LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2104534

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2104534

lundi 13 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2104534
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4e Section - 2e Chambre
Avocat requérantCABINET BOUYEURE, BAUDOUIN, DAUMAS, CHAMARD, BENSAHEL(SCP)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 5 mars 2021, 16 mai et 30 juin 2022, le syndicat des copropriétaires du 45, avenue Victor Hugo, représenté par Me Chamard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 8 septembre 2020 par laquelle la maire de Paris a délivré à la SAS Vladisca une autorisation de changement d'usage avec compensation, en vue d'affecter un logement (lots 7, 28, 29 et 30 réunis) d'une surface totale de 300,78 m² situé au deuxième étage de l'immeuble situé 45, avenue Victor Hugo, dans le 16ème arrondissement de Paris, à l'usage de cabinet d'esthétique, ensemble la décision implicite du 6 janvier 2021 rejetant son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision litigieuse a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article 2 du règlement municipal fixant les conditions de délivrance des autorisations de changement d'usage de locaux d'habitation et déterminant les compensations en application de la section 2 du chapitre 1er du titre III du livre VI du Code de la construction et de l'habitation modifié par la délibération du conseil de Paris DLH 254 des 14, 15 et 16 novembre 2018, dès lors qu'elle autorise une compensation d'une surface inférieure au double de celle faisant l'objet de la demande, et dès lors que les locaux proposés à la compensation ne sont pas situés dans le même arrondissement que les locaux faisant l'objet de la demande.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 20 mai et 18 juillet 2022, la ville de Paris conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer, et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la décision attaquée, qui est provisoire, a disparu en raison de l'édiction d'une décision d'autorisation de changement d'usage définitive le 8 juin 2021, qui s'y est substituée, si bien que la requête a perdu tout intérêt pratique ;

- la requête est irrecevable : le syndicat requérant ne justifie pas d'un intérêt à agir au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;

- les moyens soulevés par le syndicat des copropriétaires du 45, avenue Victor Hugo ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 25 janvier et 27 mai 2022, la société Vladisca, représentée par Me Hinfray, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la décision attaquée, qui est provisoire, a été remplacée par une décision d'autorisation de changement d'usage définitive le 8 juin 2021, contre laquelle le syndicat requérant n'a pas exercé de recours, si bien que sa requête est devenue sans objet ;

- les moyens soulevés par le syndicat des copropriétaires du 45, avenue Victor Hugo ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 13 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 5 août 2022.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- l'ordonnance n° 2019-770 du 17 juillet 2019 relative à la partie législative du livre VIII du code de la construction et de l'habitation ;

- le règlement municipal fixant les conditions de délivrance des autorisations de changement d'usage de locaux d'habitation et déterminant les compensations en application de la section 2 du chapitre 1er du titre III du livre VI du code de la construction et de l'habitation, modifié par la délibération du conseil de Paris DLH 254 des 14, 15 et 16 novembre 2018 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de Mme Alidière, rapporteure publique,

- et les observations de Me Laroche, représentant le syndicat des copropriétaires du 45, avenue Victor Hugo, et de Me Cambon, représentant la société Vladisca.

Considérant ce qui suit :

1. Par décision n° 20-376 du 8 septembre 2020, la maire de Paris a autorisé la société Vladisca à affecter à un usage autre que l'habitation (cabinet d'esthétique) un logement (lots 7, 28, 29 et 30 réunis) d'une surface totale de 300,78 m², situé au deuxième étage droite de l'immeuble situé 45, avenue Victor Hugo, dans le 16ème arrondissement de Paris, se trouvant dans le secteur de compensation renforcée, moyennant une compensation consistant en la conversion en logements sociaux (SCI Tertiaire Mixte et Paris-Habitat OPH) de huit locaux à un autre usage, d'une surface totale projetée de 314,76 m², situés 140, boulevard du Montparnasse, dans le 14ème arrondissement de Paris, et 69, rue de Castagnary, dans le 15ème arrondissement de Paris, se trouvant tous dans le secteur de compensation renforcée. Le caractère définitif de cette autorisation était subordonné à la réalisation effective de la compensation, conformément à la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux (DAACT) prise en application de l'article R. 462-1 du code de l'urbanisme, constatée par un agent assermenté de la mairie de Paris, dans un délai ne pouvant excéder deux ans à compter de la date de la décision. Par une décision n° 21-271 du 8 juin 2021, considérant que la compensation avait été réalisée conformément aux déclarations attestant l'achèvement et la conformité des travaux (DAACT) des 31 juillet 2020 et 20 janvier 2021, et constatée les 29 septembre 2020 et 3 juin 2021 par un agent assermenté de la mairie de Paris, la maire de Paris a accordé à la société Vladisca l'autorisation de changement d'usage demandée. Par la présente requête, le syndicat des copropriétaires du 45, avenue Victor Hugo demande au tribunal d'annuler la décision du 8 septembre 2020.

Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense :

2. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.

3. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision n° 21-271 du 8 juin 2021, la maire de Paris a accordé à la société Vladisca l'autorisation de changement d'usage demandée. Cette décision, plus complète que la décision attaquée, s'est implicitement mais nécessairement substituée à celle du 8 septembre 2020, qui porte sur le même objet. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions présentées par le syndicat requérant doivent être regardées comme tendant à l'annulation de la décision du 8 juin 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision du 8 septembre 2020 est inopérant à l'encontre de la décision du 8 juin 2021.

5. En second lieu, aux termes de l'article L. 631-7 du code de la construction et de l'habitation: " La présente section est applicable aux communes de plus de 200 000 habitants et à celles des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Dans ces communes, le changement d'usage des locaux destinés à l'habitation est, dans les conditions fixées par l'article L. 631-7-1, soumis à autorisation préalable. () ". Aux termes de l'article L. 631-7-1 du même code : " L'autorisation préalable au changement d'usage est délivrée par le maire de la commune dans laquelle est situé l'immeuble, après avis, à Paris, Marseille et Lyon, du maire d'arrondissement concerné. Elle peut être subordonnée à une compensation sous la forme de la transformation concomitante en habitation de locaux ayant un autre usage. () Pour l'application de l'article L. 631-7, une délibération du conseil municipal fixe les conditions dans lesquelles sont délivrées les autorisations et déterminées les compensations par quartier et, le cas échéant, par arrondissement, au regard des objectifs de mixité sociale, en fonction notamment des caractéristiques des marchés de locaux d'habitation et de la nécessité de ne pas aggraver la pénurie de logements. Si la commune est membre d'un établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'urbanisme, la délibération est prise par l'organe délibérant de cet établissement. ". Aux termes de l'article 2 du règlement municipal alors applicable fixant les conditions de délivrance des autorisations de changement d'usage de locaux d'habitation et déterminant les compensations en application de la section 2 du chapitre 1er du titre III du livre VI du Code de la construction et de l'habitation : " I. La compensation consiste en la transformation en habitation de locaux ayant un autre usage que l'habitation au 1er janvier 1970 ou ayant fait l'objet d'une autorisation d'urbanisme changeant leur destination postérieurement au 1er janvier 1970 et n'ayant pas déjà été utilisés à titre de compensation. / Les locaux proposés en compensation doivent cumulativement : a) correspondre à la création d'unités de logement, et être de qualité et de surface équivalentes à celles faisant l'objet du changement d'usage, les dossiers étant examinés en fonction de la qualité d'habitabilité des locaux. Les locaux apportés en compensation doivent répondre aux normes définies par le décret du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent, et ne doivent pas constituer une extension d'un logement existant ; / b) être situés dans le même arrondissement que les locaux d'habitation faisant l'objet du changement d'usage. / Les surfaces sont calculées conformément à l'article R 111-2 du Code de la construction et de l'habitation. / II - Dans le secteur de compensation renforcée défini en annexe n° 1, par dérogation au a) du I, les locaux proposés en compensation doivent représenter une surface double de celle faisant l'objet de la demande du changement d'usage, sauf si ces locaux sont transformés en logements locatifs sociaux faisant l'objet d'une convention conclue en application de l'article L 351-2 du Code de la construction et de l'habitation d'une durée minimale de 20 ans. / Par dérogation au b) du I, la compensation en logements locatifs sociaux de locaux transformés dans le secteur de compensation renforcée peut être située dans l'ensemble de ce secteur. Toutefois, si les locaux transformés sont situés dans les 1er, 2ème, 4ème, 5ème, 6ème, 7ème, 8ème, 9ème arrondissements, où le déficit de logements par rapport à l'activité est particulièrement marqué, 50% au plus de la surface transformée pourra être compensé en dehors de l'arrondissement de transformation. ".

6. Aux termes de l'article 2 de l'ordonnance n° 2019-770 du 17 juillet 2019 relative à la partie législative du livre VIII du code de la construction et de l'habitation : " I.- A abrogé les dispositions suivantes : / - Code de la construction et de l'habitation. / () Art. L. 351-2 () / II.- Les références à des dispositions abrogées par le présent article sont remplacées par les références aux dispositions correspondantes du livre VIII du code de la construction et de l'habitation. ".

7. Il ressort des pièces du dossier que les locaux proposés à la compensation par la société Vladisca ont fait l'objet, le 23 juin 2020, d'une convention conclue en application de l'article L. 351-2 du code de la construction et de l'habitation, prévoyant leur transformation en logements locatifs sociaux. Cette convention permettait à la pétitionnaire de déroger aux dispositions du II de l'article 2 du règlement municipal cité ci-dessus, qui prévoient, pour les locaux situés dans le secteur de compensation renforcée, une compensation d'une surface double de celle faisant l'objet de la demande. Le syndicat requérant soutient que cette convention était dépourvue de base légale, dès lors que l'article L. 351-2 précité avait été, à la date de la signature de la convention, abrogé. Toutefois, si l'article 2 de l'ordonnance n° 2019-770 du 17 juillet 2019, relative à la partie législative du livre VIII du code de la construction et de l'habitation, entrée en vigueur le 1er septembre 2019, a abrogé à cette date l'article L. 351-2 du code de la construction et de l'habitation, le champ d'application de l'aide personnalisée au logement, objet de l'article abrogé, a été parallèlement codifié à l'article L. 831-1 du code de la construction et de l'habitation. Il résulte des termes de l'article 2 de l'ordonnance précitée qu'à compter de la date d'entrée en vigueur de ces dispositions, l'article 2 du règlement municipal de Paris cité ci-dessus devait être lu, en tant qu'il était relatif à l'article L. 351-2 de ce code, comme se référant à l'article L. 831-1 du même code. Par suite, le syndicat requérant n'est pas fondé à soutenir que la convention du 23 juin 2020 signée par la société Vladisca sur le fondement des dispositions de l'article L. 351-2 du code de la construction et de l'habitation était dépourvue de base légale. Il en résulte qu'en autorisant la société Vladisca à déroger aux dispositions du II de l'article 2 du règlement municipal cité ci-dessus, qui prévoient, pour les locaux situés dans le secteur de compensation renforcée, une compensation d'une surface double de celle faisant l'objet de la demande, la ville de Paris n'a pas commis d'erreur de droit.

8. En outre, il ressort des pièces du dossier que les locaux proposés à titre de compensation par la société Vladisca, compensés en logements locatifs sociaux, se trouvent dans le secteur de compensation renforcée.

9. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 8 juin 2021 présentées par le syndicat des copropriétaires du 45, avenue Victor Hugo doivent être rejetées.

Sur les frais de justice :

10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

11. Ces dispositions font obstacle à ce que la ville de Paris, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse au syndicat requérant la somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du syndicat des copropriétaires du 45, avenue Victor Hugo la somme de 1 500 euros à verser à la société Vladisca au titre des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires du 45, avenue Victor Hugo est rejetée.

Article 2 : Le syndicat des copropriétaires du 45, avenue Victor Hugo versera à la société Vladisca la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires du 45, avenue Victor Hugo, à la ville de Paris et à la société Vladisca.

Délibéré après l'audience du 20 février 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Le Roux, présidente,

Mme Madé, première conseillère,

Mme Berland, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2023.

La rapporteure,

F. A

La présidente,

M.-O. LE ROUXLa greffière,

I. SZYMANSKI

La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions