mercredi 15 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-1923535 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CHILOT-RAOUL |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement avant dire-droit du 5 mai 2021, le tribunal administratif de Paris a, avant de statuer sur la requête présentée par M. A tendant à l'annulation de la décision de la ministre des armées du 27 février 2017, enregistrée au greffe du tribunal des pensions militaires d'invalidité de Paris le 3 avril 2017, ordonné une expertise médicale pour distinguer les symptômes liés au psycho-syndrome traumatique de guerre de ceux liés à un traumatisme crânien dont souffre le requérant, de préciser l'évolution médicale du psycho-syndrome traumatique de guerre entre le 23 novembre 2000 et le 8 août 2014, de préciser si, à la date du 8 août 2014, le psycho-syndrome traumatique de guerre dont souffre M. A s'est aggravé depuis le 23 novembre 2000 et, en ce dernier cas, compte tenu de l'ancienneté des faits, dire si cette aggravation peut être raisonnablement rattachée aux évènements auxquels il a participé et, le cas échéant, d'évaluer le taux d'invalidité afférent au psycho-syndrome traumatique de guerre.
Par une ordonnance du 26 novembre 2021, le président du tribunal administratif de Paris a désigné le docteur D en qualité d'expert.
Par une ordonnance du 23 mai 2022, le président du tribunal administratif de Paris a désigné le docteur B, en qualité d'expert, en remplacement du docteur D.
Par une ordonnance du 22 juin 2022, le président du tribunal administratif de Paris a accordé au docteur B une allocation provisionnelle de 1 848 euros.
Un rapport de carence a été transmis au greffe du tribunal le 31 janvier 2023 par le docteur B.
Un nouveau mémoire, enregistré le 15 février 2023, a été présenté pour M. A, lequel n'a pas fait l'objet d'une communication.
Par une ordonnance du 22 février 2023, le président du tribunal administratif de Paris a constaté qu'il n'y avait pas lieu d'accorder d'honoraires ni de frais à M. B.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de M. Lamy, rapporteur public,
- et les observations de Me Haushalter, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 29 juin 1937, appelé du contingent du 1er novembre 1959 au 18 janvier 1962, est titulaire d'une pension d'invalidité définitive au taux de 30% concédée par un arrêté du 10 mars 2008 en raison d'un psycho-syndrome traumatique de guerre. Il a demandé, par un courrier du 8 août 2014, la révision de sa pension pour aggravation de son infirmité pensionnée ainsi que le bénéfice d'une pension au titre d'une infirmité nouvelle. Par une décision du 27 février 2017, la ministre des armées a rejeté cette demande.
2. Par un jugement avant dire-droit en date du 5 mai 2021, le tribunal administratif de Paris a, avant de statuer sur la requête présentée par M. A, ordonné la réalisation d'une expertise.
3. Aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. (). ". Il appartient au demandeur qui entend demander la révision de sa pension pour aggravation de son infirmé d'apporter tous éléments de nature à établir la réalité de cette aggravation et que ce supplément d'invalidité est exclusivement imputable aux blessures et aux maladies constitutives des infirmités pour lesquelles la pension a été accordée. Il incombe alors, en principe, au juge de statuer au vu des pièces du dossier, le cas échéant après avoir demandé aux parties les éléments complémentaires qu'il juge nécessaires à son appréciation. Il ne lui revient d'ordonner une expertise que lorsqu'il n'est pas en mesure de se prononcer au vu des pièces et éléments qu'il a recueillis et que l'expertise présente ainsi un caractère utile.
4. Aux termes de l'article R. 621-7-1 du même code : " Les parties doivent remettre sans délai à l'expert tous documents que celui-ci estime nécessaire à l'accomplissement de sa mission. / En cas de carence des parties, l'expert en informe le président de la juridiction qui, après avoir provoqué les observations écrites de la partie récalcitrante, peut ordonner la production des documents, s'il y a lieu, sous astreinte, autoriser l'expert à passer outre, ou à déposer son rapport en l'état. / Le président peut en outre examiner les problèmes posés par cette carence lors de la séance prévue à l'article R. 621-8-1. / La juridiction tire les conséquences du défaut de communication des documents à l'expert ".
5. En l'espèce, il résulte de l'instruction que, le 30 mai 2022, le tribunal administratif de Paris a transmis au docteur B le dossier de M. A. Par un courrier du 29 novembre 2022, le docteur B a informé le tribunal que M. A était injoignable et a sollicité la prorogation du délai de remise de son rapport. Par un courrier du 29 novembre 2022, Me Haushalter, avocat de M. A, a été informé par le tribunal que l'expert ne parvenait pas à joindre le requérant et lui a demandé de lui transmettre les coordonnées de ce dernier. Par un nouveau courrier du 22 décembre 2022, le tribunal administratif de Paris a informé M. B de ce qu'un délai supplémentaire jusqu'au 20 février 2023 lui était accordé pour déposer son rapport. Par un courrier électronique du 9 janvier 2023, M. B a indiqué au tribunal que, le 5 janvier 2023, M. A a informé ses services qu'il n'était pas disponible pour se rendre à la convocation le 13 janvier 2023 et est, par la suite, demeuré injoignable. L'expert a établi un rapport de carence, adressé au tribunal le 31 janvier 2023 et notifié à M. A le 16 février 2023.
6. Il suit de là que, du fait de M. A lui-même, le tribunal ne dispose pas des éléments d'information indispensables à l'appréciation de l'origine de l'aggravation des symptômes du psycho-syndrome traumatique de guerre dont il souffre et au taux d'invalidité y afférent. Par suite, sa requête doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 22 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Ladreyt, président,
M. Gandolfi, premier conseiller,
Mme Leravat, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mars 2023.
Le rapporteur,
G. C
Le président,
J.P. Ladreyt
La greffière,
L. Sueur
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°1923535 / 5-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026