mercredi 12 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2007371 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | RABBE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 mai 2020, M. C A, représenté par Me Rabbé, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du ministre de l'éducation nationale du 23 mai 2019 portant inscription sur la liste d'aptitude établie au titre de l'année 2019 pour l'accès au corps des professeurs agrégés ;
2°) d'annuler l'arrêté du ministre de l'éducation nationale du 24 mai 2019 portant nomination à compter du 1er septembre 2019 dans le corps des professeurs agrégés des professeurs inscrits sur la liste d'aptitude établie au titre de l'année 2019 pour l'accès au corps des professeurs agrégés ;
3°) d'annuler les décisions individuelles du ministre de l'éducation nationale de promotion dans le corps des professeurs agrégés d'éducation physique et sportive ;
4°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale d'établir une nouvelle liste d'aptitude pour l'accès au corps des professeurs agrégés au titre de l'année 2019, de l'inscrire sur cette liste et de le promouvoir dans le corps des professeurs agrégés à compter
du 1er septembre 2019, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas démontré que l'avis du groupe des inspecteurs généraux de l'éducation nationale en éducation physique et sportive, l'avis de la commission administrative paritaire académique de Paris et l'avis de la commission administrative paritaire nationale ont été recueillis, conformément aux dispositions de l'article 5 du décret du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré ;
- les avis portés par sa hiérarchie administrative et pédagogique sont passés, entre 2018 à 2019, de " réservés " et " favorables " à " défavorables " ;
- ces décisions sont entachées d'erreurs manifestes d'appréciation dès lors qu'il était affecté, entre 2005 et 2015, au sein du collège-lycée François Villon, que ce collège participe au réseau éducation prioritaire de l'académie et que le lycée est classé en " zone violence " ;
- il a servi dès le début de sa carrière en tant que professeur certifié en lycée alors qu'une note de service indique que ce sont les professeurs agrégés qui ont vocation à enseigner au lycée ;
- il a obtenu l'appréciation " très bien " par ses chefs d'établissement ;
- dans sa dernière affectation au collège Jean Moulin, il a obtenu la note de 39,3/40 ;
- il a obtenu la note pédagogique de 52 ;
- il a été muté pour une durée d'un an dans les services du rectorat de Paris en qualité de chargé de mission auprès de l'inspection pédagogique, dans l'intérêt du service ;
- il a ensuite été affecté au collège Jean Moulin et n'a bénéficié, depuis, d'aucune notation administrative ou pédagogique ;
- il a demandé officiellement à bénéficier d'un rendez-vous de carrière, sans succès ;
- l'appréciation de sa valeur professionnelle doit être fondée sur les avis des inspections et notes administratives de l'ensemble de sa carrière ;
- ses qualités d'enseignants ne sont pas contestés, les avis ne sont motivés que par sa prétendue absence d'investissement dans les commissions de l'établissement et des problèmes relationnels persistants avec ses collègues et sa hiérarchie ;
- il a fait preuve d'un investissement exceptionnel dans l'exercice de ses fonctions ; il a obtenu trois lettres de félicitation pour acte de courage et de dévouement entre 2013 et 2015 et des félicitations à plusieurs niveaux ;
- il a proposé la création d'une nouvelle section sportive de football féminin, à laquelle ses collègues se sont opposés, le privant ainsi de la possibilité de s'investir au bénéfice de l'établissement ;
- il a été contraint d'accepter une répartition des emplois du temps et des responsabilités ;
- ses collègues et sa hiérarchique ne lui ont proposé l'exercice d'aucune fonction ;
- la cheffe d'établissement a entaché son avis d'une erreur de droit en estimant qu'il pouvait être justifié par un manque d'investissement de sa part et en ne prenant pas en compte les efforts consentis sur l'ensemble de sa carrière ;
- sa santé s'est dégradée après son éviction du collège-lycée François Villon, il a été victime d'une déchirure de la paroi abdominale qui l'empêche de s'investir autant qu'il le faisait auparavant ;
- il n'a pas pu reprendre son activité puisqu'il est sujet à risque face à la covid-19 ;
- il a été élu en 2019 au conseil d'administration de son collège ;
- il participe aux projets portés par l'équipe enseignante d'éducation physique et sportive ;
- les décisions individuelles de nominations dans le corps des professeurs agrégés sont illégales en raison de l'illégalité de la liste d'aptitude pour la promotion dans le corps des professeurs agrégés et de la liste des professeurs nommés dans ce corps.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 10 janvier 2022 et 1er avril 2022,
le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions de la requête de M. A, dirigées contre l'arrêté du 24 mai 2019 sont irrecevables dès lors que sa requête n'a été enregistrée que le 22 mai 2020 ;
- M. A n'a pas produit les décisions individuelles de nomination dont il sollicite l'annulation ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;
- le décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré ;
- le décret n° 82-451 du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires ;
- le décret n° 84-914 du 10 octobre 1984 relatif aux commissions administratives paritaires de certains personnels enseignants relevant du ministre de l'éducation nationale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Lamy, rapporteur public,
- et les observations de Me Rabbé, avocat de M. A, présent,
- le ministre de l'éducation nationale n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, professeur certifié d'éducation physique et sportive depuis le 1er septembre 2003, a été affecté, au 1er septembre 2005, à la cité scolaire François Villon située dans le 14ème arrondissement de Paris, composé d'un collège et d'un lycée. Par une décision du 28 août 2015, le recteur de l'académie de Paris a affecté M. A sur un poste de chargé de mission auprès de l'inspecteur pédagogique régional en charge de l'éducation physique et sportive au rectorat de Paris. Par un jugement n° 1514528 du 9 mars 2017, le tribunal administratif de Paris a annulé cette décision. Par un arrêté du 30 mai 2016, le recteur de l'académie de Paris a procédé à la mutation de M. A dans l'intérêt du service, au collège Jean Moulin situé dans le 14ème arrondissement de Paris à compter de la rentrée scolaire de 2016/2017. Le 27 février 2019, M. A a présenté sa candidature à fin d'être promu dans le corps des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré dans la discipline " éducation physique et sportive " au titre de l'année 2019. Par un arrêté du 23 mai 2019, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports a fixé la liste d'aptitude des professeurs pour l'accès au corps des professeurs agrégés au titre de l'année 2019. Par un arrêté du 24 mai 2019, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports a nommé dans le corps des professeurs agrégés, à compter du 1er septembre 2019, 356 professeurs inscrits sur la liste d'aptitude arrêté le 23 mai 2019. M. A, qui ne figurait pas sur cette liste et qui a vu sa candidature rejetée, demande au tribunal l'annulation des arrêtés des 23 et 24 mai 2019, ensemble les décisions individuelles portant promotion dans le corps des professeurs d'éducation physique et sportive.
2. En premier lieu, aux termes de l'article 5 du décret du 4 juillet 1972 visé ci-dessus alors en vigueur : " Les professeurs agrégés sont recrutés : / 1° Parmi les candidats qui auront satisfait aux épreuves de l'agrégation ; / 2° Dans la limite d'une nomination pour sept titularisations prononcées l'année précédente dans une discipline au titre du 1° ci-dessus parmi les professeurs certifiés, () âgés de quarante ans au moins et justifiant de dix années de services effectifs d'enseignement, dont cinq ans dans leur corps, ayant répondu à un appel de candidatures dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'éducation. Les services accomplis en qualité de directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques sont assimilés à des services d'enseignement. / Les nominations prévues au titre du présent 2° sont prononcées après inscription sur une liste d'aptitude arrêtée chaque année par le ministre chargé de l'éducation, après avis du groupe des inspecteurs généraux de l'éducation nationale de la discipline concernée et de la commission administrative paritaire nationale du corps des professeurs agrégés, sur la proposition des recteurs d'académie. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce que soutient M. A, la liste de propositions établie par le recteur de l'académie de Paris a été fixée après consultation de la commission administrative paritaire académique qui s'est réunie le 21 mars 2019. Il ressort également des pièces du dossier que la commission administrative paritaire nationale des professeurs agrégés s'est réunie les 21, 22 et 23 mai 2019 et que les avis des inspecteurs généraux de l'éducation nationale d'éducation physique et sportive ont bien été recueillis, préalablement à l'édiction des arrêtés du ministre de l'éducation nationale des 23 et 24 mai 2019 fixant la liste d'aptitude des professeurs pour l'accès au corps des professeurs agrégés au titre de l'année 2019 et portant nomination dans le corps des professeurs agrégés, à compter du 1er septembre 2019, notamment de quatre professeurs d'éducation physique et sportive. Il suit de là que le moyen tiré de ce que les décisions attaquées auraient été prises à l'issue d'une procédure irrégulière manque en fait et doit être écarté.
4. En second lieu, si les dispositions citées au point 2 donnent vocation aux fonctionnaires, lorsqu'ils réunissent les conditions qu'elles exigent, à figurer sur la liste d'aptitude, elles ne leur confèrent aucun droit à l'inscription sur cette liste. Lorsqu'il est saisi d'un recours tendant à l'annulation d'un arrêté établissant une liste d'aptitude pour l'accès à un corps et d'un arrêté portant nomination dans ce corps, il n'appartient pas au juge de l'excès de contrôler l'appréciation faite par l'administration quant au choix des agents qui sont inscrits ou qui ne sont pas inscrits sur cette liste, dès lors que cette appréciation n'est pas fondée sur des faits matériellement inexacts, et n'est pas entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste. En revanche, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, qui ne saurait se borner, dans le cadre de son contrôle restreint, à apprécier la valeur professionnelle d'un candidat écarté, d'analyser les mérites comparés de ce candidat et de ceux dont il conteste la nomination.
5. D'une part, il est constant que M. A remplissait les conditions statutaires pour être inscrit sur la liste d'aptitude des professeurs pour l'accès au corps des professeurs agrégés. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que les quatre enseignants inscrits sur la liste proposée par le recteur de l'académie de Paris avaient reçu des avis très favorables, sans toutefois qu'aucun d'entre eux ne soit inscrit sur la liste d'aptitude arrêté par le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports le 23 mai 2019.
6. Il ressort des pièces du dossier qu'en 2016, M. A avait obtenu une note administrative fixée à 39,30 et une note pédagogique fixée à 52, qu'il avait bénéficié, entre les années 2004-2005 et 2014-2015 de très bonnes appréciations de la part de son chef d'établissement, qu'il a bénéficié d'un rapport d'inspection élogieux le 12 février 2015, qu'il a reçu, au cours de cette période, de nombreux encouragements et félicitations pour les résultats sportifs de l'équipe de football féminin qu'il encadrait et que son chef d'établissement et l'inspecteur avaient émis des avis favorables à son inscription sur la liste d'aptitude des professeurs pour l'accès au corps des professeurs agrégés au titre des années 2013 et 2014.
7. Toutefois, et alors que, contrairement à ce que soutient M. A, et ainsi que le prévoit la note de service ministérielle n° 2018-151 du 24 décembre 2018, sa candidature pouvait être examinée en tenant compte de son parcours de carrière et de son parcours professionnel et prendre en considération les difficultés relationnelles qu'il rencontraient, tant au sein de la cité scolaire François Villon, qu'au sein du collège Jean Moulin, il ressort des pièces du dossier que, au titre de l'année 2019, son chef d'établissement et l'inspecteur ont émis des avis défavorables à son inscription sur cette liste en relevant que, s'il assurait ses fonctions d'enseignement avec sérieux, il ne travaillait pas en équipe " avec ses collègues d'EPS () ne [n'investissait] dans aucune commission au sein de [l'établissement] (), [semblait] ignorer dans son quotidien qu'il n'est pas seul dans un [établissement] et qu'il [devait] adopter un positionnement adapté avec tous les acteurs de [l'établissement] et face à sa hiérarchie, de nature à favoriser un dialogue constructif et serein ", qu' " il [rencontrait] depuis plusieurs années et de façon récurrente d'importants problèmes relationnels au sein des établissement d'affectation ". Dès l'année 2014, M. A rencontrait des difficultés relationnelles et son chef d'établissement avait constaté une situation extrêmement tendue. Le 6 juillet 2014, le proviseur de la cité scolaire François Villon faisait part au rectorat de Paris de son inquiétude quant à la situation du requérant. S'il constatait son important investissement et son implication et s'il relevait qu'il était alors " un personnel très consciencieux ", il indiquait également que M. A était confronté à une grande fatigue physique et nerveuse qui ont pu entraîner trois accidents au cours de son service. Il relevait également que la communication entre le requérant et ses collègues d'EPS était rompue, qu'aucun échange constructif n'était possible, que M. A était dans une " logique de surenchère de travail " alors qu'il lui avait déjà été demandé de mettre fin à son excès d'activité au sein de l'établissement qui mettait les élèves et lui-même en " situation d'insécurité ". En 2015, le proviseur de cet établissement faisait part au rectorat d'une altercation ayant opposé M. A à deux de ses collègues enseignants d'EPS, et relevait qu'elle illustrait les problèmes relationnels existant entre le requérant et la quasi-totalité de l'équipe de sa discipline, les tensions récurrentes et difficiles à endiguer et l'isolement de M. A au sein de l'équipe éducative.
8. En 2016, le proviseur de ce même établissement faisait à nouveau le même constat, dénonçait l'attitude de M. A qui perturbait le fonctionnement des commissions permanentes et des conseils d'administration et indiquait qu'aucune assemblée générale des associations sportives ni aucun conseil pédagogique d'EPS n'avait pu se dérouler sereinement. Il relevait également que l'inspection générale avait dû intervenir, que M. A a toujours contesté les préconisations de l'inspection, qu'il avait des difficultés à travailler en équipe, qu'il pouvait remettre en cause les avis des services d'inspection et tout mettre en œuvre pour contourner les consignes qui lui étaient données. Il indiquait en outre que, alors que le comité directeur de l'association sportive et le conseil d'administration du collège avait décidé que l'équipe de football du collège ne participerait pas aux championnats de France, M. A avait néanmoins fait procéder à son inscription et qu'il avait pris l'initiative d'emmener les élèves à un conseil municipal de la mairie du 14ème arrondissement pour que les élus interviennent en sa faveur. Enfin, dans un courrier du 13 mai 2019 adressé au rectorat de l'académie de Paris, la principale du collège Jean Moulin dressait les mêmes constats et indiquait que le comportement du requérant perturbait le fonctionnement de l'établissement.
9. Il suit de là que le moyen tiré de ce que le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne retenant pas la candidature de M. A pour la liste d'aptitude des professeurs pour l'accès au corps des professeurs agrégés au titre de l'année 2019, alors que les candidatures des 22 enseignants retenues avaient reçu des avis très favorables ou favorables de leurs chefs d'établissements respectifs, de l'inspection académique et de l'inspection générale de l'éducation nationale, doit être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense par le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, que la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Délibéré après l'audience du 28 septembre à laquelle siégeaient :
- M. Ladreyt, président,
- M. Gandolfi, premier conseiller,
- Mme Leravat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 12 octobre 2022.
Le rapporteur,
G. B
Le président,
J-P. Ladreyt
La greffière,
L. Sueur
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/5-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026