versera à M. AT une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Les conclusions de M. P B, M. AI W M. AJ G, Mme O Y, Mme H AM, Mme AO AZ, M. CAUn, M. NAVt, Mme AQ AN, M. AW I M. D J, Mme AE AD, M. AC AF et M. AK U sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. M AT, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à M. AS F, Mme BZ/AM H, MmeBAm/Y O, M.BKn, M.BBk, M. B P, M.AXe, M.BOs, Mme V AG, M.BFc, MmeBTe, M. L R, M.BSe, Mme E K, M.BIr, M.BGi, M. W AI, MmeAYe, M. BX AA, M. G AJ, MmeBUe, M. AL AB, MmeBLe, M. BY AI, MmeBPe, M.BMl, M.BNm, M. BW R, M.BCe, Mme AZ AO, M.BDl, M.AVt N, Mme CA AO, M. BV F, Mme AN AQ, Mme Q AP, M. I AW, M.BQl, M. J D, MmeBJa, Mme AD AE, M. AF AC, MmeBRe, M.BHd, M. A AA, M. AH Z, M.BEc, M. AR AA.
Délibéré après l'audience du 25 mai 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Riou, présidente,
Mme Kanté, première conseillère,
M. Coz, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juin 2023.
Le rapporteur,
Y. Coz
La présidente,
C. Riou
La greffière,
A. Louart
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
[RC1]Celle du requérant '
N°s 1914124 et 2122823
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026