vendredi 8 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2100496 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 1re Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | VELASCO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 12 janvier, le 21 octobre 2021 et le
22 juin 2022, Mme A D, représentée par Me Velasco, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 18 mai 2020 par laquelle le centre d'action sociale de la ville de Paris pour le 5ème arrondissement a rejeté sa demande d'attribution de l'allocation Paris Logement Familles E ;
2°) d'annuler la décision du centre d'action sociale de la ville de Paris en date du
30 septembre 2020 mettant à sa charge un indu d'aide Paris Famille et d'allocation exceptionnelle pour un montant total de 442 euros, ainsi que d'annuler le titre exécutoire n° 2020-1486-35305 en date du 17 novembre 2020 ;
3°) d'enjoindre au centre d'action sociale de la ville de Paris de réexaminer ses droits à l'allocation Paris Logement Familles E ;
4°) de mettre à la charge du centre d'action sociale de la ville de Paris une somme de 800 euros à lui verser directement en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi qu'une somme de 2 500 euros à verser à son conseil en application de cet article et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- les conclusions de sa requête ne sont pas tardives et ne sont pas irrecevables ;
- les décisions litigieuses des 18 mai et 30 septembre 2020 sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un détournement de pouvoir ;
- la décision du 18 mai 2020 portant refus d'octroi de l'allocation Paris Logement Familles E est illégale dès lors qu'elle a bien fait valoir ses droits à allocation auprès de la caisse d'allocations familiales et que le centre d'action sociale de la ville de Paris a rajouté à la loi en exigeant une réponse positive de la part de cette caisse;
- la décision d'indu du 30 septembre 2020 et le titre exécutoire du 17 novembre 2020 sont dépourvus de bien-fondé dès lors que le centre d'action sociale de la ville de Paris a considéré à tort que sa fille aînée n'était pas à sa charge au sens et pour l'application du règlement municipal des prestations d'aide sociale facultative de Paris.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 avril 2021 et le 7 février 2022, la directrice générale du centre d'action sociale de la ville de Paris doit être regardée comme concluant au non-lieu à statuer sur les conclusions de Mme D relatives au refus de lui octroyer le bénéfice de l'allocation Paris Logement Familles E et au rejet du surplus des conclusions de sa requête.
Elle soutient que :
- par une décision du 16 avril 2021, Mme D s'est vue attribuer rétroactivement le bénéfice de l'allocation Paris Logement Familles E pour un montant mensuel de 150 euros du 1er février 2019 au 31 janvier 2020, si bien que ses conclusions se rapportant à la décision du 18 mai 2020 refusant de lui attribuer ladite allocation sont devenues sans objet ;
- les conclusions de Mme D à l'encontre de la décision de refus d'attribution de l'allocation Paris Logement Familles E en date du 18 mai 2020 sont irrecevables en raison de leur tardiveté ;
- les conclusions de Mme D à l'encontre de sa décision du 30 septembre 2020 mettant à sa charge un indu d'aide Paris Famille et d'allocation exceptionnelle pour un montant total de 442 euros sont irrecevables en raison de leur tardiveté ;
- les conclusions de Mme D tendant à ce qu'il lui soit enjoint de communiquer le rapport de visite domiciliaire de deux de ses travailleurs sociaux en octobre 2017 sont irrecevables dès lors qu'un tel rapport n'existe pas ;
- les moyens soulevés par Mme D ne sont en tout état de cause pas fondés.
Par un courrier en date du 21 juin 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions initialement présentées par Mme D et tendant à ce qu'il soit enjoint au centre d'action sociale de la ville de Paris de lui communiquer le rapport relatif à la visite domiciliaire de deux de ses travailleurs sociaux en octobre 2017 dès lors que de telles conclusions sont des conclusions injonctives présentées à titre principal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 septembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement municipal des prestations d'aide sociale facultative de Paris,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thulard, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A D, célibataire, est la mère de trois enfants nés en 2001, 2002 et 2009. Elle a sollicité le 17 mars 2020 auprès du centre d'action sociale de la ville de Paris le bénéfice, notamment, de Paris Forfait Famille et de Paris Logements Familles E. Par une décision du 28 avril 2020, elle s'est vue attribuer le bénéfice de
305 euros au titre de Paris Forfait Famille pour la période du 1er mars 2020 au 28 février 2021. Par une décision du 18 mai 2020, elle s'est par ailleurs vue accorder le bénéfice de 275 euros au titre de l'allocation exceptionnelle, qui lui a été attribuée en remplacement de certaines aides qu'elle avait sollicitées mais auxquelles elle n'était pas éligible. En revanche, par une décision du 18 mai 2020, le centre d'action sociale de la ville de Paris pour le 5ème arrondissement de Paris a rejeté sa demande d'octroi de Paris Logements Familles E au motif pris de ce qu'elle n'avait pas fait valoir ses droits à l'ensemble des avantages légaux auxquels elle pouvait prétendre, en méconnaissance des dispositions de l'article 4 du A/ du titre 1er du règlement municipal des prestations d'aide sociale facultative de Paris.
2. Mme D a présenté un recours hiérarchique à l'encontre de cette décision du 18 mai 2020 par un courrier daté du 11 juin 2020 adressé à la directrice générale du centre d'action sociale de la ville de Paris. Par un courrier du 17 juillet 2020, celle-ci a sollicité de la requérante des documents et précisions complémentaires. Mme D a donné suite à cette demande par un courrier du 17 août 2020. Par une décision du 11 septembre 2020, la directrice générale du centre d'action sociale de la ville de Paris doit être regardée comme ayant rejetée expressément ce recours hiérarchique. Par la présente requête, l'intéressée demande au tribunal d'annuler la décision du 18 mai 2020 par laquelle le centre d'action sociale de la ville de Paris pour le 5ème arrondissement a rejeté sa demande d'attribution de l'allocation Paris Logement Familles E.
3. Sur la base des informations complémentaires transmises par courrier du 17 août 2020, le centre d'action sociale de la ville de Paris a par ailleurs considéré qu'il y avait lieu de tenir compte de deux seulement des trois enfants dont la requérante est la mère dans le calcul de ses droits aux prestations d'aide sociale facultative dont il assure la gestion. Il en a déduit que les sommes de 305 et 275 euros qui avaient été versées en 2020 à Mme D au titre de Paris Forfait Famille et de l'allocation exceptionnelle l'avaient été indûment, l'intéressée ne bénéficiant d'aucun droit à la première de ces allocations et d'un droit limité à 138 euros en ce qui concerne la seconde. Par un courrier du 30 septembre 2020, il a ainsi informé
Mme D qu'elle lui était redevable d'une somme totale de 442 euros et l'a priée de bien vouloir lui rembourser cette somme dans un délai d'un mois suivant la réception de l'avis des sommes à payer qui préciserait les modalités de paiement. Ledit avis a été émis le 17 novembre 2020 et a alors été rendu exécutoire. Par la présente requête, Mme D demande au tribunal d'annuler le courrier du 30 septembre 2020 et le titre exécutoire du 17 novembre 2020.
Sur l'office du juge :
4. D'une part, lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide sociale, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement.
5. Tel est l'office du juge dans la présente instance en tant qu'il porte sur les conclusions de Mme D relatives à la contestation du refus du centre d'action sociale de la ville de Paris de faire droit à sa demande de bénéficier de Paris Logement Familles E.
6. D'autre part, lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'aide sociale, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
7. Tel est l'office du juge dans la présente instance en tant qu'il porte sur les conclusions de Mme D relatives à la contestation de la décision du 30 septembre 2020 mettant à sa charge un indu de prestations d'aide sociale facultative.
Sur la décision du 18 mai 2020 par laquelle le centre d'action sociale de la ville de Paris pour le 5ème arrondissement a rejeté la demande d'attribution de l'allocation Paris Logement Familles E présentée par Mme D :
En ce qui concerne le non-lieu à statuer :
8. Dans son mémoire en défense enregistré au greffe le 7 février 2022, le centre d'action sociale de la ville de Paris doit être regardé comme demandant au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête de Mme D tendant à l'annulation de la décision du 18 mai 2020 refusant de lui accorder le bénéfice de Paris Logement Familles E au motif qu'elle aurait été rétablie rétroactivement au bénéfice de cette allocation.
9. Toutefois, il résulte de l'instruction que la décision en litige faisait suite à une demande de Mme D du 17 mars 2020, si bien que l'intéressée doit nécessairement être regardée comme ayant sollicité cette allocation à compter de cette date du 17 mars 2020 en application de l'article 3 du B/ du titre 1er du règlement municipal des prestations d'aide sociale facultative de Paris, aux termes duquel : " Sauf dispositions particulières, les droits à la prestation sont ouverts du jour de la réception de la demande par le CASVP ". Or, si l'administration a bien produit en défense une décision du 16 avril 2021 accordant à la requérante le bénéfice de Paris Logement Familles E, ses droits n'ont été ouverts que du 1er février 2019 au 31 janvier 2020.
10. Il en résulte que la décision du 16 avril 2021 n'a pas rapporté la décision litigieuse du 18 mai 2020 et que l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense par le centre d'action sociale de la ville de Paris doit être rejetée.
En ce qui concerne la tardiveté opposée en défense par l'administration :
11. L'administration n'a pas produit l'accusé de réception de la décision du 18 mai 2020. Il ne ressort pas dans ces conditions des pièces du dossier que le recours hiérarchique de Mme D à l'encontre de cette décision, présenté par un courrier daté du 11 juin 2020 et réceptionné à une date également inconnue par la directrice générale du centre d'action sociale de la ville de Paris, serait tardif. Si ce recours hiérarchique a été expressément rejeté par une décision du 11 septembre 2020, aucun élément ne permet de déterminer la date à laquelle celle-ci a été notifiée. Au demeurant, cette décision du 11 septembre 2020 ne mentionnait pas les voies et délais de recours applicables. Dans ces conditions, le centre d'action sociale de la ville de Paris n'est pas fondé à soutenir que les conclusions de Mme D dirigées contre la décision du 18 mai 2020 refusant de lui attribuer le bénéfice de Paris Logement Familles E seraient irrecevables en raison de leur tardiveté.
En ce qui concerne les conclusions de la requête :
12. Aux termes de l'article 4 du A/ du titre 1er du règlement municipal des prestations d'aide sociale facultative de Paris : " Pour obtenir les prestations d'aide sociale municipale facultative, les demandeurs doivent faire valoir leurs droits à tous les avantages légaux auxquels ils peuvent prétendre ".
13. Il résulte de l'instruction que le centre d'action sociale de la ville de Paris a refusé de faire droit à la demande de Mme D de bénéficier de l'allocation Paris Logement Familles E au seul motif que la caisse d'allocations familiales de Paris avait refusé de lui verser les aides personnalisées au logement (APL). Toutefois, il est constant que la requérante avait bien déposé un dossier de demande pour bénéficier desdites APL et qu'elle avait même engagé une instance contentieuse à l'encontre de la CAF de Paris suite au refus de cette dernière de les lui verser. Dans ces conditions, elle avait bien " fait valoir ses droits " aux APL et elle est bien fondée à soutenir que le centre d'action sociale de la ville de Paris a commis une erreur de droit dans l'application des dispositions précitées en exigeant qu'elle ait non seulement sollicité mais obtenu le bénéfice de cette allocation.
14. Mme D est fondée, pour ce seul motif, à demander au tribunal d'annuler la décision litigieuse du 18 mai 2020.
15. Par ailleurs, eu égard aux motifs du présent jugement et de l'office du juge tel que rappelé au point 5, il y a lieu de faire droit aux conclusions de Mme D tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de réexaminer ses droits à l'allocation Paris Logement Familles E dans un délai maximal d'un mois à compter de sa mise à disposition au greffe.
Sur les conclusions de Mme D en tant qu'elles sont dirigées contre la décision du 30 septembre 2020 de la directrice générale du centre d'action sociale de la ville de Paris de mettre à sa charge un indu de prestation de 442 euros et contre le titre exécutoire du 17 novembre 2020 :
En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposé en défense et tirée de la tardiveté des conclusions à fin d'annulation de la décision du 30 septembre 2020 :
16. Si cette décision mentionnait les voies et délais de recours, aucune pièce au dossier ne permet d'établir la date de sa notification à la requérante. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier, contrairement à ce que soutient l'administration en défense, que ses conclusions visant à l'annulation de cette décision seraient tardives et par suite irrecevables.
En ce qui concerne la légalité de la décision du 30 septembre 2020 :
17. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 du présent jugement que Mme D peut utilement faire valoir pour obtenir l'annulation de la décision du 30 septembre 2020 mettant à sa charge un indu de 442 euros de prestations sociales facultatives que celle-ci est insuffisamment motivée. En l'espèce, la présente décision ne comporte aucune motivation en droit et le moyen tiré de son insuffisante motivation est ainsi fondé.
18. Mme D est fondée, pour ce seul motif, à demander l'annulation de la décision du 30 septembre 2020.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation du titre exécutoire du 17 novembre 2020 :
19. L'annulation prononcée au point 18 de la décision du 30 septembre 2020 mettant à la charge de Mme D un indu de 442 euros entraîne par voie de conséquence celle de la décision du titre exécutoire du 17 novembre 2020 en litige.
Sur les frais de l'instance :
20. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par Mme D sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 18 mai 2020 par laquelle le centre d'action sociale de la ville de Paris pour le 5ème arrondissement a rejeté la demande d'attribution de l'allocation Paris Logement Familles E déposée par Mme D est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au centre d'action sociale de la ville de Paris de réexaminer les droits de Mme D à l'allocation Paris Logement Familles E dans un délai maximal d'un mois à compter de la mise à disposition au greffe du présent jugement.
Article 3 : La décision du centre d'action sociale de la ville de Paris en date du 30 septembre 2020 mettant à la charge de Mme D un indu d'aide Paris Famille et d'allocation exceptionnelle pour un montant total de 442 euros, ensemble le titre exécutoire n° 2020-1486-35305 en date du 17 novembre 2020, sont annulés.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme D est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et à la directrice générale du centre d'action sociale de la ville de Paris.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
V. CLa greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, en en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/6-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026