mercredi 26 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2021198 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | OFFICIO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 décembre 2020 et le 27 juin 2022, Mme C D, représentée par la SCP KPL Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler le compte-rendu d'entretien professionnel dont elle a fait l'objet au titre de l'année 2019, ensemble la décision du 29 juin 2020 rejetant sa demande de révision ;
2°) d'enjoindre à la caisse des dépôts et consignations de modifier son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2019 ;
3°) de mettre à la charge de la caisse des dépôts et consignations la somme de
2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- aucune réponse n'a été apportée à sa demande de révision ;
- il n'est pas démontré que des éléments d'information auraient été communiqués à la commission administrative paritaire qui s'est réunie le 18 juin 2020 ;
- elle ne s'est pas vue notifier de compte-rendu définitif de son entretien professionnel ;
- son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2019 et la décision rejetant sa demande de révision sont entachés d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que :
* à la suite de l'évolution de son poste de rédacteur en acheteur-rédacteur, elle a été conduite à développer des compétences spécifiques qui ont été sous-évaluées ; la compétence " SP011 - Assurer la sécurité juridique " aurait dû passer de C à D au regard du référentiel des emplois et des compétences ;
* la compétence " SP06 - Gérer les achats " aurait dû passer de C à D au regard du référentiel des emplois et des compétences ;
* il n'a pas été tenu compte de l'évolution de son poste alors que, au cours de l'année 2019, elle a pris en charge de nouvelles missions en qualité d'acheteur-rédacteur ;
* son inscription au tableau d'avancement a été refusée alors qu'elle avait été proposée au titre des années 2016 à 2018 à l'avancement au grade d'attachée d'administration hors classe ;
- son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2019 ne comporte aucun grief.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2022, la caisse des dépôts et consignations, représentée par M. A, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête de Mme D est irrecevable dès lors qu'elle a saisi la commission administrative paritaire au-delà du délai d'un mois prévu par l'article 6 du décret du
28 juillet 2010 ;
- les moyens de la requête de Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;
- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'Etat ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Lamy, rapporteur public,
- et les observations de Me A, avocat de la caisse des dépôts et consignations.
Considérant ce qui suit :
1. Mme Tcherkezian, greffière en chef du ministère de la justice depuis le 12 décembre 1984, a été détachée auprès de la caisse des dépôts et consignations en qualité d'attachée principale d'administration le 10 septembre 2007 avant d'y être intégrée le 1er mars 2015. Le 5 février 2020, elle a été reçue en entretien par son supérieur hiérarchique pour son évaluation au titre de l'année 2019. Son compte-rendu d'entretien professionnel lui a été notifié le 21 février 2020. Par la présente requête, Mme D demande au tribunal d'annuler ce compte-rendu et de la décision par laquelle la caisse des dépôts et consignations a refusé de procéder à sa révision.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense par la caisse des dépôts et consignations :
2. Aux termes de l'article 17 de la loi du 13 juillet 1983 visée ci-dessus : " Les notes et appréciations générales attribuées aux fonctionnaires et exprimant leur valeur professionnelle leur sont communiquées. / Les statuts particuliers peuvent ne pas prévoir de système de notation ".
3. Aux termes de l'article 55 de la loi 11 janvier 1984 visée ci-dessus : " Par dérogation à l'article 17 du titre Ier du statut général, l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct. / Toutefois, les statuts particuliers peuvent prévoir le maintien d'un système de notation. / A la demande de l'intéressé, la commission administrative paritaire peut demander la révision du compte rendu de l'entretien professionnel ou de la notation. / Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application du présent article. ".
4. Aux termes de l'article 4 du décret du 28 juillet 2010 susvisé : " Le compte rendu de l'entretien professionnel est établi et signé par le supérieur hiérarchique direct du fonctionnaire. Il comporte une appréciation générale exprimant la valeur professionnelle de ce dernier. / Il est communiqué au fonctionnaire qui le complète, le cas échéant, de ses observations. / Il est visé par l'autorité hiérarchique qui peut formuler, si elle l'estime utile, ses propres observations. / Le compte rendu est notifié au fonctionnaire qui le signe pour attester qu'il en a pris connaissance puis le retourne à l'autorité hiérarchique qui le verse à son dossier ". Aux termes de l'article 6 de ce décret : " L'autorité hiérarchique peut être saisie par le fonctionnaire d'une demande de révision du compte rendu de l'entretien professionnel. / Ce recours hiérarchique est exercé dans un délai de quinze jours francs à compter de la date de notification à l'agent du compte rendu de l'entretien. L'autorité hiérarchique notifie sa réponse dans un délai de quinze jour francs à compter de la date de réception de la demande de révision du compte rendu de l'entretien professionnel. / Les commissions administratives peuvent, à la requête de l'intéressé, sous réserve qu'il ait au préalable exercé le recours mentionné à l'alinéa précédent, demander à l'autorité hiérarchique la révision du compte rendu de l'entretien professionnel. Dans ce cas, communication doit être faite aux commissions de tous éléments utiles d'information. Les commissions administratives paritaires doivent être saisies dans un délai d'un mois à compter de la date de notification de la réponse formulée par l'autorité hiérarchique dans le cadre du recours. / L'autorité hiérarchique communique au fonctionnaire, qui en accuse réception, le compte rendu définitif de l'entretien professionnel. ". Ces dispositions relatives au délai de saisine des commissions administratives paritaires, ne concernent que les décisions prises par l'autorité hiérarchique saisie de demandes de révision des compte-rendus d'entretiens professionnels ayant fait l'objet d'une notification et ne sont pas applicables aux décisions implicites rejetant de telles demandes qui, par définition, ne font l'objet d'aucune notification.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le compte-rendu de l'entretien professionnel de Mme D au titre de l'année 2019, réalisé le 5 février 2020, lui a été notifié le 21 février 2020. Par un courrier du 2 mars 2020, Mme D a sollicité de son supérieur hiérarchique direct, dans le délai prévu par les dispositions précitées, qu'il procède à la révision de ce compte-rendu. Il est constant qu'aucune réponse ne lui a été apportée et que sa demande a été implicitement rejetée. Par un courrier du 28 mai 2020, Mme D a saisi la commission administrative paritaire compétente. Le 18 juin 2020, la commission administrative paritaire a émis l'avis de ne pas réviser le compte-rendu d'entretien professionnel de Mme D au titre de l'année 2019. Par un courrier du 29 juin 2020, notifié à l'intéressée le 12 octobre 2020, la caisse des dépôts et consignations a rejeté la demande de l'intéressée.
6. D'une part, il résulte de ce qui précède que dès lors que les dispositions précitées prévoient que ce n'est qu'à compter de la date de notification de la réponse formulée par l'autorité hiérarchique au recours en révision formé par le fonctionnaire intéressé que le délai d'un mois pour saisir la commission administrative paritaire compétente ne commence à courir, la caisse des dépôts et consignations n'est pas fondée à soutenir que la saisine de la commission administrative paritaire compétente le 28 mai 2020 par Mme D serait intervenue tardivement, alors, au demeurant, que celle-ci s'est prononcée sur la demande de l'intéressée, et que le délai de recours ouvert à cette dernière pour contester son compte-rendu d'entretien annuel au titre de l'année 2019 n'aurait pas été prorogé.
7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la décision du 29 juin 2020 a été notifiée à Mme D le 12 octobre 2020 et que sa requête dirigée contre son compte-rendu d'entretien professionnel a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le lundi 14 décembre 2020. Il suit de là que la fin de non-recevoir opposée en défense par la caisse des dépôts et consignations et tirée de la tardiveté de la requête de Mme D ne peut qu'être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens de légalité externe :
8. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier et de ce qui a été relevé précédemment que la demande de révision formée par Mme D auprès de son supérieur hiérarchique direct le 2 mars 2020 a été implicitement rejetée, que la commission administrative paritaire compétente a, lors de sa séance du 18 juin 2020, émis un " avis partagé " sur sa demande et que la caisse des dépôts et consignations a, le 29 juin 2020, décidé de ne pas réviser son compte-rendu d'entretien professionnel. Par suite, le moyen tiré de ce qu'aucune réponse n'aurait été apportée à sa demande de révision ne peut qu'être écarté.
9. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission administrative paritaire n'aurait pas reçu, conformément à l'article 6 du décret du 28 juillet 2010 précité, communication de tous éléments utiles d'information concernant Mme D.
10. En troisième lieu, et dès lors qu'il résulte de tout ce qui précède que la commission administrative paritaire compétente avait émis un " avis partagé " à sa demande de révision et que la caisse des dépôts et consignations avait décidé de ne pas réviser son compte-rendu d'entretien professionnel, cette dernière n'avait pas à lui communiquer un nouveau compte-rendu définitif de l'entretien professionnel, conformément au dernier alinéa de l'article 6 du décret du 28 juillet 2010 précité.
En ce qui concerne les moyens de légalité interne :
11. Il ressort des pièces du dossier que le degré de maîtrise des compétences de ses agents est évalué par la caisse des dépôts et consignations sur la base d'une échelle lettres de A à E. Il ressort du compte-rendu de l'évaluation professionnelle de Mme D que chaque compétence comporte un " niveau repère " correspondant à un niveau moyen de mise en œuvre de la compétence considérée, un " niveau cible " correspondant un niveau à atteindre, un " niveau cible précédent " correspondant au niveau à atteindre fixé lors de l'année précédente et un " niveau cible mis en œuvre " correspondant au niveau détenu par l'agent.
12. En premier lieu, Mme D conteste l'évaluation fixée à C de ses compétences " Assurer la sécurité juridique ".
13. Il ressort des pièces du dossier que le " niveau repère ", les niveaux " cible précédent " et " cible " pour ces compétences étaient fixés à la lettre C. Le référentiel des emplois et des compétences produit par la caisse des dépôts et consignations précise que la lettre C correspond à des compétences de conception des modes d'actions déclinées en trois items que sont l'analyse des problématiques de tous types de dossiers ou d'opérations, notamment complexes, le concours au pilotage des dossiers ainsi qu'à la négociation, à l'élaboration et la rédaction de la documentation juridique et la participation à la rédaction de consultations juridiques ou à la structuration de montages juridiques. Ce même référentiel indique que la lettre D correspond à des compétences en matière d'innovation et d'impulsion des changements déclinées en plusieurs items que sont la traduction en orientation et/ou procédure, les évolutions du cadre juridique et réglementaire et/ou de la doctrine interne, le pilotage des dossiers transversaux, l'arrêt des conclusions des consultations juridiques, l'analyse, l'adaptation et la négociation de la documentation juridique et la représentation de la direction dans des comités.
14. En l'espèce, si Mme D fait valoir qu'elle a été porteuse de réflexions juridiques notamment au regard des dispositions du nouveau code de la commande publique s'agissant de trois marchés publics importants et qu'elle a fait obstacle au versement indu de prestations à une société qui n'avait pas fourni les documents juridiques pouvant valablement faire preuve de sa qualité, ces seuls éléments qui ne sont, au demeurant, assortis d'aucune pièce, ne permettent pas de démontrer que, eu égard au référentiel des emplois et des compétences précitées de la caisse des dépôts et consignations, son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2019 serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation sur ce point.
15. En deuxième lieu, Mme D conteste l'évaluation fixée à C de ses compétences " gérer les achats ".
16. Il ressort des pièces du dossier que le " niveau repère ", les niveaux " cible précédent " et " cible " pour ces compétences étaient fixés à la lettre C. Le référentiel des emplois et des compétences produit par la caisse des dépôts et consignations précise que la lettre C correspond à des compétences de conception des modes d'actions déclinées en quatre items que sont la collecte et l'analyse des besoins des utilisateurs et leur intégration dans la mise en place des marchés transversaux, le conseil et l'assistance des services dans leurs opérations d'achats, le suivi de l'exécution des marchés en cours et la mise en place des actions correctives en cas de dérives et le suivi des relations avec les prestataires et la préparation, le cas échéant, des négociations contractuelles. Ce même référentiel indique que la lettre D correspond à des compétences en matière d'innovation et d'impulsion des changements déclinées en plusieurs items que sont la rédaction et l'analyse des appels d'offres, le choix de la meilleure solution et les capacités décisionnelles, le contrôle de la conformité des règles et procédures appliquées ainsi que la qualité des services rendus par les différents prestataires externes, la recherche et l'intégration de nouveaux systèmes de traitement et/ou de nouvelles directives.
17. Mme D fait valoir qu'elle a eu un rôle moteur dans le cadre de la détermination d'une nouvelle stratégie plus simple, plus économique et plus conforme à la responsabilité sociétale et environnementale pour les achats de mise en place d'un marché de fabrication, d'aménagement, de montage et de démontage des stands avec transport et stockage. Toutefois, et alors qu'elle n'assortit là encore cette allégation d'aucun élément précis, la caisse des dépôts et consignations fait valoir sans être contestée que les actions qu'elle a mises en œuvre n'étaient que de nature intermédiaires et ponctuelles. Il suit de là que la requérante ne démontre pas que, eu égard au référentiel des emplois et des compétences précitées de la caisse des dépôts et consignations, que son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2019 serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation sur ce point.
18. En troisième lieu, d'une part, s'il ressort des pièces du dossier qu'elle avait atteint le dernier échelon de son grade d'attachée principale et qu'elle avait été proposée à l'avancement au grade d'attaché d'administration hors classe au titre des années 2016, 2017 et 2018, ces circonstances ne suffisent pas à démontrer que le compte-rendu d'entretien professionnel de Mme D au titre de l'année 2019, en ce que son supérieur hiérarchique a refusé de proposer son inscription au tableau d'avancement, serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que, pour refuser de la proposer à l'inscription sur ce tableau d'avancement, la supérieure hiérarchique de Mme D a relevé que, depuis 2012, elle occupait des postes en deçà de ceux auxquels elle pourrait prétendre, que les fonctions qu'elle exerçait n'étaient pas en adéquation avec une promotion au grade d'attachée hors classe, qu'elle recherchait une mobilité interne, qu'il avait été indiqué à la direction des ressources humaines et à la secrétaire général du groupe qu'il était indispensable qu'elle puisse être accompagnée dans ses démarches de mobilité vers un emploi plus adapté à son grade et qu'un tel emploi n'était pas disponible au sein de la direction des achats. Enfin, la commission administrative paritaire saisie par Mme D a relevé que ses résultats professionnels étaient en deçà de ceux attendus d'une attachée d'administration de l'Etat. Il suit de là que le moyen tiré de ce que son compte-rendu d'entretien professionnel serait entaché sur ce point d'une erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
19. En dernier lieu, le compte-rendu d'entretien professionnel de Mme D au titre de l'année 2019 mentionne qu'elle n'a fait l'objet d'aucune mobilité, évolution ou nouvelle prise de poste au cours de l'année écoulée. Si l'intéressée soutient qu'elle a pris en charge de nouvelles missions en qualité d'acheteur-rédacteur, il ressort des pièces du dossier et notamment de sa fiche de carrière qu'elle a occupé ce poste dès le mois d'octobre 2018. Par suite, Mme D n'est pas fondée à soutenir qu'il n'aurait pas été tenu compte de l'évolution de son poste, lequel n'est pas intervenu au titre de l'année 2019.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées pour Mme D doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
21. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées pour Mme D, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées pour Mme D ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
22. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme D la somme que la caisse des dépôts et consignations demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Les dispositions de l'article L. 761-1 font par ailleurs obstacle à ce que la somme demandée à ce titre par Mme D soit mise à la charge de la caisse des dépôts et consignations, qui n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la caisse des dépôts et consignations présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et à la caisse des dépôts et consignations.
Délibéré après l'audience du 12 octobre 2022 à laquelle siégeaient :
- M. Ladreyt, président,
- M. Gandolfi, premier conseiller,
- Mme Leravat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 26 octobre 2022.
Le rapporteur,
G. B
Le président,
J-P. Ladreyt
La greffière,
L. Sueur
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/5-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026