vendredi 16 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2015718 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET GUILLON (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 28 septembre 2020, le 18 mai et le 5 novembre 2021, le syndicat des copropriétaires des immeubles implantés à Paris, respectivement, 80 boulevard Magenta, 82 boulevard Magenta, 15 rue du 8 mai 1945 et 17 rue du 8 mai 1945, représentés par Me Guillon, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision par laquelle la maire de Paris ne s'est pas opposée à la déclaration de travaux déposée par la société CDF Gestion le 19 novembre 2019 portant sur le déplacement de deux blocs de climatisation sur une toiture terrasse en R+1 à l'intérieur de la cour d'un immeuble, la réduction de la hauteur de l'installation et son embellissement par bardage bois dans un immeuble situé au 80-82 boulevard de Magenta dans le 10ème arrondissement de Paris ;
2°) d'annuler la décision par laquelle la maire de Paris a implicitement rejeté leur recours gracieux du 19 février 2020 formé à l'encontre de la décision attaquée ;
3°) d'enjoindre à la maire de Paris de s'opposer à la déclaration préalable de travaux déposée par la société CDF Gestion le 19 novembre 2020 dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) d'ordonner la suppression, sur le fondement de l'article L. 741-2 du code de justice administrative, de la phrase du mémoire en défense de la société CDF Gestion : " le système de climatisation n'étant accessible qu'aux copropriétaires, il était donc indéniable que le ou les auteurs étaient des copropriétaires " et de condamner la société CDF Gestion à leur verser une somme de 1000 euros de dommages-intérêts ;
5°) de mettre à la charge de la ville de Paris et de la société CDF Gestion la somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la notice du projet est insuffisante en l'absence de précision sur les modalités d'exécution des travaux ;
- le projet méconnaît l'article UG 11.2.2 et l'article UG 10.4 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la ville de Paris ;
- il méconnaît le 3° de l'article UG 11.1.3 du règlement du PLU et l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- la décision a été obtenue par fraude.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 avril 2021, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG 11.2.2 du règlement du PLU n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et qu'il est inopérant ; que les moyens autres invoqués par les syndicats requérants ne sont pas fondés.
Par des mémoires, enregistrés le 20 octobre et le 24 novembre 2021, la société CDF Gestion, représentée par Me Maharsi, conclut au rejet de la requête et à la condamnation des syndicats requérants à lui verser une somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG 11.2.2 du règlement du PLU est inopérant et que les autres moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le règlement du plan local d'urbanisme de la ville de Paris ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme de Schotten, rapporteure publique,
- et les observations de Me Guillon, représentant les syndicats requérants et de Me Leclerc, représentant la société CDF Gestion.
Considérant ce qui suit :
1. En 2018, la société CDF Gestion a installé, sans autorisation d'urbanisme préalable, un dispositif de climatisation sur la toiture terrasse en R+1 dans la cour de l'immeuble situé 80 boulevard Magenta dans le 10ème arrondissement de Paris dans le cadre de travaux visant à l'installation d'un cabinet dentaire. La société CDF Gestion a, le 30 août 2019, déposé une déclaration préalable de travaux. L'architecte des Bâtiments de France a émis un avis défavorable le 18 septembre 2019. Par un arrêté du 22 octobre 2019, la ville de Paris s'est opposée à l'exécution de ces travaux. Le 19 novembre 2019, la société CDF Gestion a déposé une nouvelle déclaration préalable de travaux auprès de la ville de Paris, comportant le déplacement de deux blocs de climatisation en respectant le prospect applicable avec une réduction de la hauteur à 1,40 mètres, la réalisation d'une cloison phonique en aluminium laqué gris et un embellissement de toutes les façades des caissons par un bardage en bois. Le 6 décembre 2019, l'architecte des Bâtiments de France a émis un avis favorable à ce projet. Cette déclaration préalable a fait l'objet d'une décision de non-opposition tacite le 19 janvier 2020. Le 19 février 2020, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 80 boulevard Magenta, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 82 boulevard Magenta, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 15 rue du 8 mai 1945 et le syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 17 rue du 8 mai 1945 ont formé un recours gracieux auprès de la ville de Paris à l'encontre de la décision tacite de non-opposition, recours resté sans réponse. Les syndicats requérants demandent l'annulation de la décision de non-opposition à déclaration préalable et de la décision implicite rejetant leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : /1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet: /a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ;/ f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". Aux termes de l'article R. 431-14 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet porte sur des travaux nécessaires à la réalisation d'une opération de restauration immobilière au sens de l'article L. 313-4 ou sur un immeuble inscrit au titre des monuments historiques, sur un immeuble situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, la notice mentionnée à l'article R. 431-8 indique en outre les matériaux utilisés et les modalités d'exécution des travaux. ".
3. Si le dossier de demande de permis de construire ne mentionne pas les modalités d'exécution des travaux, alors pourtant que le projet litigieux porte sur un immeuble situé dans le périmètre de la gare de l'Est, de l'église Saint-Laurent et de quatre immeubles de la rue du Faubourg Saint-Denis, les syndicats requérants ne démontrent pas que cette insuffisance aurait été de nature à induire en erreur le service instructeur sur l'impact du projet sur les bâtiments inscrits, alors que les travaux sont de faible importance et se situent sur une toiture-terrasse en R+1 en cœur d'îlots et alors que l'architecte des Bâtiments de France, saisi, a émis un avis favorable au projet. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-14 du code de l'urbanisme doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article UG 10.4.1 du règlement du PLU de la ville de Paris : " Le point d'attache du gabarit-enveloppe est pris sur le plancher du niveau le plus bas comportant des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales s'éclairant sur la façade du bâtiment en vis-à-vis./ Le gabarit-enveloppe d'une construction ou partie de construction à édifier en vis-à-vis de la façade d'un bâtiment comportant des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales se compose successivement : / a - d'une verticale de hauteur H égale au prospect P mesuré entre les constructions en vis-à-vis augmenté de 4 mètres : H = P + 4,00 m / b - d'une oblique de pente 1/1 élevée au sommet de la verticale et limitée à la hauteur plafond. ". Aux termes de l'article UG.11.2.2 du même règlement, article relatif aux saillies sur les espaces libres intérieurs : " 1°- Verticale du gabarit-enveloppe : Les saillies sont autorisées par rapport au plan de façades inscrites à l'intérieur des gabarits-enveloppes définis aux articles UG.10.3 et UG.10.4 à condition : qu'elles ne portent pas atteinte à l'éclairement des locaux, qu'une distance minimale de 3 mètres soit ménagée, au-delà de la bande E, au droit d'une limite séparatives, qu'une distance minimale de 6 mètres soit ménagée entre tous éléments de construction en vis-à-vis sur un même terrain, dans le cas de façades comportant des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales ".
5. Les syndicats requérants soutiennent que les blocs de climatisation constituent des saillies sur les espaces libres intérieurs et méconnaissent le 3° de l'article UG.11.1.3 et UG 10.4 du règlement du plan local d'urbanisme. Toutefois, les dispositions dont les syndicats requérants invoquent la méconnaissance ne s'appliquent que pour les saillies par rapport au plan de façades inscrites à l'intérieur des gabarits-enveloppes définis aux articles UG.10.3 et UG.10.4. Or, il ressort des pièces du dossier que les blocs de climatisation sont implantés en cœur d'îlot, sur une toiture-terrasse en R+1 et non à la verticale du gabarit-enveloppe. Ainsi, ils ne constitueront pas des saillies par rapport au plan des façades inscrites à l'intérieur du gabarit-enveloppe définis à l'article UG. 10.4. Par suite, les syndicats requérants ne peuvent utilement invoquer la méconnaissance des dispositions du 3° de l'article UG.11.1.3 et UG 10.4 du règlement du plan local d'urbanisme.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article UG.11.1.3 du règlement du plan local d'urbanisme : " () /. 3°- Couronnement : Les toits de Paris participent de façon très importante au paysage de la ville. Le couronnement doit être conçu de façon à contribuer à sa mise en valeur, qu'il s'agisse d'une toiture ou de terrasses accessibles ou inaccessibles, dont les pentes, matériaux, teintes doivent être étudiés. L'intégration de surfaces destinées à capter l'énergie solaire est autorisée. La création de toitures terrasses peut être refusée si leur aspect compromet la bonne intégration de la construction dans le site. Les édicules techniques (ascenseurs, chaufferies, climatisations, ) doivent être intégrés aux volumes bâtis. Les éventuelles excroissances ne peuvent être admises que si elles bénéficient d'un traitement de qualité destiné à en limiter l'impact visuel. Le regroupement et l'intégration des accessoires à caractère technique (extracteurs, gaines, édicules ascenseur, caissons de climatisation, garde-corps, antennes) doivent être recherchés de façon à en limiter l'impact visuel, en particulier lorsqu'ils sont visibles depuis des bâtiments voisins. () ".
7. Ces dispositions ont le même objet que celles, également invoquées par les syndicats requérants, de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas de moindre importance. Dès lors, c'est par rapport à elles seules que doit être apprécié le bien-fondé de ce moyen.
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que les travaux portent sur le déplacement de deux blocs de climatisation avec une réduction de la hauteur à 1,40 mètres, la réalisation d'une cloison phonique en aluminium laqué gris et un embellissement de toutes les façades des caissons par un bardage en bois. Ces éléments sont situés au niveau de la toiture-terrasse en R+1 en cœur d'îlot et l'impact visuel sera donc limité. En outre, les blocs de climatisation sont implantés dans un espace sur lequel se situe également d'autres éléments techniques et il ne ressort pas des pièces du dossier ni n'est soutenu que cet espace présenterait un intérêt particulier. Enfin, afin de limiter l'impact visuel de ces éléments à caractère technique, le projet prévoyait leur bardage en bois ainsi qu'une diminution de leur hauteur. Dans ces conditions, et alors que l'architecte des Bâtiments de France a émis un avis favorable au projet le 6 décembre 2019, la maire de Paris n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le projet ne portait pas atteinte à l'intérêt architectural des lieux. Le moyen tiré de de la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, en tout état de cause, et de l'article UG.11.1.3 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
9. En dernier lieu, l'autorité administrative n'a pas à vérifier l'intention du demandeur d'entreprendre les travaux autorisés par la déclaration préalable et la circonstance que les travaux autorisés n'ont pas été réalisés ne suffit pas à établir l'intention frauduleuse du pétitionnaire lors du dépôt de sa demande. Par suite, les syndicats requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision de non opposition à déclaration préalable a été obtenue par fraude.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des syndicats des copropriétaires requérants doivent être rejetées ainsi que les conclusions à fin d'injonction.
Sur l'application de l'article L. 741-2 du code de justice administrative et la demande de dommages et intérêts :
11. En vertu des dispositions de l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les tribunaux administratifs peuvent, dans les causes dont ils sont saisis, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
12. Le passage dont la suppression est demandée par les syndicats requérants n'excède pas le droit à la libre discussion et ne présente pas un caractère injurieux, ou outrageant ou diffamatoire. Les conclusions tendant à sa suppression et, en tout état de cause, à la condamnation de la société CDF Gestion doivent par suite être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la Ville de Paris et de la société CDF Gestion, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge des syndicats des copropriétaires le versement de la somme demandée par la société CDF en application de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 80 boulevard Magenta, du syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 82 boulevard Magenta, du syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 15 rue du 8 mai 1945 et du syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 17 rue du 8 mai 1945 est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la société CDF Gestion tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 80 boulevard Magenta, au syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 82 boulevard Magenta, au syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 15 rue du 8 mai 1945 et au syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 17 rue du 8 mai 1945, à la société CDF Gestion et à la ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 2 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Simonnot, président,
Mme Voillemot, première conseillère,
M. Grandillon, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2022.
La rapporteure,
C. B Le président,
J-F. SIMONNOT
La greffière,
S. RAHMOUNI
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026