lundi 24 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2017392 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | SOULIER-DUGENIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 22 octobre 2020, 16 juin et 15 septembre 2022, Mme I C, M. H N, M. M G, Mme F A, M. O E, Mme B L, Mme J D et le syndicat des copropriétaires du 127 rue de Charonne, à Paris (11ème arrondissement), demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 novembre 2019 par lequel la Ville de Paris ne s'est pas opposée à l'exécution de travaux tendant à la création de balcons aux niveaux 2,3 et 4 à l'arrière de l'immeuble du 129 rue de Charonne (Paris 11ème), la création d'une gaine d'ascenseur et l'agrandissement de la porte d'accès depuis la rue sur la partie gauche de la façade ;
2°) de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ; ils ont intérêt à agir ;
- le projet contesté aurait dû faire l'objet d'une demande de permis de construire et non d'une déclaration préalable ;
- le dossier de déclaration préalable est entaché de nombreuses insuffisances ;
- l'arrêté contesté méconnaît l'article UG 2.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la Ville de Paris ;
- il méconnaît l'article UG 7.1 du règlement du PLU ;
- il méconnaît les articles UG 10.3 et UG 11.2.2 du règlement du PLU.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 septembre 2022, la Ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, ne lui ayant pas été notifiée ; les requérants n'ont pas davantage intérêt à agir ;
- aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 janvier 2022, la société Aiminus Patrimoine, représentée par Me Soulier Dugénie, conclut à titre principal au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application des dispositions des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. Elle conclut également à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, à défaut d'intérêt à agir des requérants ;
- les moyens invoqués sont infondés.
Par une ordonnance du 15 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 3 octobre 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le décret n° 2015-1783 du 28 décembre 2015 ;
- le règlement du plan local d'urbanisme de la Ville de Paris ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Perrot,
- les conclusions de Mme Baratin, rapporteure publique,
- et les observations de Me Soulier, représentant la société Aiminus Patrimoine.
Considérant ce qui suit :
1. La société Aiminus Patrimoine, propriétaire de l'immeuble situé au 129 rue de Charonne à Paris (11ème arrondissement), a déposé, les 5 août et 16 septembre 2019, une déclaration préalable à l'exécution de travaux tendant à la création de balcons aux niveaux 2,3 et 4 sur l'arrière du bâtiment, la création d'une gaine d'ascenseur et l'agrandissement de la porte d'accès depuis la rue sur la partie gauche de la façade. Par un arrêté du 13 novembre 2019, la Ville de Paris ne s'est pas opposée à l'exécution des travaux demandés. Le syndicat des copropriétaires du 127 rue de Charonne a formé un recours gracieux contre cet arrêté, dont il est né une décision implicite de rejet. Par la présente requête, le syndicat des copropriétaires du 127 rue de Charonne, Mme I C, M. H N, M. M G, Mme F A, M. O E, Mme B L et Mme J D demandent l'annulation de l'arrêté du 13 novembre 2019.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de ce que le projet contesté aurait dû faire l'objet d'une demande de permis de construire et non d'une déclaration préalable :
2. Aux termes de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme, tel qu'issu du décret susvisé du 28 décembre 2015 relatif à la partie réglementaire du livre Ier du code de l'urbanisme et à la modernisation du contenu du plan local d'urbanisme susvisé, entré en vigueur le 1er janvier 2016 : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : / () / c) Les travaux ayant pour effet de modifier les structures porteuses ou la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination entre les différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ; () ". Aux termes de l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme : " Doivent être précédés d'une déclaration préalable lorsqu'ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R. 421-14 à R. 421-16 les travaux exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires, et les changements de destination des constructions existantes suivants : a) Les travaux ayant pour effet de modifier l'aspect extérieur d'un bâtiment existant, à l'exception des travaux de ravalement ; / b) Les changements de destination d'un bâtiment existant entre les différentes destinations définies à l'article R. 151-27; pour l'application du présent alinéa, les locaux accessoires d'un bâtiment sont réputés avoir la même destination que le local principal et le contrôle des changements de destination ne porte pas sur les changements entre sous-destinations d'une même destination prévues à l'article R. 151-28 () ". Aux termes de l'article R. 151-27 du même code : " Les destinations de constructions sont : / 1° Exploitation agricole et forestière ; / 2° Habitation ; / 3° Commerce et activités de service ; / 4° Equipements d'intérêt collectif et services publics ; / 5° Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire. ". Aux termes de l'article R. 151-28 du même code, dans sa version applicable jusqu'au 2 février 2020 : " () / 3° Pour la destination " commerce et activités de service " : artisanat et commerce de détail, restauration, commerce de gros, activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle, hébergement hôtelier et touristique, cinéma ; ".
3. Les requérants font valoir que le projet sollicité a pour effet, d'une part, de modifier l'aspect extérieur du bâtiment en litige, en créant trois balcons sur la façade donnant sur cour et en agrandissant la porte d'accès de la façade donnant sur rue, et, d'autre part, de modifier la sous-destination de l'immeuble, en prévoyant " la transformation d'un hôtel en hébergement touristique ". Toutefois, si le projet en litige a effectivement pour effet de modifier la façade de l'immeuble du 129 rue de Charonne, il résulte des dispositions de l'article R. 151-28 du code de l'urbanisme applicables à la date de l'arrêté en litige, soit le 13 novembre 2019, et en vigueur jusqu'au 2 février 2020, que les hébergement hôteliers et touristiques relevaient alors de la même sous-destination au sein de la même destination " commerce et activités de service ". Ainsi, la Ville de Paris n'a pas commis d'erreur de droit en soumettant le projet de la société Aiminus Patrimoine au régime de la déclaration préalable, sur le fondement de l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme, et non à celui du permis de construire.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de déclaration préalable :
4. Aux termes de l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme : " La déclaration préalable précise : a) L'identité du ou des déclarants, qui comprend son numéro SIRET lorsqu'il s'agit d'une personne morale en bénéficiant et sa date de naissance lorsqu'il s'agit d'une personne physique ; b) La localisation et la superficie du ou des terrains ; c) La nature des travaux ou du changement de destination ; d) S'il y a lieu, la surface de plancher et la destination et la sous-destination des constructions projetées définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ; () ". Aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la déclaration comprend : a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; b) Un plan de masse coté dans les trois dimensions lorsque le projet a pour effet de créer une construction ou de modifier le volume d'une construction existante ; c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci ; () Lorsque la déclaration porte sur un projet de création ou de modification d'une construction et que ce projet est visible depuis l'espace public ou que ce projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le dossier comprend également les documents mentionnés aux c et d de l'article R. 431-10. Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ".
5. La circonstance que le dossier de déclaration préalable de travaux ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité l'autorisation qui a été accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
6. En premier lieu, contrairement à ce qu'allèguent les requérants, aucun changement de sous-destination n'était à déclarer, puisque les hôtels et les hébergements touristiques relevaient à cette date de la même sous-destination.
7. En deuxième lieu, contrairement à ce qu'allèguent les requérants et en dépit de l'incomplétude du formulaire Cerfa joint par la pétitionnaire à l'appui de son dossier, la nature des travaux envisagés, notamment la transformation de l'hôtel en hébergement touristique, la dépose des deux balcons existants, ainsi que le nombre de chambres créées, ressort explicitement de la notice descriptive produite. En outre, les plans de la toiture, qui font apparaître son état existant et son état projeté, ont permis aux services instructeurs de la Ville de Paris d'apprécier les modifications apportées à celle-ci.
8. En troisième lieu, s'il est constant que seule la façade sur rue de l'immeuble en litige est représentée sur les documents photographiques, les plans de coupe permettent d'apprécier les modifications apportées à la façade donnant sur cour, lesquelles consistent en la création de trois balcons après dépose des deux balcons existants, ainsi que son insertion dans son environnement côté cour.
9. En quatrième lieu, en dépit de l'incomplétude du formulaire Cerfa renseigné par les requérants, l'architecte des Bâtiments de France a été régulièrement saisi par les services instructeurs de la Ville de Paris et a rendu un avis favorable sur le projet, qui se situe dans les abords de monuments historiques.
10. En dernier lieu, eu égard à la nature et à la faible importance des travaux projetés et compte tenu du fait que la gaine d'ascenseur projetée ne sera pas visible de l'extérieur, la pétitionnaire n'était pas tenue de mentionner, dans la notice descriptive, les matériaux utilisés et les modalités d'exécution de cette partie des travaux.
11. Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 10 que le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande de déclaration préalable doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la violation de l'article UG 2.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la Ville de Paris :
12. Aux termes du c) de de l'article UG 2.1 du règlement du plan local d'urbanisme : " Lorsque des travaux nécessitent des fouilles ou une intervention dans le tréfonds, le pétitionnaire doit être en mesure, avant toute mise en œuvre, de justifier des précautions préalables prises pour éviter de compromettre la stabilité des constructions sur les terrains contigus. ".
13. Si les requérants font valoir que la pétitionnaire ne justifie pas des précautions prises pour éviter de compromettre la stabilité des constructions sur les terrains contigus, alors même que les travaux projetés comprendraient une intervention dans les tréfonds, les dispositions du c) de l'article UG 2.1 s'appliquent à la mise en œuvre du permis de construire et ne conditionnent pas sa légalité. Les requérants ne peuvent donc utilement s'en prévaloir.
En ce qui concerne le moyen tiré de la violation de l'article UG 7.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la Ville de Paris :
14. Aux termes de l'article UG. 7 du règlement du PLU : 7.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la ville de Paris : " Nonobstant les dispositions du présent article UG. 7 et de l'article UG. 10.3, l'implantation d'une construction en limite séparative peut être refusée si elle a pour effet de porter gravement atteinte aux conditions d'éclairement d'un immeuble voisin ou à l'aspect du paysage urbain, et notamment à l'insertion de la construction dans le bâti environnant. / A l'intérieur de la bande E, les parties de constructions à édifier en bordure de voie doivent en principe être implantées en limite séparative, sauf dispositions contraires indiquées aux documents graphiques du règlement. Toutefois, dans certaines configurations, en particulier lorsqu'une échappée visuelle sur un espace libre le justifie, l'implantation en limite séparative peut ne pas être imposée. Les façades ou parties de façades des constructions à édifier à l'intérieur ou à l'extérieur de la bande E* doivent respecter les dispositions qui suivent. 1°- Façade ou partie de façade comportant des baies* constituant l'éclairement premier de pièces principales* : Lorsqu'une façade ou une partie de façade à édifier en vis-à-vis d'une limite séparative comprise ou non dans la bande E* comporte une ou plusieurs baies constituant l'éclairement premier de pièces principales, elle doit respecter, au droit de cette limite, un prospect minimal de 6 mètres () Toute pièce principale doit être éclairée par au moins une baie comportant une largeur de vue égale à 4 mètres au minimum ".
15. Au sens de ces dispositions, l'atteinte grave aux conditions d'éclairement suppose une obstruction significative de la lumière, qui ne saurait se réduire à une simple perte d'ensoleillement.
16. D'une part, si les requérants soutiennent que la dépose des deux balcons existants et la création de trois nouveaux balcons sur la façade côté cour de l'immeuble du 129 rue de Charonne auront pour conséquence une atteinte grave aux conditions d'éclairement de l'immeuble situé au 127 de la même rue, ils n'apportent aucun élément susceptible de l'établir. D'autre part, s'il est constant que la terrasse, désignée par les requérants comme un " renfoncement " situé au R+1 de l'immeuble, au demeurant déjà existante, est implantée en retrait par rapport à la limite séparative, il ressort des pièces du dossier qu'elle permet de respecter les règles de prospect. Ainsi, cette branche du moyen tiré de la violation de l'article UG 7.1 doit être écartée.
17. Aux termes des dispositions de l'article UG 7 du règlement du PLU : " Les travaux projetés sur une construction existante non conforme aux dispositions du présent article sont soumis aux conditions énoncées au § VI des dispositions générales ci-avant ". Aux termes des dispositions générales de ce règlement : " VI - Application du règlement aux constructions existantes 1°- Dispositions générales : Lorsqu'une construction existante n'est pas conforme aux dispositions applicables dans la zone où elle se situe, l'autorisation d'exécuter des travaux ne peut être accordée que pour des travaux qui n'aggravent pas la non-conformité de la construction avec ces dispositions ou sont sans effet à leur égard. ".
18. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que le projet autorisé ne prévoit aucune modification des baies de l'immeuble. Ainsi, et dès lors que les balcons ne sont pas soumis au respect de la règle de prospect de six mètres par rapport à la limite séparative, le moyen tiré de la méconnaissance de cette règle doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la violation des articles UG 10.3 et UG 11.2.2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la Ville de Paris :
19. Aux termes de l'article UG 10.3.1 du règlement du PLU : " 1°- Gabarit-enveloppe à l'intérieur de la bande E* : Les façades ou parties de façade comportant des baies constituant l'éclairement premier de pièces principales en vis-à-vis d'une limite séparative située ou non dans la bande E sont assujetties à un gabarit-enveloppe constitué d'une verticale limitée par l'horizontale du gabarit-enveloppe défini en bordure de voie, élevé à 6 mètres de cette limite. Le point d'attache du gabarit-enveloppe est pris à 6 mètres de la limite séparative, au même niveau que celui du gabarit-enveloppe défini en bordure de voie. ". Aux termes de l'article UG 11.2.2 du même règlement : " 1°- Verticale du gabarit-enveloppe : Les saillies sont autorisées par rapport au plan des façades inscrites à l'intérieur des gabarits-enveloppes définis aux articles UG.10.3 et UG.10.4, à condition : - qu'elles ne portent pas atteinte à l'éclairement des locaux () ".
20. D'une part, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 17 et 18 et dès lors que le projet contesté n'a pas pour effet de modifier l'enveloppe de l'immeuble du 129 rue de Charonne, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté du 13 novembre 2019 aggrave la méconnaissance de l'article UG 10.3.1 du règlement du PLU. D'autre part, ainsi qu'il a été dit au point 16, les requérants ne documentent d'aucun manière leurs allégations selon lesquelles les balcons projetés porteront davantage atteinte à l'éclairement des locaux que ceux déjà existants. Ainsi, ils ne sont pas davantage fondés à soutenir que le projet contesté méconnaît la combinaison des articles UG 10.3.1 et UG 11.2.2 du règlement du PLU et le moyen ainsi invoqué doit être écarté.
21. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par la société Aiminus Patrimoine et la Ville de Paris, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 13 novembre 2019 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
22. Il y a lieu de mettre à la charge solidaire de Mme I C, M. H N, M. M G, Mme F A, M. O E, Mme B L et Mme J D une somme de 1 500 euros à verser à la société Aiminus Patrimoine au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces mêmes dispositions font obstacle à qu'il soit mis à la charge de la Ville de Paris, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais exposés par les requérants.
D E C I D E :
Article 1er : La requête n°2017392 est rejetée.
Article 2 : Mme I C, M. H N, M. M G, Mme F A, M. O E, Mme B L et Mme J D verseront à la société Aiminus Patrimoine une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires du 127 rue de Charonne, à Mme I C, M. H N, M. M G, Mme F A, M. O E, Mme B L, Mme J D, à la société Aiminus Patrimoine et à la Ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Viard, présidente,
M. Perrot, conseiller,
M. Palla, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2022.
Le rapporteur,
V. Perrot
La présidente,
M-P. VIARDLa greffière,
L. THOMAS
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026