LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2101203

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2101203

jeudi 1 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2101203
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET BODSON ET ASSOCIES (SELARL)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 22 janvier 2021, 6 août 2022 et 19 septembre 2022, M. B G, représenté par Me Bodson et Me Pitti-Ferrandi, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 novembre 2020 par lequel la Ville de Paris a délivré à la société Christian Dior Couture un permis de construire au 103-111 avenue des Champs-Elysées, dans le 8ème arrondissement de Paris ;

2°) de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il a intérêt à agir ;

- les mémoires en défense de la Ville de Paris sont irrecevables, au regard de l'incompétence de leurs signataires ;

- l'arrêté attaqué est entaché de l'incompétence de son signataire ;

- le dossier de demande de permis de construire est entaché de son incomplétude ;

- l'arrêté attaqué méconnaît l'article UG 10 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la Ville de Paris ;

- il méconnaît l'article UG 11.1 du même règlement ;

- il méconnaît l'article UG 13.2 du même règlement.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 5 août 2022, 29 août 2022 et 4 octobre 2022, la Ville de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable, à défaut d'intérêt à agir du requérant ;

- aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par des mémoires enregistrés les 8 juillet 2022, 29 août 2022 et 3 octobre 2022, la société Christian Dior Couture, représentée par Me Gelas et Me Defradas, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. G une somme de 10 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable, à défaut d'intérêt à agir du requérant ;

- aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par une ordonnance du 5 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 20 octobre 2022.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le règlement du plan local d'urbanisme de la Ville de Paris ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E,

- les conclusions de Mme Baratin, rapporteure publique,

- les observations de Me Morel, représentant M. G, et de Me Sechi, représentant la société Christian Dior Couture.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 24 novembre 2020, la Ville de Paris a accordé un permis de construire à la société Christian Dior Couture portant sur le changement de destination, l'extension et la modification de l'aspect extérieur d'une construction existante de R+7 sur trois niveaux de sous-sol, le changement de destination des locaux existants de bureau en commerce pour 670 m2 et de commerce en bureau pour 8 m2 aux 12-14 rue Vernet, 62-66 rue Galilée, 39 rue Bassano, 103-111 avenue des Champs-Elysées, dans le 8ème arrondissement de Paris. Par un arrêté du 22 mars 2022, la Ville de Paris a accordé à la même société un permis de construire modificatif. Par la présente requête, M. B G demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 24 novembre 2020.

Sur la recevabilité des mémoires en défense de la Ville de Paris :

2. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, par délibération du 3 juillet 2020 du conseil de Paris, la maire de Paris a reçu délégation pendant toute la durée de son mandat à l'effet de défendre la Ville de Paris dans les actions intentées contre elle du fait de l'ensemble de ses activités, devant les juridictions administratives. D'autre part, par un arrêté du 30 mai 2022 régulièrement publié au bulletin officiel de la Ville de Paris le 3 juin suivant, la maire de Paris a donné délégation à M. C D et Mme A H, respectivement chef et adjointe au chef du bureau du droit de l'urbanisme, à l'effet de signer, notamment, les actes préparés par leurs services. Par suite, M. G n'est pas fondé à soutenir que les mémoires en défense présentés pour la Ville de Paris sont irrecevables.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, par un arrêté du 2 novembre 2020, régulièrement publié au bulletin municipal officiel de la Ville de Paris du 10 novembre 2020, la maire de Paris a donné délégation à M. F I, chef du service du permis de construire et du paysage de la rue, signataire de l'arrêté attaqué du 24 novembre 2020, à l'effet de signer, notamment, les décisions relatives aux permis de construire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit, en tout état de cause, être écarté.

4. En deuxième lieu, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

5. En l'espèce, si M. G soutient, dans ses premières écritures, que le dossier de demande de permis de construire est entaché de son incomplétude, il n'apporte aucun élément permettant d'apprécier le bien-fondé ce moyen, qui ne peut dès lors qu'être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article UG 10.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) : " Aux termes des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme de la ville de Paris : " VI - Application du règlement aux constructions existantes 1° Dispositions générales : Lorsqu'une construction existante n'est pas conforme aux dispositions applicables dans la zone où elle se situe, l'autorisation d'exécuter des travaux ne peut être accordée que pour des travaux qui n'aggravent pas la non-conformité de la construction avec ces dispositions ou sont sans effet à leur égard. ". Aux termes de l'article UG.10 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les travaux projetés sur une construction existante non conforme aux dispositions du présent article sont soumis aux conditions énoncées au § VI des dispositions générales ci-avant. UG.10.1 - Plafonnement des hauteurs : () 4°- Travaux sur les constructions existantes : Certains éléments de construction à caractère technique (machineries d'ascenseurs, chaufferies, conduits de cheminées, armoires relais d'installations d'émission ou de diffusion, antennes), ainsi que les édicules d'accès et les dispositifs de sécurité nécessaires, peuvent être admis en dépassement localisé de la hauteur atteinte par les constructions, ainsi que de la cote résultant de l'application du présent article UG.10, à condition : que ces éléments, édicules ou dispositifs ne soient pas constitutifs de surface de plancher supplémentaire au-dessus de la cote résultant de l'application du présent article UG.10, que leur aspect architectural soit satisfaisant au regard des dispositions de l'article UG.11 ci-après.

7. M. G fait valoir que la toiture projetée du bâtiment côté rue Bassano excède la hauteur maximale de 31 mètres applicable à la voie concernée, " sans qu'aucune justification technique " ne permette de justifier une telle méconnaissance des dispositions de l'article UG 10 du règlement du PLU. Or, il ressort des pièces du dossier que seuls les édicules de la toiture projetée dépasseront la hauteur maximale et que ceux-ci auront le même volume que les édicules de la toiture existante, n'emporteront pas la création de surface de plancher supplémentaire, seront plus discrets visuellement que les édicules actuels et " réalisés dans les mêmes matériaux que ceux mis en œuvre actuellement ". Dans ces conditions, M. G n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions du 4° de l'article UG 10.1 du règlement du PLU. Le moyen ainsi invoqué doit donc être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article UG 11.1 du règlement du PLU : " Les interventions sur les bâtiments existants comme sur les bâtiments à construire, permettant d'exprimer une création architecturale, peuvent être autorisées. L'autorisation de travaux peut être refusée ou n'être accordée que sous réserve de prescriptions si la construction, l'installation ou l'ouvrage, par sa situation, son volume, son aspect, son rythme ou sa coloration, est de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Aux termes de son article UG 11.1.1 relatif aux constructions existantes : " 3°- Couronnement : Les travaux doivent chercher à restituer l'aspect d'origine ou améliorer la volumétrie de la partie supérieure des constructions. L'adjonction de volumes bâtis (lucarnes, prolongements de façades, vérandas) ne peut être autorisée que dans la mesure où ils s'intègrent de façon harmonieuse dans la composition d'ensemble. () 5°- Ravalement : Le ravalement doit conduire à améliorer l'aspect extérieur ainsi que l'état sanitaire des constructions, de manière à leur assurer une bonne pérennité. () Les matériaux et les techniques de construction doivent être pris en compte dans leurs spécificités constructives pour déterminer le meilleur mode de ravalement. Les modénatures (bandeaux, corniches, encadrements de baies, linteaux), les menuiseries, de même que les balcons, volets et persiennes d'origine, sont à maintenir ou à restituer ".

9. M. G fait valoir que, d'une part, l'installation de grandes lucarnes au dernier étage sur cour et d'une verrière au R+1 méconnaît l'obligation de " chercher à reconstituer l'aspect d'origine ou améliorer la volumétrie de la partie supérieure des constructions " et, d'autre part, la pose de stores sur l'ensemble des ouvertures côté rue méconnaît l'obligation de conserver les volets et persiennes d'origine. Toutefois, d'abord, il ressort des pièces du dossier que la verrière créée au R+1 s'inscrit dans la continuité de la construction d'origine, qui présentait une double verrière remplacée en 1964 par une toiture-terrasse opaque. Ensuite, l'installation de grandes lucarnes sur cour, sur la façade non protégée au titre des monuments historiques, apporte de la clarté à la partie supérieure de l'immeuble et s'inscrit de façon harmonieuse dans la composition d'ensemble. Enfin, la pose de stores n'a pas pour effet de supprimer des volets ou des persiennes, dont l'immeuble est dépourvu. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG 11.1 du règlement du PLU doit être écarté.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article UG 13.2 du règlement du PLU : " Les arbres existants situés hors de la bande Z* doivent être maintenus ou remplacés dans les conditions énoncées à l'article UG.13.2.2, sauf lorsque le caractère du bâti (cours pavées ou minérales) est incompatible avec la végétalisation des espaces libres ou si leur quantité ou leur disposition sur le terrain rend impossible leur développement convenable sur la surface réglementaire des espaces libres qui résultent de l'application du présent article UG.13 () Les toitures et terrasses végétalisées existantes doit être maintenues ou reconstituées dans le cadre des travaux de réfection des bâtiments existants ne faisant pas l'objet d'une surélévation, avec une quantité équivalente ou renforcée, sauf impossibilité technique motivée ". L'article UG 13.2.2 fixe les espacements à respecter entre les plantations selon qu'il s'agit d'arbres à petit, moyen ou grand développement.

11. M. G fait valoir, d'une part, que le projet contesté prévoit la démolition d'une toiture terrasse végétalisée de 82m² afin de lui substituer une verrière et, d'autre part, que les trois bouleaux, arbres à grand développement, situés sur cette terrasse ne seront remplacés que par des arbres à moyen développement. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit la création d'une toiture végétalisée de 55m² au R+1 et d'une terrasse végétalisée de 82m² au R+6, soit une surface végétalisée pondérée de 85m² supérieure à la surface détruite. De plus, il résulte des dispositions citées ci-dessus les arbres doivent être maintenus ou remplacés non pas à l'identique, mais de telle sorte que les plantations respectent les conditions prévues à l'article UG 13.2.2 et ne rendent pas impossible leur développement convenable. Elles n'imposent donc pas que le remplacement d'arbres à grand développement soit opéré avec des arbres de hauteur comparable. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UG 13.2 du règlement du PLU et le moyen ainsi invoqué doit être écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par la Ville de Paris et la société Christian Dior Couture, que les conclusions de M. G à fin d'annulation de l'arrêté du 24 novembre 2020 doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la Ville de Paris, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais exposés dans l'instance. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. G une somme de 1 500 euros à verser à la société Christian Dior Couture au titre de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. G est rejetée.

Article 2 : M. G versera une somme de 1 500 euros à la société Christian Dior Couture au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B G, à la Ville de Paris et à la société Christian Dior Couture.

Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Duchon-Doris, président,

M. Perrot, conseiller,

M. Palla, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.

Le rapporteur,

V. E

Le président,

J-C. DUCHON-DORIS La greffière,

L. THOMAS

La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions