LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2016813

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2016813

jeudi 20 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2016813
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5e Section - 2e Chambre
Avocat requérantATHON-PEREZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 octobre 2020 et le 9 février 2022,

Mme B, représentée par Me Athon-Perez, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de régulariser sa situation ;

2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande tendant à la communication de documents ;

3°) d'enjoindre au préfet de police de régulariser sa situation, pour la période du

12 novembre 2014 au 31 décembre 2017, dans un délai d'un mois à compter de date de notification de la décision à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir ;

4°) d'enjoindre au préfet de police, dans un délai d'un mois à compter de la date de notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de lui communiquer une attestation de perte de prime pour la période du 11 novembre 2017 au

31 décembre 2017 et ses bulletins de salaires sur la période du 12 novembre 2013 au

31 décembre 2017 ;

5°) de mettre à la charge du préfet de police la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les documents demandés ont été communiqués ;

- le rejet de sa demande de régularisation est entaché d'un défaut de motivation ;

- sa maladie ayant été reconnue imputable au service, le préfet, en ne régularisant pas sa situation, a méconnu les dispositions de l'article 21bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le versement de 23 070 euros, effectué par le préfet de police, en décembre 2018, ne correspond pas à la régularisation de sa situation ;

- cette régularisation est partielle.

Par un mémoire enregistré le 1er décembre 2021, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- à défaut de saisine de la commission d'accès aux documents administratifs, les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de communication sont irrecevables ;

- Mme B a reçu 23 301,70 euros au titre du remboursement de demi-traitements et de primes pour la période du 12 novembre 2013 au 11 novembre 2017, et

1 794,29 euros au titre de la régularisation de son supplément familial de traitement pour la période d'octobre 2015 à décembre 2017 ;

- l'obligation de régularisation d'un agent n'étant enserrée dans aucun délai et la régularisation de Mme B étant en cours, le moyen doit être écarté.

La procédure a été communiquée à la ville de Paris.

Par une ordonnance du 17 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au

9 février 2023.

Par un courrier du 15 juin 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'exception de recours parallèle ouvert par l'article L. 911-4 du code de justice administrative.

Une réponse au moyen d'ordre public présentée pour Mme B a été enregistrée et communiquée le 16 juin 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- l'ordonnance n°2017-53 du 19 janvier 2017 ;

- le décret n° 94-415 du 24 mai 1994 ;

- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ;

- le jugement du 7 juin 2018, n° 1702519/5-1, du tribunal administratif de Paris ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Hélard,

- les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique,

- et les observations de Me Athon-Perez, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, agent de surveillance de la ville de Paris depuis le

1er septembre 2009, a été affectée à la voie publique à compter du 1er janvier 2010. Elle a été placée en disponibilité, sur sa demande du 1er juillet 2011 au 31 mai 2012. Du

12 novembre 2013 au 11 novembre 2016, elle a été placée en congé maladie ordinaire puis en congé longue durée en raison de troubles mentaux. Par un arrêté du 4 février 2019, le préfet de police a, en exécution du jugement du 7 juin 2018 du tribunal administratif de Paris, reconnu la pathologie de la requérante imputable au service. Par une demande notifiée le 3 mars 2020,

Mme B a demandé au préfet de police de régulariser sa situation en conséquence de la reconnaissance d'imputabilité au service de sa pathologie et de lui communiquer une attestation de perte de prime pour la période du 11 novembre 2017 au 31 décembre 2017 et ses bulletins de salaire pour la période du 12 novembre 2013 au 31 décembre 2017. Du silence gardé par l'administration est née une décision implicite de rejet de sa demande de régularisation et une décision implicite de rejet de sa demande de communication. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation du rejet de la demande de communication des documents administratifs :

2. Par un courrier du 3 novembre 2020, le préfet de police a communiqué les documents demandés à Mme B.

3. Le litige ayant perdu son objet en cours d'instance, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation du rejet implicite de la demande de communication des documents demandés.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la demande de régularisation :

4. Aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. Ces définitions ne sont pas applicables au régime de réparation de l'incapacité permanente du fonctionnaire. / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. La durée du congé est assimilée à une période de service effectif. L'autorité administrative peut, à tout moment, vérifier si l'état de santé du fonctionnaire nécessite son maintien en congé pour invalidité temporaire imputable au service. () ". L'application de ces dispositions résultant de l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 étant manifestement impossible en l'absence d'un texte réglementaire fixant, notamment, les conditions de procédure applicables à l'octroi de ce nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service, l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 n'est entré en vigueur, s'agissant de la fonction publique territoriale, qu'à la date d'entrée en vigueur du décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale, soit le 13 avril 2019, lendemain du jour de la publication de ce décret.

5. Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévus en application de l'article 58. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales. () / 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaires un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement pendant un an ; le traitement est réduit de moitié pendant les deux années qui suivent. L'intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. / Le fonctionnaire qui a obtenu un congé de longue maladie ne peut bénéficier d'un autre congé de cette nature s'il n'a pas auparavant repris l'exercice de ses fonctions pendant un an. / Les dispositions des deuxième, troisième et quatrième alinéas du 2° du présent article sont applicables aux congés de longue maladie ; / 4° A un congé de longue durée, en cas de tuberculose, maladie mentale, affection cancéreuse, poliomyélite ou déficit immunitaire grave et acquis, de trois ans à plein traitement et de deux ans à demi-traitement. Le fonctionnaire conserve ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. / Si la maladie ouvrant droit à congé de longue durée a été contractée dans l'exercice des fonctions, les périodes fixées ci-dessus sont respectivement portées à cinq ans et trois ans. / Sauf dans le cas où le fonctionnaire ne peut être placé en congé de longue maladie à plein traitement, le congé de longue durée ne peut être attribué qu'à l'issue de la période rémunérée à plein traitement d'un congé de longue maladie. Cette période est réputée être une période du congé de longue durée accordé pour la même affection. Tout congé attribué par la suite pour cette affection est un congé de longue durée. / Sur demande de l'intéressé, l'administration a la faculté, après avis du comité médical, de maintenir en congé de longue maladie le fonctionnaire qui peut prétendre à un congé de longue durée ; / Les dispositions de la deuxième phrase du quatrième alinéa du 2° du présent article sont applicables aux congés de longue durée (). "

6. Les droits des agents publics en matière d'accident de service et de maladie professionnelle sont constitués à la date à laquelle l'accident est intervenu ou la maladie diagnostiquée. Il n'est pas contesté que la maladie de Mme B, reconnue imputable au service, a été diagnostiquée en novembre 2014. Par suite, sa situation, qui ne relève pas de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, lequel n'était pas encore entré en vigueur, est entièrement régie par les dispositions précitées alors applicables de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984. Mme B ne peut, en conséquence, prétendre au bénéfice du nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service. En revanche, elle peut bénéficier des congés de maladie, des congés de longue maladie et des congés de longue durée.

7. En l'espèce, le préfet de police a versé une somme 23 301,70 euros au titre du remboursement de demi-traitements et de primes pour la période du 12 novembre 2013 au

11 novembre 2017, et de 1 794,29 euros au titre de la régularisation du supplément familial de traitement pour la période d'octobre 2015 à décembre 2017. Toutefois, et ainsi que le soutient la requérante, le préfet de police n'apporte aucun élément justifiant que cette somme correspondrait à la régularisation de sa situation, pour la période du 12 novembre 2014 au 31 décembre 2017, en application des dispositions citées au point 5. Dans ces conditions, le préfet a méconnu les dispositions précitées de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984.

8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens, que la décision implicite de rejet de la demande de régularisation de Mme B doit être annulée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

9. Eu égard au motif d'annulation retenu, il y a lieu d'enjoindre le préfet de police de régulariser la situation de Mme B, dans le délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.

Sur les frais d'instance :

10. Mme B, agent de surveillance de la ville de Paris, appartient au personnel des administrations parisiennes, dont le statut est régi par le décret n° 94-415 du

24 mai 1994. Elle était, à la date des faits, sous l'autorité du préfet de police qui agissait en tant que chef des administrations parisiennes et non en tant qu'autorité de l'Etat. Partant, il y a lieu de mettre à la charge de la ville de Paris, partie perdante dans la présente instance, une somme de 1 500 euros à verser à Mme B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision implicite de rejet de la demande de communication de Mme B.

Article 2 : La décision par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté la demande de régularisation de Mme B est annulée.

Article 3 : Il est enjoint au préfet de police de régulariser la situation de

Mme B dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.

Article 4 : La ville de Paris versera une somme de 1 500 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la ville de Paris et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gros, président,

M. Rebellato, premier conseiller,

M. Hélard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2023.

Le rapporteur,

R. HELARD

Le président,

L. GROS

La greffière,

S. PORRINAS

La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2016813

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions