LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2018030

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2018030

vendredi 9 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2018030
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET CASSEL (SELAFA)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 novembre 2020, M. B D A C, représenté par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du ministre de l'éducation nationale du 16 juin 2020 l'affectant à compter du 1er septembre 2020 au collège Georges Méliès à Paris (75019), la décision du

17 juillet 2020 rejetant son recours gracieux ainsi que l'ensemble des décisions individuelles de nomination de ses collègues à compter du 1er septembre 2020 sur les postes ayant fait l'objet de ses vœux ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale de réexaminer sa situation, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la date de notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision du 16 juin 2020 ne comporte ni le nom de son auteur ni sa signature manuscrite en méconnaissance de l'alinéa 1 de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;

- elles sont entachées d'une erreur dans l'attribution du nombre de points dont il bénéficie selon le barème applicable ;

- elles méconnaissent les dispositions de l'article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relative à la fonction publique d'Etat et les dispositions de l'article 4 et de l'article 16-1 du décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré.

Par un mémoire, enregistré le 14 décembre 2020, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports fait valoir qu'en application de l'article D. 222-35 du code de l'éducation, le recteur de l'académie de Paris est seul compétent pour présenter, dans cette affaire, des observations en défense au nom de l'Etat.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2021, le recteur de la région académique d'Ile-de-France, recteur de l'académie de Paris, conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient qu'ayant obtenu une affectation à titre définitif au lycée Claude Bernard (Paris 16ème) à compter du 1er septembre 2021, l'un des vœux formulé lors de sa participation aux opérations du mouvement en 2020, M. A C n'a plus d'intérêt à agir contre une décision d'affectation au collège Georges Méliès, l'affectation au lycée Claude Bernard à partir du 1er septembre 2021 privant d'effet utile la contestation de la décision d'affectation au collège Georges Méliès à partir du 1er septembre 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Kanté, première conseillère,

- et les conclusions de M. Schaeffer, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B D A C, professeur agrégé en mathématiques a participé au mouvement inter-académique organisé en 2020 et a formulé six vœux afin d'être affecté dans un établissement de l'académie de Paris (le lycée Henri IV - Paris 5ème, le lycée Louis-le-Grand - Paris 5ème, le lycée Victor Hugo - Paris 3ème, le lycée Jean-Baptiste Say - Paris 16ème, le lycée Claude Bernard - Paris 16ème et le lycée Claude Monet - Paris 13ème). Par une décision du

16 juin 2020, il a été affecté au collège Georges Méliès (Paris 19ème arrondissement) à compter du 1er septembre 2020. Par recours gracieux du 3 juillet 2020, il a sollicité le retrait de cette décision. L'administration a rejeté sa demande le 17 juillet 2020. M. A C demande l'annulation des décisions du 16 juin 2020 et 17 juillet 2020 ainsi que celle de l'ensemble des décisions individuelles de nomination de ses collègues à compter du 1er septembre 2020 sur les postes ayant fait l'objet de ses vœux.

Sur l'exception de non-lieu :

2. Le recteur de l'académie de Paris fait valoir que M. A C ayant participé au mouvement intra-académique pour l'année 2021 et obtenu une affectation à titre définitif au lycée Claude Bernard (Paris 16ème) à compter du 1er septembre 2021, l'un des vœux formulé lors de sa participation aux opérations du mouvement en 2020, son affectation dans ce lycée à compter de cette date prive d'effet utile la contestation de la décision d'affectation au collège Georges Méliès à partir du 1er septembre 2020 de sorte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.

3. Toutefois, la décision du 16 juin 2020 qui a affecté M. A C au collège Georges Méliès à compter du 1er septembre 2020, qui a produit effet jusqu'au 31 août 2021, ne peut être regardée comme ayant été retirée par la décision, prise à la suite du mouvement intra-académique pour l'année 2021, affectant M. A C au lycée Claude-Bernard à compter du 1er septembre 2021 seulement. Il suit de là que la requête n'a pas perdu son objet en cours d'instance. Il y a lieu, dès lors, d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions individuelles de nomination :

4. Les conclusions tendant à l'annulation des décisions individuelles de nomination ne sont pas assorties des précisions suffisantes permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Elles doivent, par suite, être rejetées.

En ce qui concerne les décisions des 16 juin 2020 et 17 juillet 2020 :

5. Aux termes de l'article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relative à la fonction publique d'Etat : " I. - L'autorité compétente procède aux mutations des fonctionnaires en tenant compte des besoins du service. / II. - Dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service et sous réserve des priorités instituées à l'article 62 bis, les affectations prononcées tiennent compte des demandes formulées par les intéressés et de leur situation de famille. (). / III. - L'autorité compétente peut définir, dans des conditions prévues par décret en Conseil d'Etat, des durées minimales et maximales d'occupation de certains emplois. / IV. - Les décisions de mutation tiennent compte, dans des conditions prévues par décret en Conseil d'Etat, des lignes directrices de gestion en matière de mobilité prévues à l'article 18 de la présente loi. Dans le cadre de ces lignes directrices, l'autorité compétente peut, sans renoncer à son pouvoir d'appréciation, définir des critères supplémentaires établis à titre subsidiaire. Elle peut notamment conférer une priorité au fonctionnaire ayant exercé ses fonctions pendant une durée minimale dans un territoire ou dans une zone rencontrant des difficultés particulières de recrutement ou au fonctionnaire ayant la qualité de proche aidant au sens de la sous-section 3 de la section 1 du chapitre II du titre IV du livre Ier de la troisième partie du code du travail. /V. - Dans les administrations ou services dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat, les mutations peuvent être prononcées dans le cadre de tableaux périodiques de mutations. Dans les administrations ou services où sont dressés des tableaux périodiques, l'autorité compétente peut procéder à un classement préalable des demandes de mutation à l'aide d'un barème rendu public. Le recours à un tel barème constitue une mesure préparatoire et ne se substitue pas à l'examen de la situation individuelle des agents. Ce classement est établi dans le respect des priorités définies au II du présent article ". Aux termes de l'article 4 du décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs agrégés de l'enseignement du second degré : " Les professeurs agrégés participent aux actions d'éducation principalement en assurant un service d'enseignement. Dans ce cadre, ils assurent le suivi individuel et l'évaluation des élèves et contribuent à les conseiller dans le choix de leur projet d'orientation. Ils assurent leur service dans les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les classes de lycée, dans des établissements de formation et, exceptionnellement, dans les classes de collège. () ". Aux termes de l'article 16-1 du même décret : " Pour prononcer les affectations, il est tenu compte, dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service, des priorités prévues par l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 précitée et, en outre, des critères de priorité suivants : / 1° La situation de l'agent qui sollicite un rapprochement avec le détenteur de l'autorité parentale conjointe dans l'intérêt de l'enfant ; / 2° La situation de l'agent affecté dans un territoire ou une zone rencontrant des difficultés particulières de recrutement ; / 3° La situation de l'agent affecté dans un emploi supprimé en raison d'une modification de la carte scolaire ;/4° Le caractère répété d'une même demande de mutation ainsi que son ancienneté ; /5° L'expérience et le parcours professionnel de l'agent. Les demandes de mutation sont classées préalablement à l'aide d'un barème rendu public ".

6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'administration a admis, dans une correspondance du 3 septembre 2020, ainsi que le soutient M. A C, qu'il était au titre du barème établi tantôt titulaire de 332 points (en ce qui concerne les lycées Henri IV et Louis-le-Grand) tantôt titulaire de 232 points (en ce qui concerne les lycées Victor Hugo, Jean-Baptiste Say, Claude Bernard et Claude Monet), ce qui est contradictoire et entache nécessairement le classement de M. A C d'erreur de fait au regard des dispositions précitées.

7. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, M. A C est fondé à demander l'annulation de la décision du 16 juin 2020 l'affectant à compter du 1er septembre 2020 au collège Georges Méliès à Paris (75019) et de la décision du 17 juillet 2020 rejetant son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

8. Eu égard aux effets de l'annulation prononcée et M. A C ayant été affecté, à titre définitif, à compter du 1er septembre 2021, au lycée Claude Bernard (Paris 16ème), le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

9. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à M. A C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er : Les décisions du ministre de l'éducation nationale du 16 juin 2020 et du

17 juillet 2020 affectant M. A C à compter du 1er septembre 2020 au collège Georges Méliès à Paris (75019) sont annulées.

Article 2 : L'Etat versera à M. A C la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B D A C, au recteur de la région académique d'Ile-de-France, recteur de l'académie de Paris, et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Aubert, présidente,

M. Julinet, premier conseiller,

Mme Kanté, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2022.

La rapporteure,

C. KantéLa présidente,

S. Aubert

La greffière,

S. Porrinas

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions