vendredi 18 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-1925185 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 4e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET CASSEL (SELAFA) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 21 novembre 2019, le 10 décembre 2019 et le 23 mars 2020, M. A B, représenté par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 22 janvier 2020 par laquelle le service des retraites de l'Etat lui a concédé une rente viagère d'invalidité en tant qu'elle fixe la date d'effet de la rente au 11 septembre 2018, ensemble, en tant que de besoin, la décision du 23 septembre 2019 par laquelle le service des retraites de l'Etat lui a concédé une rente viagère d'invalidité en tant qu'elle fixe la date d'effet de la rente au 20 novembre 2018 ;
2°) d'enjoindre au service des retraites de l'Etat, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir, à titre principal, de fixer la date d'effet de la rente viagère d'invalidité au 18 octobre 2016 ou, subsidiairement, de réexaminer son dossier.
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la rente viagère d'invalidité concédée à un retraité prenant effet à la date de la demande, elle doit lui être attribuée à compter du 18 octobre 2016, date à laquelle il a déclaré l'apparition de sa maladie imputable au service.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 février 2020 et le 16 juin 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le moyen soulevé par M. B n'est pas fondé.
Par un mémoire, enregistré le 17 mai 2022, le préfet de police conclut à sa mise hors de cause et au rejet de la requête.
Il soutient qu'il n'est pas compétent en matière de pension de retraite et de rente viagère d'invalidité et que le moyen soulevé par M. B n'est pas fondé.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Julinet, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Degand, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que M. A B, major de police, a été admis à la retraite à compter du 1er janvier 2012. Il a contracté une leucémie dont il a demandé la reconnaissance comme maladie professionnelle le 18 octobre 2016. Par une décision du 15 mars 2018, le ministre de l'intérieur a reconnu cette maladie imputable au service à compter du 18 octobre 2016, décision qui donne droit notamment au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie. Par une décision du 23 septembre 2019, le service des retraites de l'Etat a concédé au requérant une rente viagère d'invalidité à compter du 20 novembre 2018. Par une décision du 22 janvier 2020 prise sur le recours gracieux formé par M. B le 10 novembre 2019, le service des retraites de l'Etat lui a concédé cette rente viagère d'invalidité à compter du 11 septembre 2018. Par sa requête, M. B demande l'annulation de la décision du 22 janvier 2020 et, en tant que de besoin, de celle du 23 septembre 2019.
2. Aux termes de l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Le fonctionnaire civil qui se trouve dans l'incapacité permanente de continuer ses fonctions en raison d'infirmités résultant de blessures ou de maladie contractées ou aggravées soit en service () peut être radié des cadres par anticipation soit sur sa demande () ". Aux termes de l'article L. 28 du même code : " Le fonctionnaire civil radié des cadres dans les conditions prévues à l'article L. 27 a droit à une rente viagère d'invalidité cumulable () avec la pension rémunérant les services. / Le droit à cette rente est également ouvert au fonctionnaire retraité qui est atteint d'une maladie professionnelle dont l'imputabilité au service est reconnue par la commission de réforme postérieurement à la date de la radiation des cadres, dans les conditions définies à l'article L. 31. Dans ce cas, la jouissance de la rente prend effet à la date du dépôt de la demande de l'intéressé () ". Il résulte de ces dispositions qu'un fonctionnaire retraité atteint d'une maladie professionnelle dont l'imputabilité au service est reconnue après sa radiation des cadres n'a droit au bénéfice d'une rente viagère d'invalidité qu'à compter de la date de sa demande.
3. Si M. B fait valoir qu'il a déclaré la maladie reconnue imputable au service dont il est atteint le 18 octobre 2016, il ne conteste pas qu'il n'a demandé le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité que le 11 septembre 2018. Dès lors, il n'a droit à cette rente qu'à compter de cette date. Par suite, il n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 22 janvier 2020.
4. Il résulte de ce qui vient d'être dit qu'eu égard au rejet des conclusions à fin d'annulation de la décision du 22 janvier 2020, qui a retiré la décision du 23 septembre 2019, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 23 septembre 2019.
5. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 23 septembre 2019.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et au préfet de police.
Délibéré après l'audience du 4 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Aubert, présidente,
M. Julinet, premier conseiller,
M. Blusseau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2022.
Le rapporteur,
S. JULINET
La présidente,
S. AUBERTLa greffière,
A. LOUART
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026