mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2101766 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET LOIRE, HENOCHSBERG (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2021, des pièces enregistrées le 10 mai 2021 et un mémoire enregistré le 29 décembre 2021, le syndicat des copropriétaires du 2-4-6 rue Sadi Lecointe 36 rue de Meaux et la société Schechter, représentés par Me Henochsberg, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 août 2020 par lequel la maire de la ville de Paris a mis en impasse la rue Sadi Lecointe ;
2°) d'annuler la décision implicite de la maire de Paris par laquelle elle a refusé de faire usage de son pouvoir de retrait ou d'abrogation de la décision portant mise en impasse de la rue Sadi Lecointe ;
3°) d'enjoindre à la ville de Paris de procéder aux travaux permettant de mettre fin aux restrictions excessives subies par les requérants dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Ils soutiennent que :
- le droit à l'information des habitants prévu par l'article L.2141-1 du code général des collectivités territoriales a été méconnu ;
- il n'y a pas eu d'acte publié définitif de mise en impasse de la rue ;
- la décision portant mise en impasse de la rue entraîne des restrictions excessives aux droits des riverains ; elle a pour effet de créer une rue à double sens de circulation ; or, le croisement de deux véhicules est impossible au regard de la largeur de la voie (3,20 mètres) ; la dangerosité est accentuée car la rue est en forme de coude ; en présence d'un véhicule de livraison ou de travaux, il est impossible d'entrer dans le parking de la copropriété ou d'en sortir ; la suppression des places de stationnement et la neutralisation de la place de livraison afin de créer un stationnement en Lincoln ne permettent aucunement de faciliter la circulation ;
- en outre, elle créé des sujétions excessives à la liberté du commerce et de l'industrie au détriment de l'entreprise Schechter, spécialisée dans l'installation de chauffage, ainsi que les professionnels de santé libéraux installés au sein de la copropriété du 6, rue Sadi Lecointe ; le local de stockage de l'entreprise se situe au numéro 5, elle ne peut être livrée rue de Meaux ;
- les ambulances et les taxis font également face à des difficultés importantes pour venir chercher ou déposer les personnes à mobilité réduite ;
- les véhicules d'incendie et de collecte des déchets sont désormais mis en difficulté par cette mesure dans le cadre de leurs interventions ;
- la mise en impasse a accentué le trafic de stupéfiants ;
- les nombreuses manœuvres induites par la modification de la circulation de la rue Sadi Lecointe créent des situations d'insécurité pour les familles fréquentant l'école maternelle Sadi Lecointe ;
- des mesures moins contraignantes permettraient de préserver la sécurité publique tout en ne restreignant pas de manière excessive les droits des requérants.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2021, la ville de Paris, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Dubois, rapporteur public,
- et les observations de Me du Besset pour le syndicat des copropriétaires du 2-4-6 rue Sadi Lecointe 36 rue de Meaux et la société Schechter, et Mme A, pour la ville de Paris.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, le syndicat des copropriétaires du 2-4-6 rue Sadi Lecointe 36 rue de Meaux et la société Schechter demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 août 2020 de la maire de la ville de Paris mettant en impasse la rue Sadi Lecointe et la décision implicite de la maire de la ville de Paris par laquelle elle a refusé de faire usage de son pouvoir de retrait ou d'abrogation de la décision portant mise en impasse de la rue Sadi Lecointe.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 6 août 2020 :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2141-1 du code général des collectivités territoriales : " Le droit des habitants de la commune à être informés des affaires de celles-ci et à être consultés sur les décisions qui les concernent, indissociable de la libre administration des collectivités territoriales, est un principe essentiel de la démocratie locale. Il s'exerce sans préjudice des dispositions en vigueur relatives notamment à la publicité des actes des autorités territoriales ainsi qu'à la liberté d'accès aux documents administratifs. ".
3. Ces dispositions, qui confèrent aux habitants un droit justifiant la faculté pour les communes de les consulter collectivement sur les affaires communales dans les conditions prévues par les articles L. 2143-1 et suivants du code général des collectivités territoriales relatifs à la participation des habitants à la vie locale, n'ont ni pour objet, ni pour effet, d'imposer à ces collectivités de demander systématiquement l'avis des habitants sur tous les projets de décisions. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance dans l'information et la consultation de la population ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, aucune disposition légale ou réglementaire ni aucun principe ne s'oppose à qu'une mesure de police soit prise à titre provisoire.
5. En troisième lieu, sauf dispositions législatives contraires, les riverains d'une voie publique ont le droit d'accéder librement à leur propriété, et notamment d'entrer et de sortir des immeubles à pied ou avec un véhicule. L'autorité administrative ne peut refuser d'accorder un tel accès, qui constitue un accessoire du droit de propriété, que pour des motifs tirés de la conservation et de la protection du domaine public ou de la sécurité de la circulation sur la voie publique. Lorsque l'accès à la voie publique avec un véhicule est de nature à mettre en cause la sécurité de la circulation, l'autorité administrative n'est pas tenue de permettre l'accès en modifiant l'emprise de la voie publique. Toutefois, elle ne peut refuser un tel accès sans rechercher si un aménagement léger sur le domaine public, qui serait légalement possible, ne serait pas de nature à faire droit à la demande dans de bonnes conditions de sécurité.
6. Les requérants soutiennent que la décision portant mise en impasse de la rue Sadi Lecointe entraîne des restrictions excessives à leurs droits. Ils font valoir, à cet égard, que le double sens de circulation a entraîné des difficultés de manœuvre eu égard à l'étroitesse de la voie et qu'en présence d'un véhicule de livraison ou de travaux, il est impossible d'entrer dans le parking de la copropriété ou d'en sortir. Ainsi que le fait valoir la ville de Paris en défense, pour faire suite à la mise en impasse, la rue a été mise en double sens pour permettre aux résidents de la copropriété d'accéder au parking, et la bordure du trottoir a été rabaissée pour que les automobilistes puissent sortir vers la gauche du parking. Pour compenser l'étroitesse de la voie, trois places de stationnement ont été supprimées en début de voie et une place de livraison entre les n°2 et n°4 de la rue Sadi Lecointe a été neutralisée pour y substituer un stationnement " en lincoln ". Enfin, la circonstance que des usagers ne respectent pas l'interdiction de stationner devant le parking ne saurait être reprochée à la ville de Paris, cet état de fait étant sans lien avec la mesure contestée. Dans ces conditions, nonobstant les difficultés de circulation qui ont pu être observées dans la rue, la maire de Paris n'a pas pris une mesure disproportionnée, ni porté une atteinte excessive au principe de liberté de circulation et au droit de propriété des requérants. Le moyen peut être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire exerce la police de la circulation sur les routes nationales, les routes départementales et l'ensemble des voies publiques ou privées ouvertes à la circulation publique à l'intérieur des agglomérations, sous réserve des pouvoirs dévolus au représentant de l'Etat dans le département sur les routes à grande circulation. () ".
8. La légalité d'une mesure de police est subordonnée à sa nécessité, la mesure devant être justifiée par l'existence de risques particuliers dans les secteurs pour lesquels elle a été édictée comme devant être adaptée par son contenu à l'objectif de protection poursuivi. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir de contrôler l'adéquation des mesures de police administrative prises par un maire pour réglementer la circulation dans sa commune aux nécessités de la sécurité publique. En outre, dans l'exercice des pouvoirs de police qui lui sont ainsi confiés, il appartient au maire de prendre les mesures nécessaires pour concilier les droits de l'ensemble des usagers de la voie publique et les contraintes liées, le cas échéant, à la circulation de leurs véhicules.
9. Les requérants allèguent que la mise en impasse de la rue Sadi Lecointe a créé une situation dangereuse, nécessitant l'intervention de l'autorité de police et font valoir que l'étroitesse de la rue, qui a une largeur de 3,20 mètres, s'oppose à une circulation à double sens et que l'instauration de cette dernière emporte des risques pour la sécurité, notamment en cas de croisement, lorsqu'un véhicule recule en marche arrière, sans visibilité, au niveau de la rue de Meaux. De même, les véhicules d'incendie et de collecte des déchets seraient mis en difficulté. Toutefois, les requérants n'établissent pas, ni par les photos, ni par les attestations, que la mise en impasse aurait pour conséquence une situation particulièrement dangereuse pour la sécurité publique, exigeant que la maire de Paris fasse usage de ses pouvoirs de police pour la faire cesser. Ainsi qu'indiqué ci-dessus, pour compenser l'étroitesse de la rue, trois places de stationnement ont été supprimées en début de voie et une place de livraison entre les n°2 et n°4 de la rue Sadi Lecointe a été neutralisée pour y substituer un stationnement " en lincoln ", afin de permettre aux véhicules de se croiser sans risque. S'il est constant que lors du croisement de deux véhicules au début de la rue, la manœuvre de recul en marche arrière peut être gênante, avec une visibilité réduite, et rend nécessaire d'être vigilant, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette situation serait à elle seule, particulièrement dangereuse pour la sécurité publique, et rendraient nécessaires des mesures complémentaires de police. De même, il ne ressort pas des pièces du dossier que les véhicules d'incendie et de collecte des déchets seraient particulièrement mis en difficulté par cette mesure dans le cadre de leurs interventions. Le moyen peut être écarté.
10. En cinquième lieu, si les requérants prétendent que la mise en impasse de la rue Sadi Lecointe porte une atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie, il ressort des photographies produites qu'un camion de livraison peut circuler sans réelle difficulté malgré sa mise à double sens. En outre, le fournisseur de la société Schechter lui a proposé, comme solution alternative, d'être livré par la rue de Meaux. Enfin, aucun professionnel de santé libéral, exerçant dans l'immeuble de la copropriété, n'a apporté d'éléments précis et vérifiables permettant de se prononcer sur l'impact de la mesure contestée sur son activité, et de démontrer l'existence d'une atteinte particulière à la liberté du commerce et de l'industrie.
11. En sixième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mise en impasse aurait accentué le trafic de stupéfiants ou que les manœuvres induites par la modification de la circulation de la rue Sadi Lecointe créeraient des situations d'insécurité pour les familles fréquentant l'école maternelle Sadi Lecointe. Le moyen manque en fait.
12. En septième lieu, si les requérants prétendent que des mesures moins contraignantes permettraient de préserver la sécurité publique tout en ne restreignant pas de manière excessive les droits des requérants, il résulte de ce qui précède qu'en édictant l'arrêté litigieux, le maire de la ville de Paris n'a pas pris une mesure disproportionnée, ni porté une atteinte excessive au principe de liberté de circulation et au droit de propriété des requérants. En outre, il appartient aux seules autorités compétentes de déterminer, parmi les mesures juridiques, financières, techniques ou d'organisation qui sont susceptibles d'être prises, celles qui sont les mieux à même d'assurer le respect des obligations qui leur incombent. Le moyen ne peut qu'être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 6 août 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation du refus de faire usage de son pouvoir de retrait ou d'abrogation de la décision portant mise en impasse de la rue Sadi Lecointe :
14. Aux termes de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration est tenue d'abroger expressément un acte réglementaire illégal ou dépourvu d'objet, que cette situation existe depuis son édiction ou qu'elle résulte de circonstances de droit ou de fait postérieures, sauf à ce que l'illégalité ait cessé ".
15. L'effet utile de l'annulation pour excès de pouvoir du refus d'abroger un acte réglementaire illégal réside dans l'obligation, que le juge peut prescrire d'office en vertu des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, pour l'autorité compétente, de procéder à l'abrogation de cet acte afin que cessent les atteintes illégales que son maintien en vigueur porte à l'ordre juridique. Il s'ensuit que, dans l'hypothèse où un changement de circonstances a fait cesser l'illégalité de l'acte réglementaire litigieux à la date à laquelle il statue, le juge de l'excès de pouvoir ne saurait annuler le refus de l'abroger. A l'inverse, si, à la date à laquelle il statue, l'acte réglementaire est devenu illégal en raison d'un changement de circonstances, il appartient au juge d'annuler ce refus d'abroger pour contraindre l'autorité compétente de procéder à son abrogation. Il en résulte que lorsqu'il est saisi de conclusions aux fins d'annulation du refus d'abroger un acte réglementaire, le juge de l'excès de pouvoir est conduit à apprécier la légalité de l'acte réglementaire dont l'abrogation a été demandée au regard des règles applicables à la date de sa décision.
16. En outre, après l'expiration du délai de recours contentieux, une contestation d'un acte règlementaire peut être formée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure prise pour l'application de l'acte réglementaire ou dont ce dernier constitue la base légale. Elle peut aussi prendre la forme d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision refusant d'abroger l'acte réglementaire. Si, dans le cadre de ces deux contestations, la légalité des règles fixées par l'acte réglementaire, la compétence de son auteur et l'existence d'un détournement de pouvoir peuvent être utilement critiquées, il n'en va pas de même des conditions d'édiction de cet acte, les vices de forme et de procédure dont il serait entaché ne pouvant être utilement invoqués que dans le cadre du recours pour excès de pouvoir dirigé contre l'acte réglementaire lui-même et introduit avant l'expiration du délai de recours contentieux.
17. En l'espèce, les requérants ayant soulevé les mêmes moyens à l'encontre la décision implicite de la maire de la ville de Paris par laquelle elle a refusé de faire usage de son pouvoir de retrait ou d'abrogation de la décision portant mise en impasse de la rue Sadi Lecointe, ils ne peuvent qu'être rejetés pour les mêmes motifs.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de la décision implicite par laquelle la maire de la ville de Paris a refusé de faire usage de son pouvoir de retrait ou d'abrogation de la décision portant mise en impasse de la rue Sadi Lecointe.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par les requérants, n'appelle aucune mesure d'exécution. Leurs conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ne peuvent par suite qu'être rejetées.
Sur les frais du litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative s'opposent à ce que soit mise à la charge de la ville de Paris, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme d'argent.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires du 2-4-6 rue Sadi Lecointe 36 rue de meaux et de la société Schechter est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires du 2-4-6 rue Sadi Lecointe 36 rue de meaux, à la société Schechter, et à la ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Hermann Jager, présidente,
Mme Beugelmans-Lagane, première conseillère
Mme Renvoise, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.
La rapporteure,
T. B
La présidente
V. HERMANN JAGER
La greffière,
C. YAHIAOUI
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et solidaire, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/3-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026