jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2006350 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | RENARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 14 avril 2020, 7 décembre 2021 et
22 février 2022, Mme A F, représentée par Me Renard, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 janvier 2020 par laquelle la directrice générale des douanes et des droits indirects l'a licenciée pour insuffisance professionnelle à l'issue de sa période de stage d'agent de constatations des douanes ;
2°) d'enjoindre au ministre de la réintégrer en qualité de stagiaire ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le signataire de la décision était incompétent ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- il n'est pas démontré que l'avis rendu par la commission administrative paritaire aurait été rendu à l'issue d'une procédure régulière notamment au regard de la délibération, des éléments communiqués et de sa composition ;
- la présidente de la commission administrative paritaire s'est abstenue de mettre au vote la prolongation de son stage ;
- elle n'a pas bénéficié d'une formation régulière et notamment d'une formation théorique ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article 7 du décret du
7 octobre 1994 ;
- la décision est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 9 novembre 2021 et 7 mars 2022, le ministre de l'action et des comptes publics conclut au rejet de la requête et soutient que les moyens de la requérante ne sont pas fondés et que les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables.
Par une ordonnance du 7 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au
23 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- l'arrêté du 20 novembre 2009 ;
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rebellato, rapporteur,
- et les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E a été recrutée en qualité de fonctionnaire stagiaire en tant qu'agent de constatations des douanes, à compter du 3 décembre 2018 par un arrêté du
15 novembre 2018. Le stage de la requérante au sein du département de la gestion des temps et des déplacements a débuté le 12 décembre 2018, pour une durée d'une année. Par un arrêté du 7 janvier 2020, la directrice générale des douanes et des droits indirects l'a licenciée pour insuffisance professionnelle. Mme E a formé un recours gracieux par un courrier du 16 janvier 2020 à l'encontre de cette décision. Par une décision du 14 février 2020, la directrice générale des douanes et des droits indirects a refusé de faire droit à son recours gracieux. Par la présente requête, Mme E doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la compétence du signataire de la décision :
2. L'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement dispose : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : 1° Les secrétaires généraux des ministères, les directeurs d'administration centrale, les chefs des services à compétence nationale mentionnés au premier alinéa de l'article 2 du décret du 9 mai 1997 susvisé et les chefs des services que le décret d'organisation du ministère rattache directement au ministre ou au secrétaire d'Etat () ".
3. Par un arrêté du 10 septembre 2019 régulièrement publié, Mme D, directrice générale des douanes et droits indirects, a donné à M. B C, signataire de la décision attaquée, délégation de signature à l'effet de signer, au nom du ministre chargé des douanes, et dans la limite de ses attributions, tous actes, arrêtés, décisions ou conventions autres qu'internationales relatifs aux personnels des services déconcentrés de la direction générale des douanes et droits indirects. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
En ce qui concerne la motivation :
4. Le licenciement d'un stagiaire en fin de stage n'entre dans aucune des catégories des mesures qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne les vices de procédure :
5. D'une part, si la requérante soutient que le procès-verbal de la commission administrative paritaire, lors de sa séance du 19 décembre 2019 ne lui a pas été communiqué malgré sa demande, elle n'invoque aucun texte à l'appui de ce moyen et ne démontre pas avoir sollicité ce document. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. D'autre part, Mme E fait valoir qu'en l'absence de communication du procès-verbal de la commission administrative paritaire, il n'est pas établi que la consultation de cet organisme consultatif ait été régulière. Toutefois, le ministre a produit en défense le procès-verbal de cette commission qui n'est pas contesté par l'intéressée. Dans ces conditions, le moyen doit être écarté.
7. Enfin, et contrairement à ce que soutient la requérante, il ressort du procès-verbal de la commission administrative paritaire que la prolongation du stage de
Mme E a été mise au vote. Par suite, le moyen, à le supposer opérant, manque en fait.
En ce qui concerne les conditions d'exercice du stage :
8. Le licenciement d'un fonctionnaire stagiaire pour insuffisance professionnelle ne peut légalement intervenir, au terme de la durée de stage fixée par les dispositions statutaires, que lorsque l'intéressé a pu accomplir son stage dans des conditions lui permettant d'acquérir une expérience professionnelle et de faire la preuve de ses capacités pour les fonctions auxquelles il était destiné.
9. Aux termes de l'article 3-2 du décret du 11 mai 2016 relatif à l'organisation des carrières des fonctionnaires de catégorie C de la fonction publique de l'Etat : " Les recrutements sans concours sont organisés par corps ou groupe de corps et peuvent être communs à plusieurs administrations (). " L'article 3-3 du même texte dispose que : " Les candidats aux recrutements prévus à l'article 3-2 établissent un dossier de candidature comportant une lettre de candidature et un curriculum vitae détaillé indiquant le niveau d'étude ainsi que, le cas échéant, le contenu et la durée des formations suivies et des emplois occupés. " Aux termes de l'article 3-4 : " L'examen des dossiers de candidatures aux recrutements prévus à l'article 3-2 est confié à une commission, composée d'au moins trois membres, dont un au moins appartient à une administration ou à un établissement public autre que celles ou ceux dans lesquels les emplois sont à pourvoir. Cette commission peut se réunir en sous-commissions. Au terme de l'examen de l'ensemble des dossiers de candidature déposés dans le délai fixé dans l'avis de recrutement, la commission procède à la sélection des candidats. Les candidats sélectionnés sont convoqués à un entretien. A l'issue des entretiens, la commission arrête, par ordre de mérite, la liste des candidats aptes au recrutement. Cette liste peut comporter un nombre de candidats supérieur à celui des postes à pourvoir. En cas de renoncement d'un candidat, il est fait appel au premier candidat suivant sur la liste. Si un ou plusieurs postes ne figurant pas initialement dans le nombre de postes ouverts au recrutement deviennent vacants, l'administration peut faire appel aux candidats figurant sur la liste dans l'ordre de celle-ci, jusqu'à la date d'ouverture du recrutement suivant. " Enfin l'article 3-5 du même décret dispose que " Les agents recrutés sans concours sont, pour ce qui concerne les conditions d'aptitude, de nomination, de stage, de titularisation et de classement, soumis aux dispositions du décret n° 94-874 du 7 octobre 1994 fixant les dispositions communes applicables aux stagiaires de l'Etat et de ses établissements publics et à celles du présent décret. "
10. Aux termes de l'article 9 du décret n° 79-88 du 25 janvier 1979 fixant le statut particulier du corps des agents de constatation des douanes : " I. - Les agents recrutés en application des articles 3-2 à 3-5 du décret du 11 mai 2016 précité accomplissent un stage pratique d'une durée d'un an. II. - Les agents recrutés en application du chapitre I bis du même décret et de la section 2 du présent chapitre accomplissent un stage d'une durée d'un an comprenant : / 1° une formation théorique délivrée dans une école ou dans un centre de formation des douanes ; / 2° un stage pratique accompli dans les services déconcentrés de la direction générale des douanes et droits indirects. III. - Le directeur général des douanes et droits indirects fixe les modalités et la sanction des stages mentionnés au I et au II, qui donnent lieu à un classement par ordre de mérite. La période de stage est assimilée à des services publics effectifs dans le corps. "
11. Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 20 novembre 2009 fixant la formation initiale des agents de constatation stagiaires de la branche surveillance de la direction générale des douanes et droits indirects : " " La formation donne lieu à trois évaluations distinctes : / - la formation théorique dans une école des douanes donne lieu à un contrôle continu des connaissances ; / - le stage pratique dans la future direction d'affectation donne lieu à une évaluation ; / - à l'issue de la période de formation, les agents de constatation stagiaires subissent une épreuve orale sous forme d'un entretien avec le jury tel que prévu à l'article 11. Le stagiaire doit obtenir la moyenne dans chacune des trois formes d'évaluation pour être proposé à la titularisation ".
12. Mme E fait valoir qu'elle n'a pas été mesure d'accomplir son stage pratique en l'absence de formation théorique. Toutefois, il n'est pas contesté qu'elle a bénéficié de 42 demi-journées de formation dispensées par ses collègues et suivi une formation de 4 semaines à l'école nationale des douanes de la Rochelle du 21 janvier 2019 au 15 février 2019. Par ailleurs et comme le soutient le ministre, Mme E ne peut utilement invoquer les dispositions du II de l'article 9 du décret du 25 janvier 1979 et les dispositions de l'arrêté du 20 novembre 2009 qui ne s'appliquent qu'aux agents de constatation recrutés sur concours. Enfin, cette différence ne permet pas à elle seule d'établir une atteinte au principe d'égalité, la requérante n'étant pas dans la même situation que les agents ayant été recrutés sur concours. Par suite, le moyen doit être écarté comme manquant en fait.
13. Enfin si la requérante se borne à soutenir que l'administration devra produire la décision du directeur général des douanes fixant les modalités du stage et de la sanction du stage, elle n'apporte aucune précision à l'appui de ce moyen qui doit être écarté.
En ce qui concerne l'erreur de droit :
14. Aux termes du décret du 7 octobre 1994 précité : " Le fonctionnaire stagiaire peut être licencié pour insuffisance professionnelle lorsqu'il est en stage depuis un temps au moins égal à la moitié de la durée normale du stage. () " Il ressort des pièces du dossier que le stage de la requérante a débuté le 3 décembre 2018 pour s'achever le 11 décembre 2019. Par suite et contrairement à ce que soutient la requérante, la décision attaquée en date du
7 janvier 2020 n'a pas été prise avant l'issue de la période de stage.
En ce qui concerne l'erreur manifeste d'appréciation :
15. Mme E a été affectée, lors de son stage pratique, au service en charge de la gestion des transports et des frais de déplacements. Son poste consistait à vérifier les demandes de remboursement des frais de déplacement émises par les agents des douanes de la direction régionale de Paris et de 20 agents spéciaux, vérifier la recevabilité de ces demandes, assurer le suivi des dossiers, et procéder à l'enregistrement informatique dans une application dénommée Chorus des déplacements temporaires. Il n'est pas contesté à cet égard que ce poste était en rapport avec ses compétences. Il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport d'étape du 3 juin 2019, que malgré ses capacités de rédaction et les bonnes relations qu'elle entretenait avec ses collègues, elle n'était pas opérationnelle, même pour la gestion d'opérations courantes, après six mois de stage. Si Mme E fait valoir qu'elle n'a pas reçu de formation théorique nécessaire à l'accomplissement de son stage, ce rapport indique toutefois qu'elle a bénéficié notamment de 14 demi-journées de formation relatives à la gestion et au contrôles des agents de Paris-spécial, de 22 demi-journées de formation relatives à la gestion de la direction régionale de Paris, d'une journée de formation sur l'application Chorus et d'une demi-journée de formation concernant les fondamentaux de gestion. Si Mme E soutient que l'administration ne produit aucun élément probant sur sa formation pour l'utilisation du logiciel Chorus, le ministre produit l'historique des formations de la requérante et le contenu de ses formations. Il n'est pas contesté à cet égard que l'intéressée a bénéficié, concernant le logiciel Chorus DT, utilisé pour la gestion informatique des frais de déplacement temporaire, d'une formation le 17 janvier 2019 organisée par la direction interrégionale des douanes d'ile de France, puis de formations internes de 4 demi-journées du 19 au 21 avril 2019 et du 11 au 14 juin 2019. Par ailleurs, le second rapport d'étape en date du 18 octobre 2019 indique que Mme E continue de commettre beaucoup d'erreurs nécessitant un contrôle permanent de sa cheffe de service et que les notions fondamentales de la gestion des frais de déplacement ne sont toujours pas acquises après 10 mois de stage. En outre, ce rapport indique que la requérante, qui fait preuve de désinvolture dans le traitement des dossiers et dans son comportement quotidien n'a pas non plus acquis les bases de la vie collective de travail.
Mme E, qui se borne à soutenir que sa charge de travail était importante et ses erreurs peu fréquentes, n'apporte de son côté aucun élément permettant de démontrer que les faits précis énoncés dans ces rapports ne seraient pas établis. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle aurait été insuffisamment formée. Ces éléments caractérisent une insuffisance professionnelle qui n'est pas sérieusement contredite par la requérante. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur de fait, que la directrice générale des douanes et des droits indirects a considéré le comportement de
Mme E comme traduisant une incapacité à accomplir les missions pour lesquelles elle a été recrutée, caractérisant une insuffisance professionnelle de l'intéressée de nature à justifier son licenciement.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme E aux fins d'annulation des décisions attaquées et d'injonction ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gros, président,
M. Rebellato, premier conseiller,
M. Hélard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
Le rapporteur,
J. REBELLATO
Le président,
L. GROS
La greffière,
S. PORRINAS
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026