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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2019470

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2019470

jeudi 13 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2019470
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET WOOG & ASSOCIES (SCP)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 novembre 2020 et 29 avril 2022, M. D E, représenté par Me Woog, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 février 2020 par lequel la maire de Paris a délivré à Mme A un permis de construire n° PC 075 108 19 V0047 en vue de la surélévation d'une maison d'habitation dans un immeuble situé en fond de cour au 11 bis rue de Vézelay dans le 8ème arrondissement de Paris ;

2°) de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est recevable et il a intérêt à agir ;

- l'arrêté méconnaît l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme ;

- le dossier de demande de permis de construire était incomplet ;

- une étude de structure était nécessaire pour un tel projet de surélévation ;

- la maire de la Ville de Paris ne pouvait délivrer l'autorisation litigieuse dès lors qu'elle repose sur une construction irrégulière ;

- l'arrêté méconnaît l'article UG. 7.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris ;

- il méconnaît l'article UG. 11.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris ;

- il méconnaît l'article UG. 12.3 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris.

Par des mémoires enregistrés les 10 février et 18 mai 2022, Mme C A, représentée par Me Richier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. E.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que M. E n'a pas intérêt à agir contre la décision attaquée ;

- les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 juin 2022, la maire de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le règlement du plan local d'urbanisme de Paris ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de Mme Baratin, rapporteure publique,

- et les observations de Me Panzani, représentant M. E et de Me Richier, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 28 février 2020, la maire de Paris a délivré à Mme A un permis de construire n° PC 075 108 19 V0047 en vue de la surélévation d'une maison d'habitation dans un immeuble situé en fond de cour au 11 bis rue de Vézelay dans le 8ème arrondissement de Paris. Par sa requête, M. D E demande l'annulation de cet arrêté.

Sur le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme :

2. Aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique ". Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 431-5 du même code : " La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis ". En vertu de l'article R. 431-4 du même code, le dossier est réputé complet lorsqu'il comprend les informations et pièces limitativement énumérées aux articles R. 431-5 à R. 431-33-1, aucune autre information ou pièce ne pouvant être exigée par l'autorité compétente. Par ailleurs, comme le rappelle le dernier alinéa de l'article A. 428-4 du même code, le permis est délivré sous réserve du droit des tiers, il vérifie la conformité du projet aux règles et servitudes d'urbanisme, il ne vérifie pas si le projet respecte les autres réglementations et les règles de droit privé. Toute personne s'estimant lésée par la méconnaissance du droit de propriété ou d'autres dispositions de droit privé peut donc faire valoir ses droits en saisissant les tribunaux civils, même si le permis respecte les règles d'urbanisme.

3. Il résulte de ces dispositions que, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme selon laquelle il remplit les conditions fixées par l'article R. 423-1 du même code doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande. Il résulte également de ces dispositions qu'une demande d'autorisation d'urbanisme concernant un terrain soumis au régime juridique de la copropriété peut être régulièrement présentée par son propriétaire, son mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par lui à exécuter les travaux, alors même que la réalisation de ces travaux serait subordonnée à l'autorisation de l'assemblée générale de la copropriété, une contestation sur ce point ne pouvant être portée, le cas échéant, que devant le juge judiciaire. Une telle contestation ne saurait, par elle-même, caractériser une fraude du pétitionnaire entachant d'irrégularité la demande d'autorisation d'urbanisme.

4. En l'espèce, au sein de son dossier de demande de permis de construire, la pétitionnaire atteste avoir qualité pour faire cette demande, remplissant ainsi les conditions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

Sur le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire :

5. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

6. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / () ".

7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la pétitionnaire a joint à sa demande un plan de masse des constructions, dans l'état existant et dans l'état projeté, cotés à 1/200ème, ainsi qu'un plan de coupe du terrain et de la construction, dans ces deux états, coté à 1/100ème et deux séries de plans des toitures dans ces deux états, l'une coté à 1/100ème et l'autre à 1/50ème. En outre, la pièce PC1 permet de visualiser l'angle de prise de vue des documents photographiques PC7 et PC8 représentant le projet dans son environnement proche et dans son environnement lointain. L'ensemble de ces documents a permis aux services instructeurs d'apprécier le projet dans ses trois dimensions.

8. D'autre part, concernant la végétalisation de la toiture, il ressort des pièces du dossier que la pétitionnaire a produit, outre un plan de masse des constructions projetées, légendé pour apporter des précisions quant aux plantations, et un plan des toitures, comme il a été dit au point précédent, une " notice explicative réaménagement paysager ", qui apporte de nombreuses indications détaillées quant à la toiture végétalisée. Le requérant ne précise pas en quoi celles-ci seraient insuffisantes, y compris dans un secteur de mise en valeur du végétal. Dans ces conditions, la première branche du moyen tiré de l'incomplétude du dossier doit être écartée.

9. En second lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / () / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".

10. D'une part, il ressort des dispositions précitées que n'est exigé la production que d'un plan de coupe, celui-ci devant faire apparaitre clairement l'implantation de la construction par rapport au terrain. Il ressort des pièces du dossier qu'un plan de coupe PC3 a effectivement été joint à la demande de permis de construire par la pétitionnaire et qu'il satisfait aux exigences posées par les dispositions rappelées au point précédent. Au demeurant, sont également joints au dossier plusieurs plans de façades qui permettent d'apprécier les volumes projetés sous différents angles de vue.

11. D'autre part, concernant les angles de vue, il ressort des photographies jointes qu'a effectivement été représenté le projet dans son environnement proche et dans son environnement lointain, respectivement par les pièces PC7 et PC8 et qu'en outre, comme il a été dit au point 7, l'angle de prise de vue de ces documents est figuré au sein du plan de situation PC1. Il ressort également des pièces du dossier que l'ensemble des angles de vue, permettant d'apprécier la construction projetée, située en cœur d'ilot, dans toutes les dimensions, ont donné lieu à des représentations, par l'intermédiaire de documents photographiques, de plans de coupe, de plans de façade ou de documents graphiques de type photomontages.

12. Enfin, il ressort des nombreux photomontages, des photographies PC7 et PC8, et du plan de masse des constructions en l'état projeté, légendé, que les services instructeurs ont pu apprécier le traitement des accès et du terrain concernant le projet en litige.

13. Le dossier de permis de construire comportait ainsi l'ensemble des documents permettant aux services instructeur d'apprécier la conformité du projet à la réglementation applicable et le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande d'autorisation d'urbanisme doit être écarté dans son ensemble.

Sur le moyen tiré de la nécessité d'une étude de structure :

14. Les requérants ne peuvent utilement se prévaloir d'une notice explicative mise en ligne par la Ville de Paris pour donner des conseils aux habitants qui envisagent de surélever leur immeuble. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier, notamment de la notice architecturale PC4 ainsi que des documents graphiques du règlement du plan local d'urbanisme de Paris, que le projet en litige n'est pas situé sur une parcelle incluse dans le périmètre de consultation de l'inspection générale des carrières, n'étant ni situé dans une zone d'anciennes carrières souterraines, ni dans la zone comportant des poches de gypse antéludien, ni dans la zone supplémentaire comportant des poches de gypse antéludien. Ainsi que le fait valoir la Ville de Paris en défense, le projet n'est pas exposé à un risque sérieux d'affaissement et le service instructeur ne pouvait dès lors pas demander à la pétitionnaire de produire une étude du sous-sol. Le moyen doit donc être écarté.

Sur le moyen tiré de l'irrégularité de la construction existante :

15. D'une part, lorsqu'une construction a fait l'objet de transformations sans les autorisations d'urbanisme requises, il appartient au propriétaire qui envisage d'y faire de nouveaux travaux de déposer une déclaration ou de présenter une demande de permis portant sur l'ensemble des éléments de la construction qui ont eu ou auront pour effet de modifier le bâtiment tel qu'il avait été initialement approuvé ou de changer sa destination. Il en va ainsi même dans le cas où les éléments de construction résultant de ces travaux ne prennent pas directement appui sur une partie de l'édifice réalisée sans autorisation.

16. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : / () / c) Les travaux ayant pour effet de modifier les structures porteuses ou la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination entre les différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ; / () / Pour l'application du c du présent article, les locaux accessoires d'un bâtiment sont réputés avoir la même destination que le local principal ".

17. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment des documents photographiques et de la fiche immeuble du service de la Publicité foncière produite par le requérant, que le bâtiment objet de l'autorisation contestée est utilisé en tant qu'habitation. La circonstance qu'une partie de cette construction a, par le passé, accueilli une écurie ne fait pas obstacle à ce que le bâtiment soit utilisé à titre principal en tant qu'habitation. En application des dispositions précitées de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme, l'affectation du bâtiment en litige, à titre principal, à destination d'habitation rend inutile tout changement de destination. En outre, au demeurant, une " écurie " ne constitue pas une destination au sens des articles R. 151-27 et R. 151-28 du code de l'urbanisme. Par suite, contrairement à ce que soutient M. E, il n'était pas nécessaire que la pétitionnaire demande la régularisation de la construction existante en s'assurant du changement de destination de " écurie " à " habitation ", celle-ci n'étant entachée d'aucune irrégularité. Le moyen doit être écarté.

Sur le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions d'UG. 7.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris :

18. Aux termes de l'article UG 7.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris : " Nonobstant les dispositions du présent article UG.7 et de l'article UG.10.3, l'implantation d'une construction en limite séparative peut être refusée si elle a pour effet de porter gravement atteinte aux conditions d'éclairement d'un immeuble voisin ou à l'aspect du paysage urbain, et notamment à l'insertion de la construction dans le bâti environnant () ".

19. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que l'appartement du requérant est éclairé par la cour intérieure, la cour du fond et une courette attenant à la cage d'escalier de son immeuble et, d'autre part, que la construction en litige aura pour effet de diminuer l'éclairage naturel en provenance de la cour du fond. Toutefois, d'une part, l'impact du projet, situé au nord-nord-ouest par rapport à la courette en cause sera limité puisqu'il n'affectera aucunement la lumière du sud-ouest. D'autre part, si M. E soutient qu'il s'agit de la principale source de lumière naturelle de l'appartement et notamment de la cuisine et de la salle à manger, il ne l'établit pas par les pièces qu'il produit. En particulier, seule la fenêtre de la salle de bain, qui n'est pas une pièce principale au sens des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de Paris mais un jour de souffrance offrant peu de luminosité, est produite. En outre, il ressort de la configuration des lieux que, par les ouvertures en cause, les appartements de l'immeuble du requérant reçoivent déjà un éclairement rendu modeste par la taille de la cour du fond. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet en litige porterait une atteinte grave aux conditions d'éclairement des immeubles voisins et, notamment, des pièces principales. Enfin, et en tout état de cause, le permis de construire est délivré sous réserve des droits des tiers. Par suite, le moyen doit être écarté.

Sur le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions d'UG. 11. 1 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris :

20. Aux termes de l'article UG. 11.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris : " () Les matériaux apparents et les dispositifs permettant d'assurer leur végétalisation en façade et en toiture doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de leur conserver, de façon permanente, un aspect satisfaisant et respectueux du caractère des lieux () ".

21. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment du plan des toitures élargi à l'état projeté, que toutes les espèces végétales choisies pour constituer la toiture végétalisée sont, conformément à ce qui est indiqué dans la " notice explicative réaménagement paysager ", des plantes rustiques qui résistent à la sécheresse comme au froid et demandent ainsi très peu d'entretien. En outre, l'antennaria dioica, dont la plantation est prévue, dispose d'un feuillage persistant qui permettra à la toiture de conserver un aspect satisfaisant tout au long de l'année. Ce faisant, la pétitionnaire s'est assurée de la végétalisation pérenne du toit projeté, conformément aux dispositions précitées et le moyen doit être écarté.

Sur le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions d'UG. 12.3 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris :

22. Aux termes de l'article UG. 12.3 du règlement du plan local d'urbanisme de Paris : " Les normes déterminant ci-après la surface des aires de stationnement des vélos et des poussettes ou le nombre d'emplacements s'appliquent à la création de surfaces de plancher de plus de 250 m2 ".

23. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige prévoit la création d'une surface de plancher inférieure à celle mentionnée par les dispositions précitées. Par suite, le requérant ne peut utilement faire valoir que le projet devait comporter un local à vélo et le moyen doit être écarté.

24. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer par la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fins d'annulation de M. E contre l'arrêté du 28 février 2020 doivent être rejetées.

Sur les frais de procès :

25. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présence instance, la somme demandée par M. E au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de M. E le paiement à Mme A d'une somme de 1 500 euros au titre des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée

Article 2 : M. E versera une somme de 1 500 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D E, à Mme C A et à la maire de Paris.

Délibéré après l'audience du 29 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Viard, présidente,

M. Perrot, conseiller,

M. Palla, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.

Le rapporteur,

F. B

La présidente,

M-P. VIARD La greffière,

L. THOMAS

La République mande et ordonne au préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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