lundi 12 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2006667 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | POUILHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 24 avril et 4 novembre 2020, 30 novembre 2021 et 10 février 2022, la société ALJ, représentée par Me Pouilhe, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 février 2020 par lequel la maire de Paris a refusé de lui délivrer un permis de construire pour le changement de destination de locaux d'artisanat en hébergement hôtelier avec modification des menuiseries extérieures sur un terrain situé 79, rue de Réaumur dans le 2ème arrondissement de Paris ;
2°) d'enjoindre à la ville de Paris de lui accorder le permis de construire sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement sous peine d'astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente dès lors qu'il n'est pas justifié de la transmission de la délégation de signature au préfet conformément à l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que le programme qui correspond à la création de meublés de tourisme ne relève pas de la réglementation ERP et qu'il est donc intervenu à l'issue d'un délai d'instruction irrégulier ; elle est, en conséquence, titulaire d'un permis de construire tacite et la décision de refus de permis de construire est tardive et, par suite, illégale ;
- il méconnaît l'article UG.7.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que les deux baies donnant sur la cour intérieure ne constituent pas des baies principales et que le projet n'aggrave pas la non-conformité existante ;
- il méconnaît l'article UG.10.4.1 du règlement du plan local d'urbanisme s'agissant du gabarit-enveloppe sur cour dès lors que cet article ne s'applique pas aux façades disposées autour de la cour intérieure ouverte d'un même immeuble ni aux constructions existantes, la construction n'étant pas modifiée sur ce point ; la non-conformité existante n'est pas aggravée dès lors que le projet ne créée par d'ouverture nouvelle ; en tout état de cause, l'article UG.11.2.2.2 du règlement du plan local d'urbanisme autorise des lucarnes dans le volume de la toiture au-dessus de la verticale du gabarit-enveloppe ;
- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors que la probabilité et la gravité d'un risque pour la salubrité publique en raison de l'augmentation du nombre de résidents et des nuisances sonores ne sont pas justifiées ; l'existence d'un trouble de voisinage ne peut servir de fondement à un refus de permis de construire ;
- il est entaché d'un détournement de pouvoir.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 9 novembre 2021 et le 25 janvier 2022, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens invoqués par la société ALJ ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 11 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 15 mars 2022.
Par courrier du 23 août 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que l'arrêté contesté méconnaît le champ d'application de la loi dès lors que le projet ne relève pas du champ d'application du permis de construire mais de celui de la déclaration préalable.
Par mémoire du 24 août 2022, la ville de Paris a répondu au moyen d'ordre public.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le règlement du plan local d'urbanisme de la ville de Paris ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Alidière, rapporteure publique,
- et les observations de Me Pouilhe, représentant la société ALJ, et de Mme B, représentant la ville de Paris.
Une note en délibéré présentée par la ville de Paris a été enregistrée le 31 août 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Le 24 juin 2019, la société ALJ a déposé une demande de permis de construire pour le changement de destination de locaux d'artisanat situés au rez-de-chaussée sur cour en hébergement hôtelier avec modification des menuiseries extérieures sur un terrain situé 79, rue de Réaumur dans le 2ème arrondissement de Paris. Par arrêté du 24 février 2020, la maire de Paris a refusé la délivrance du permis de construire sollicité. La société ALJ demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article UG.7.1 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les travaux projetés sur une construction existante non conforme aux dispositions du présent article sont soumis aux conditions énoncées au § VI des dispositions générales ci- avant. Les façades ou parties de façades des constructions à édifier à l'intérieur ou à l'extérieur de la bande E* doivent respecter les dispositions qui suivent. 1°- Façade ou partie de façade comportant des baies* constituant l'éclairement premier de pièces principales* Lorsqu'une façade ou une partie de façade à édifier en vis-à-vis d'une limite séparative comprise ou non dans la bande E* comporte une ou plusieurs baies constituant l'éclairement premier de pièces principales, elle doit respecter, au droit de cette limite, un prospect minimal de 6 mètres (sauf s'il est fait application des dispositions définies à l'article UG.7.2 - Cour commune et servitude contractuelle d'implantation - ou des dispositions énoncées au 2° alinéa de l'article UG.10.2) () ". Par ailleurs, aux termes des dispositions générales de ce règlement : " VI - Application du règlement aux constructions existantes 1°- Dispositions générales :
Lorsqu'une construction existante n'est pas conforme aux dispositions applicables
dans la zone où elle se situe, l'autorisation d'exécuter des travaux ne peut être accordée que
pour des travaux qui n'aggravent pas la non-conformité de la construction avec ces
dispositions ou sont sans effet à leur égard. " En outre, les dispositions générales de ce règlement définissent les baies constituant l'éclairement premier de pièces principales (zones UG et UGSU, articles 7, 8, 10) de la manière suivante : " Une pièce principale doit comporter au moins une baie constituant son éclairement premier, qui satisfasse aux trois conditions suivantes : a- comporter une hauteur d'allège ne dépassant pas 1,20 mètre,
b- posséder la plus importante superficie de clair de jour, si la pièce comporte d'autres baies,
c- disposer d'un éclairement conforme aux dispositions des articles 7 et 8 (largeur de vue,
prospect) et 10 (gabarit-enveloppe). Enfin, aux termes des dispositions générales de ce règlement, " est considérée comme pièce principale toute pièce destinée au séjour, au sommeil ou au travail d'une manière continue ".
3. Il ressort des pièces du dossier que l'éclairement premier de la pièce située au rez-de-chaussée, qui comporte un coin nuit et un coin jour, n'est pas constitué par les deux baies d'une surface vitrée de 1,60 mètre carré chacune situées côté coin nuit, sur la façade donnant sur une courette intérieure mais par la baie située côté coin jour, sur la façade donnant sur la cour principale de l'immeuble, dont la surface vitrée est de 3,80 mètres carrés et qui comporte ainsi la plus importante superficie de clair de jour. Dans ces conditions, la société requérante est fondée à soutenir que le premier motif de refus opposé à sa demande de permis de construire tiré de la méconnaissance de l'article UG.7.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme est entaché d'illégalité dès lors que la maire de Paris a considéré que la baie constituant l'éclairement premier du coin nuit du local donnant sur courette ne respectait pas le prospect réglementaire de six mètres au droit de la limite séparative alors que les baies situées sur la façade donnant sur la courette intérieure n'étaient pas soumises au respect d'un prospect de six mètres.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article UG.10 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à la hauteur maximale des constructions : " Les travaux projetés sur une construction existante non conforme aux dispositions du présent article sont soumis aux conditions énoncées au § VI des dispositions générales ci- avant. ". Aux termes des dispositions générales de ce règlement : " VI - Application du règlement aux constructions existantes 1°- Dispositions générales : Lorsqu'une construction existante n'est pas conforme aux dispositions applicables dans la zone où elle se situe, l'autorisation d'exécuter des travaux ne peut être accordée que pour des travaux qui n'aggravent pas la non-conformité de la construction avec ces dispositions ou sont sans effet à leur égard. ". Par ailleurs, aux termes de l'article UG.10.4.1 de ce règlement : " Le point d'attache du gabarit-enveloppe est pris sur le plancher du niveau le plus bas comportant des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales s'éclairant sur la façade du bâtiment en vis-à-vis. Le gabarit-enveloppe d'une construction ou partie de construction à édifier en vis-à-vis de la façade d'un bâtiment comportant des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales se compose successivement : a - d'une verticale de hauteur H égale au prospect P mesuré entre les constructions en vis-à-vis augmenté de 4 mètres : H = P + 4,00 m b - d'une oblique de pente 1/1 élevée au sommet de la verticale et limitée à la hauteur plafond. La façade ou partie de façade de la construction à édifier ne peut comporter de baies constituant l'éclairement premier de pièces principales que si le gabarit-enveloppe défini ci-dessus, appliqué au bâtiment en vis-à-vis, qu'il comporte ou non des baies, est respecté. () ". Il résulte de ces dispositions que, exception faite des façades de bâtiments entourant des " cours couvertes ", lesquelles font l'objet de dispositions spécifiques dans le règlement du plan local d'urbanisme, les règles de gabarit qu'elles fixent s'appliquent à des bâtiments ou constructions distincts situés en vis-à-vis sur un même terrain.
5. Pour refuser la demande de permis de construire de la société ALJ sur le fondement des dispositions de l'article UG.10.4.1 précitées, la maire de Paris s'est fondée sur la circonstance que le coin jour du local situé en fond de cour est situé en vis-à-vis d'une construction qui ne respecte pas le gabarit enveloppe. Cependant, et en tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'immeuble existant en R+5+combles situé en vis-à-vis, qui constitue un bâtiment distinct de celui abritant le projet litigieux, ne respecterait pas le gabarit-enveloppe défini par les dispositions de l'article UG.10.4.1 du code de l'urbanisme précitées. Dans ces conditions, et alors, au surplus, que la non-conformité de la construction existante dans laquelle sont projetés les travaux n'est pas établie, la maire de Paris ne pouvait opposer un deuxième motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UG.10.4.1 du code de l'urbanisme pour rejeter sa demande de permis de construire.
6. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
7. En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modification substantielle nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
8. Pour refuser la demande de permis de construire de la société ALJ, la maire de Paris s'est fondée sur un dernier motif tiré de ce que le projet en raison de l'augmentation des flux et des nuisances sonores dans la cour de l'immeuble d'habitation est de nature à porter atteinte à sa salubrité publique. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet litigieux, qui tend à la création de trois chambres à destination d'hébergement hôtelier pouvant accueillir chacune 4 personnes en lieu et place d'un atelier, serait de nature à porter atteinte à la salubrité publique alors que le flux supplémentaire sera limité à 12 personnes par jour et que le projet se situe dans la cour d'un ensemble immobilier comportant de nombreux logements suscitant déjà un flux de circulation et des bruits de voisinage. Dans ces conditions, la société requérante est fondée à soutenir que le maire ne pouvait opposer un troisième motif tiré que le projet méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en ce qu'il porte atteinte à la salubrité publique pour rejeter sa demande de permis de construire.
9. En application de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen ne justifie l'annulation de l'arrêté contesté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté portant refus de permis de construire du 24 février 2020 doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ". L'article L. 911-3 de ce code dispose que : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet. ".
12. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme, demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
13. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée interdiraient la délivrance du permis de construire sollicité par la pétitionnaire pour un autre motif que ceux censurés par le présent jugement. Par ailleurs, il ne résulte pas davantage de l'instruction qu'un changement dans les circonstances de fait se soit produit depuis l'édiction de l'arrêté contesté, ni que la situation de fait existant à la date du présent jugement ferait obstacle à la délivrance de ce permis de construire. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre à la maire de Paris de délivrer à la société ALJ le permis de construire sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions à fin d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 1 500 euros à verser à la société ALJ au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 24 février 2020 portant refus de permis de construire est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la maire de Paris de délivrer à la société ALJ le permis de construire sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
Article 3 : La ville de Paris versera à la société ALJ la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société ALJ et à la ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 29 août 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Le Roux, présidente,
Mme Madé, première conseillère,
Mme Berland, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 septembre 2022.
La rapporteure,
C. A
La présidente,
M-O. LE ROUX
La greffière,
I. SZYMANSKI
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/4-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026