jeudi 15 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2018895 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | SCP UHRY D'ORIA GRENIER - Membre de l'AARPI SMITH D'ORIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoire enregistrés le 13 novembre 2020, le 29 juin 2022 et le
6 février 2023, Mme AB W, représentée par Me Grenier, demande au tribunal :
1°) d'ordonner, avant dire droit, au ministre du travail de produire les arrêtés de nomination des agents figurant au tableau d'avancement au grade de directeur adjoint du travail au titre de l'année 2020 et les trois dernières fiches d'évaluation de ces agents ;
2°) à titre principal, d'annuler la décision implicite par laquelle la ministre du travail a rejeté son recours gracieux visant à réviser le tableau d'avancement au grade de
directeur adjoint du travail pour l'année 2020 et à l'inscrire sur la liste des agents promus ;
3°) à titre subsidiaire, d'annuler l'arrêté du 13 février 2020 portant inscription sur le
tableau d'avancement au grade de directeur adjoint du travail au titre de l'année 2020 et les décisions individuelles de promotion des agents figurant audit tableau ;
4°) d'enjoindre au ministre du travail de l'inscrire au tableau d'avancement au grade de directeur adjoint du travail au titre de l'année 2020, dans un délai de 8 jours à compter de la date de notification du présent jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
5°) de constater qu'il n'y a plus lieu de juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 7 726,84 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'administration ayant promu, de manière rétroactive, la requérante au grade de directeur adjoint du travail au titre de l'année 2020 et ayant reconstitué la carrière de la requérante en conséquence, il n'y a plus lieu de statuer que sur les conclusions tendant à la condamnation aux frais d'instance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- l'absence de promotion est entachée d'un vice de procédure et d'une erreur de droit, dès lors que le service des ressources humaines a omis de soumettre son dossier à la commission administrative paritaire alors qu'elle remplissait les conditions pour être promue ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, méconnaît les dispositions des articles 14 du décret du 20 août 2003 et 58 de la loi du 11 janvier 1984 et procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît le principe d'égalité de traitement des agents publics.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mai 2022, le ministre du travail, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par un mémoire récapitulatif du 10 février 2023, Mme X, représentée par
Me Grenier, demande au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer sur ses demandes principales et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 7 726,84 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La procédure a été communiquée à Mme G, à M. I, à Mme P, à Mme M, à Mme H, à M. AW, à M. C, à M. AQ, à Mme BL, à M. AO, à Mme BK, à M. B, à Mme AY, à M. BD, à Mme AM, à M. A, à Mme AU, à Mme AX, à M. F, à Mme E, à M. V, à Mme AR, à Mme AD, à Mme BH, à Mme BM, à M. AG, à Mme AA, à Mme AC, à M. BE, à Mme AE, à M. AT, à Mme AL, à Mme O, à M. AV, à M. BN, à Mme U, à Mme K, à M. AS, à Mme AZ, à Mme BO, à M. Z, à Mme N, à Mme AK, à M. AI, à Mme Y, à Mme S, à M. D, à Mme AP, à M. L, à Mme BG, à Mme R, à M. Q, à Mme AJ, à M. AN, à Mme BA, à Mme BI, à Mme T, à Mme BJ, à M. BB, à Mme BC, à Mme BF, à Mme AF, à Mme AH et à M. J, qui n'ont pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 20 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au
15 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hélard,
- et les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme X, inspectrice du travail depuis le 9 décembre 2013, exerce les fonctions de responsable de l'unité de contrôle des 5ème, 6ème et 7ème arrondissements de Paris au sein de la l'unité départementale de Paris de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi d'Île-de-France. Le 13 février 2020, le ministre du travail a arrêté la liste des inspecteurs du travail promus au grade de directeur adjoint du travail au titre de l'année 2020, sur laquelle ne figurait pas Mme X. Cette dernière a effectué un recours gracieux le 27 février 2020 et le 19 mai suivant. Par une requête et des mémoires enregistrés le 13 novembre 2020, le 29 juin 2022 et le 6 février 2023, Mme X demandait, à titre principal, l'annulation du tableau d'avancement, dans son intégralité et en tant qu'elle n'y figurait pas, ainsi que celle des arrêtés individuels de nomination des agents figurant au tableau.
2. Par trois arrêtés du 27 janvier 2023, pris en cours d'instance, le ministre du travail a promu, de manière rétroactive, Mme X au grade de directeur adjoint du travail au titre de l'année 2020, et a reconstitué sa carrière en conséquence. Par suite, Mme X qui, en réponse à une demande de production d'un mémoire récapitulatif, ne maintient que des conclusions à fin de non-lieu, compte tenu des décisions prises en cours d'instance, doit être regardée comme s'étant désistée de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction ainsi que de ses conclusions tendant à la production, par un jugement avant-dire-droit, de pièces complémentaires.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à Mme X au titre des frais qu'elle a exposés dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme X de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction ainsi que de ses conclusions tendant à la production, par un jugement avant-dire-droit, de pièces complémentaires.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à Mme W au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme AB W, au ministre du travail, à Mme G, à M. I, à Mme P, à Mme M, à Mme H, à M. AW, à M. C, à M. AQ, à Mme BL, à M. AO, à Mme BK, à M. B, à Mme AY, à M. BD, à Mme AM, à M. A, à Mme AU, à Mme AX, à M. F, à Mme E, à M. V, à Mme AR, à Mme AD, à Mme BH, à Mme BM, à M. AG, à Mme AA, à Mme AC, à M. BE, à Mme AE, à M. AT, à Mme AL, à Mme O, à M. AV, à M. BN, à Mme U, à Mme K, à M. AS, à Mme AZ, à Mme BO, à M. Z, à Mme N, à Mme AK, à M. AI, à Mme Y, à Mme S, à M. D, à Mme AP, à M. L, à Mme BG, à Mme R, à M. Q, à Mme AJ, à M. AN, à Mme BA, à Mme BI, à Mme T, à Mme BJ, à M. BB, à Mme BC, à Mme BF, à Mme AF, à Mme AH et à M. J.
Délibéré après l'audience du 1er juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gros, président,
M. Feghouli, premier conseiller,
M. Hélard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2023.
Le rapporteur,
R. HELARD
Le président,
L. GROSLe greffier,
S. PORRINAS
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/5-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026