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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2100900

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2100900

mardi 12 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2100900
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantNUNES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 janvier 2021, M. C A, représenté par Me Nunes, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris aurait confirmé son refus de lui communiquer l'entier dossier médical de son fils mineur B A lors de son hospitalisation à l'hôpital Necker du 14 juillet au 14 août 2019 ;

2°) d'enjoindre à l'AP-HP de lui communiquer ledit dossier dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge l'AP-HP une somme de 1 803 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que le refus litigieux est illégal au regard des dispositions de

l'article L. 1111-7 du code de la santé publique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 février 2022, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que l'ensemble des documents dont la communication avait été sollicitée par M. A lui a été transmis, d'une part, qu'elle est tardive, d'autre part ;

- il n'est au surplus pas établi que les courriels échangés entre deux praticiens de l'hôpital Necker auraient relever du champ d'application de l'article L. 1111-7 du code de la santé publique.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative, applicable au présent litige en vertu de son article R. 222-16, dispose : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (). ".

2. En l'espèce, par la présente requête enregistrée au greffe le 19 janvier 2021, M. A demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris aurait confirmé son refus de lui communiquer l'entier dossier médical de son fils mineur B A lors de son hospitalisation à l'hôpital Necker du 14 juillet au 14 août 2019. Il ressort des pièces du dossier que l'enfant est né dans la maternité de cet hôpital puis qu'il a été pris en charge par son service de néonatologie du 15 juillet au 14 août 2019. En défense, l'AP-HP prouve que le dossier médical de l'enfant Camil A détenu par la maternité de l'hôpital Necker a été envoyé au requérant le 8 octobre 2019. M. A ne conteste pas la réception de ce dossier. Par ailleurs, l'administration prouve que le requérant s'est vu remettre sur place et en mains propres le dossier médical de l'enfant Camil A détenu par son service de néonatalité le 13 novembre 2019. En ce qui concerne la complétude desdits dossiers, il ressort des pièces du dossier que le requérant a uniquement fait valoir par une correspondance du

13 novembre 2019 que n'y auraient pas été joints des échanges de courriels entre deux praticiens de l'hôpital Necker ayant assuré la prise en charge de son fils. Toutefois, l'AP-HP a fait valoir dans son mémoire en défense que, par un courriel en réponse du 14 novembre 2019, le secrétariat de néonatologie lui a indiqué que ces éléments lui avaient déjà été transmis directement par un des deux praticiens en question. Cette circonstance n'est contredite ni par

M. A ni par une autre pièce du dossier.

3. Dans ces conditions, il ressort des pièces du dossier que l'AP-HP avait transmis à

M. A l'intégralité des dossiers médicaux détenus par ses services et relatifs à l'enfant Camil A antérieurement au 19 janvier 2021, date d'enregistrement de la présente requête par laquelle il demande au tribunal d'annuler un prétendu refus de communication qui lui aurait été opposé par l'administration.

4. Il en résulte que les conclusions à fin d'annulation de M. A sont manifestement irrecevables, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.

Fait à Paris, le 12 juillet 2022.

Le magistrat désigné

V. Thulard

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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