LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2102253

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2102253

mercredi 8 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2102253
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1re Section - 3e Chambre
Avocat requérantSARFATI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 février 2021, M. H D I B, représenté par Me Sarfati, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 11 décembre 2020 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait ;

3°) d'enjoindre à l'OFII de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil avec effet au 21 septembre 2020 dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance, ou à défaut, de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de huit jours sous astreinte de 10 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'OFII le versement d'une somme de 2 000 euros à verser à son conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, de lui verser directement ladite somme.

Il soutient que :

- il n'est pas établi que le signataire de cette décision disposait d'une délégation de signature ;

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- il n'a pas bénéficié d'un entretien de vulnérabilité tel que prévu par l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il n'a pas été mis à même de formuler des observations préalables ;

- cette décision est entachée d'erreur de droit dès lors que le non-renouvellement de son attestation de demande d'asile entre août 2017 et septembre 2020 résulte de son placement en fuite par l'autorité préfectorale et que cette décision n'était pas fondée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa demande de rétablissement porte sur la période postérieure à la date du 21 septembre 2020, date à compter de laquelle il a été mis en possession d'une attestation de demande d'asile en procédure normale ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 dès lors qu'il est actuellement dépourvu de solution d'hébergement et qu'il dort sous une tente.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 novembre 2021, le directeur de l'OFII conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés. Il soutient en outre que la décision aurait également pu être prise à raison de la fraude commise par M. A B qui n'a pas indiqué qu'il était par ailleurs bénéficiaire d'une protection internationale et qui s'est présenté sous une fausse identité.

M. A B a obtenu l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2021.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. ROHMER,

- et les conclusions de M. G.

Considérant ce qui suit :

1. M. I B, connu également sous l'alias Mohamad D Ahadi, ressortissant afghan né le 1er janvier 1998, a sollicité son admission au séjour en qualité de demandeur d'asile en France le 15 février 2017. D'abord placé en procédure dite " Dublin ", M. I B a fait l'objet d'un arrêté de transfert vers les autorités responsables de l'examen de sa demande d'asile. L'OFII a notifié au requérant la suspension de ses conditions matérielles d'accueil. M. I B a ensuite déposé une nouvelle demande d'asile en procédure normale le 21 septembre 2020. Par décision du 11 décembre 2020, l'OFII lui a notifié le refus du rétablissement des conditions matérielles d'accueil au motif qu'il n'avait pas fait procéder au renouvellement de son attestation de demande d'asile qui est une condition de droit au maintien sur le territoire et du versement de l'allocation pour demandeur d'asile. Par la requête susvisée, M. I B demande l'annulation de cette décision.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable ou dénuée de fondement () ". Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la même loi : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A B s'est vu accorder l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2021. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. La directive du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale vise à harmoniser les conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile en leur garantissant un niveau de vie digne et des conditions de vie comparables dans l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne. Aux termes, toutefois, de l'article 20 de cette directive : " 1. Les États membres peuvent limiter ou, dans des cas exceptionnels et dûment justifiés, retirer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lorsqu'un demandeur : () b) ne respecte pas l'obligation de se présenter aux autorités, ne répond pas aux demandes d'information ou ne se rend pas aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile dans un délai raisonnable fixé par le droit national () En ce qui concerne les cas visés aux points a) et b), lorsque le demandeur est retrouvé ou se présente volontairement aux autorités compétentes, une décision dûment motivée, fondée sur les raisons de sa disparition, est prise quant au rétablissement du bénéfice de certaines ou de l'ensemble des conditions matérielles d'accueil retirées ou réduites. () 5. Les décisions portant limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou les sanctions visées aux paragraphes 1, 2, 3 et 4 du présent article sont prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées. Elles sont fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21, compte tenu du principe de proportionnalité. Les États membres assurent en toutes circonstances l'accès aux soins médicaux conformément à l'article 19 et garantissent un niveau de vie digne à tous les demandeurs () ".

5. Aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction résultant de la loi du 29 juillet 2015 relative à la réforme du droit d'asile : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être : / 1° Suspendu si, sans motif légitime, le demandeur d'asile a abandonné son lieu d'hébergement déterminé en application de l'article L. 744-7, n'a pas respecté l'obligation de se présenter aux autorités, n'a pas répondu aux demandes d'informations ou ne s'est pas rendu aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile () ". Si les termes de cet article ont été modifiés par différentes dispositions du I de l'article 13 de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, il résulte du III de l'article 71 de cette loi que ces modifications, compte tenu de leur portée et du lien qui les unit, ne sont entrées en vigueur ensemble qu'à compter du 1er janvier 2019 et ne s'appliquent qu'aux décisions initiales, prises à compter de cette date, relatives au bénéfice des conditions matérielles d'accueil proposées et acceptées après l'enregistrement de la demande d'asile. Les décisions relatives à la suspension et au rétablissement de conditions matérielles d'accueil accordées avant le 1er janvier 2019 restent régies par les dispositions antérieures à la loi du 10 septembre 2018.

6. Il résulte des dispositions précédemment citées que les conditions matérielles d'accueil sont proposées au demandeur d'asile par l'OFII après l'enregistrement de la demande d'asile auquel il est procédé en application de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si, par la suite, les conditions matérielles proposées et acceptées initialement peuvent être modifiées, en fonction notamment de l'évolution de la situation du demandeur ou de son comportement, la circonstance que, postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'examen de celle-ci devienne de la compétence de la France n'emporte pas l'obligation pour l'Office de réexaminer, d'office et de plein droit, les conditions matérielles d'accueil qui avaient été proposées et acceptées initialement par le demandeur. Dans le cas où les conditions matérielles d'accueil ont été suspendues sur le fondement de l'article L. 744-8, dans sa rédaction issue de la loi du 29 juillet 2015, le demandeur peut, notamment dans l'hypothèse où la France est devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, en demander le rétablissement. Il appartient alors à l'OFII, pour statuer sur une telle demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.

7. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. C F, directeur territorial adjoint de Paris, qui disposait à cet effet d'une délégation de signature consentie par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en date du 2 octobre 2020. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'un vice d'incompétence manque en fait et doit être écarté.

8. En deuxième lieu, la décision attaquée comprend les motifs de droit et de fait qui la fondent. En particulier, elle mentionne que le rétablissement des conditions matérielles d'accueil est refusé au motif que M. A B n'explique pas les raisons pour lesquelles il n'a pas disposé d'une attestation de demande d'asile d'août 2017 à septembre 2020, et qu'il ne justifie pas d'une vulnérabilité particulière. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté comme manquant en fait.

9. En troisième lieu, si M. A B soutient qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations écrites, la décision attaquée, qui constitue un refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil, a été prise sur la demande de l'intéressé. Or aucun texte ni aucun principe n'impose le respect d'une procédure administrative préalable contradictoire avant l'édiction d'une telle décision. Le moyen est inopérant et doit être écarté.

10. En quatrième lieu, les dispositions de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile font obligation à l'OFII de procéder, à la suite d'un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil, elles n'imposent pas la tenue d'un nouvel entretien préalablement à la décision portant suspension du bénéfice de ces conditions matérielles d'accueil ou à la décision statuant sur une demande de rétablissement de ce bénéfice. Ainsi, M. A B, qui, en tout état de cause, a bénéficié d'un tel entretien le

4 décembre 2020, ne saurait utilement soutenir avoir été privé d'un nouvel entretien avant l'intervention de la décision portant refus de rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil.

11. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'OFII n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. A B.

12. En sixième lieu, il ressort des pièces du dossier que, pour rejeter la demande de M. A B tendant au rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, le directeur général de l'OFII a relevé qu'il ne justifiait pas du non-respect des obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge et notamment des raisons pour lesquelles, entre le 14 août 2017 et le 20 septembre 2020, il n'avait pas fait procéder au renouvellement de son attestation de demande d'asile.

13. En septième lieu, d'une part, la décision par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration refuse à un demandeur d'asile le rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil n'est pas prise pour l'application de la décision antérieure par laquelle l'autorité préfectorale a décidé son placement en situation de fuite, laquelle ne constituant pas davantage la base légale de cette décision. D'autre part, s'il ressort des pièces du dossier que M. A B a été déclaré en fuite le 19 juillet 2018, il est constant qu'il n'a pas justifié des raisons pour lesquelles, entre le 14 août 2017 et le 20 septembre 2020, il n'avait pas fait procéder au renouvellement de son attestation de demande d'asile. Par suite, il ne peut utilement soutenir qu'il appartenait à l'Office de déterminer, pour statuer sur sa demande, s'il avait respecté l'obligation de se présenter aux autorités, s'il avait répondu aux demandes d'information ou s'il s'était rendu aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile, conformément au 1° de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile cité au point 3, lequel n'a trait qu'aux décisions portant suspension des conditions matérielles d'accueil.

14. En huitième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 6 que la circonstance que l'examen de la demande d'asile devienne de la compétence de la France n'emporte pas l'obligation pour l'OFII de procéder au rétablissement des conditions matérielles d'accueil qui avaient été précédemment suspendues. Par suite, en l'espèce, la seule circonstance que la demande de rétablissement présentée par M. A B ne portait que sur la période postérieure à la date à laquelle il s'est vu délivrer par les autorités française une attestation de demande d'asile en procédure normale, ne suffit pas à démontrer que l'OFII aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A B doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées à fin d'injonction et au titre des frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. A B tendant à ce qu'il soit admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié M. H D I B, à Me Sarfati et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 15 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Rohmer, président,

M. Guider, premier conseiller,

M. Lenoir, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 mars 2023.

Le président-rapporteur,

B. ROHMER

L'assesseur le plus ancien,

V. GUIADERLa greffière,

S. CAILLIEU-HELAIEM

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2102253/1-3

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions