LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2104771

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2104771

mardi 28 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2104771
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6e Section - 2e Chambre
Avocat requérantRIQUIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 8 mars 2021, 8 avril, 5 juillet et 7 novembre 2022, Mme A B , représentée par Me Boussoum, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à lui verser une somme de 15 000 euros en réparation du préjudice moral qu'elle estime avoir subi ;

2°) de mettre à la charge de l'OFII une somme de 4 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité de l'OFII est engagée en raison des faits de harcèlement moral dont elle a été victime et de sa méconnaissance des règles d'hygiène et de sécurité au travail ;

- en raison de la dégradation de son état de santé causée par ces fautes, elle est fondée à solliciter le versement de la somme de 15 000 euros en réparation de son préjudice moral.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 27 décembre 2021, 14 juin, 22 juillet et 5 octobre 2022, le directeur de l'OFII, représenté par Me Riquier, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de l'OFII à lui verser la somme de 3 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens invoqués par Mme B ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 8 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droit et obligation des fonctionnaires,

- le décret n° 82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C,

- les conclusions de M. Guérin-Lebacq, rapporteur public,

- et les conclusions de Me Lejars-Riccardi pour Mme B et de Me Riquier pour l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B a été recrutée par l'Office des migrations internationales en 1995, en qualité de secrétaire, avant d'être promue au grade d'assistant. À compter du 1er mars 2017, Mme B a été affectée à la direction territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du Val-de-Marne, à Créteil. À compter du 12 octobre 2017, Mme B a été placée en congé maladie, renouvelé le 9 janvier 2018, puis en mi-temps thérapeutique à compter du 9 avril 2018. Le 28 mai 2018, Mme B a formulé une première demande indemnitaire et une demande de protection fonctionnelle, alléguant des faits d'agression et de harcèlement moral. Le 30 mai 2018, l'intéressée a tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail et a été de nouveau placée en congé maladie jusqu'au 9 décembre 2018, avant de rejoindre une nouvelle affectation à la direction territoriale de Paris de l'OFII. Par un courrier du 2 décembre 2020, reçu le 4 décembre 2020, Mme B a formé une demande indemnitaire préalable. Par la présente requête l'intéressée demande la condamnation de l'OFII à lui verser la somme de 15 000 euros en réparation du préjudice moral qu'elle estime avoir subi.

En ce qui concerne les conclusions indemnitaires :

Sur les faits allégués de harcèlement moral :

2. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dont les dispositions ont été reprises depuis à l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la formation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : /1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; / 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; / 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. / Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus. () ".

3. D'une part, il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

4. D'autre part, pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. En revanche, la nature même des agissements en cause exclut, lorsque l'existence d'un harcèlement moral est établie, qu'il puisse être tenu compte du comportement de l'agent qui en a été victime pour atténuer les conséquences dommageables qui en ont résulté pour lui. Le préjudice résultant de ces agissements pour l'agent victime doit alors être intégralement réparé.

5. En premier lieu, Mme B soutient que la responsabilité de l'OFII est engagée en raison de la désorganisation administrative de la direction territoriale de Créteil, qui se caractériserait par le défaut de configuration de son compte " Kelio ", le refus de lui communiquer son dossier médical et le dysfonctionnement de l'application " Phenix ". Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction, contrairement à ce qu'affirme la requérante, que ses réclamations concernant la configuration de son compte Kelio soient restées sans réponse dès lors que sont uniquement produits à l'instance un courrier électronique de première demande et deux courriers électroniques de " relance " adressés à deux destinataires différents sur une période de neuf jours. Ensuite, la requérante ne démontre pas avoir demandé à l'administration la communication de son dossier médical, les courriers électroniques qu'elle produit portant seulement sur une demande de communication de son dossier administratif. Concernant les dysfonctionnements de l'application " Phenix ", il résulte de l'instruction que ceux-ci étaient mineurs et ne sauraient sérieusement caractériser un dysfonctionnement du service susceptible de constituer une situation de harcèlement. Par suite, la responsabilité de l'administration ne saurait être recherchée en raison de la désorganisation administrative alléguée de l'OFII.

6. En deuxième lieu, Mme B estime que la responsabilité de l'Office est engagée en raison du comportement hostile de ses collègues à son encontre. D'une part, s'il ressort des témoignages produits par la requérante que celle-ci était isolée au sein du service et entretenait peu de relations avec ses collègues, il ne résulte pas de l'instruction que cette situation d'isolement traduirait une faute de l'administration. D'autre part, il résulte de l'instruction, contrairement à ce qu'affirme la requérante, que celle-ci avait bien été conviée à la réunion du pôle éloignement du 25 septembre 2017 - dont elle affirme avoir été sciemment écartée -, par un courrier électronique du 20 septembre 2017. Enfin, si Mme B, ainsi que d'autres de ses collègues, entretenaient des relations conflictuelles avec la référente informatique dont le comportement a été signalé, il résulte de l'instruction que la requérante n'était cependant pas privée d'accès à une assistance informatique. Par suite, la responsabilité de l'administration ne saurait être recherchée en raison du comportement des collègues de Mme B.

7. En troisième lieu, la requérante se prévaut d'une surcharge de travail de nature à caractériser une situation de harcèlement. D'abord, s'il n'est pas contesté que l'OFII de Créteil a connu une augmentation du nombre de demandes d'aide au retour, dont Mme B avait la charge, l'Office précise, sans être contestée que, pour compenser cette augmentation, un agent en service civique a été affecté en appui à Mme B. Par ailleurs, l'Office a confié la mission de traitement des bons de transport à un autre service, de sorte qu'il ne résulte pas de l'instruction que l'augmentation du nombre d'aide au retour fût insurmontable. Ensuite, bien que la requérante affirme que la gestion des bons de transport remis aux demandeurs d'asile ne relevaient pas de ses missions, il ressort des termes même de sa fiche de poste que les fonctions de Mme B incluaient, entre-autre, l'organisation du départ des demandeurs d'asile dans son intégralité ou en relation avec la cellule voyagiste. Enfin, la requérante produit elle-même les pièces attestant que sa hiérarchie s'est montrée réactive face à la recrudescence de certificats frauduleux, de sorte qu'elle ne peut alléguer qu'à sa charge de travail se serait ajoutée un défaut de réactivité de l'encadrement de son service. Par suite, Mme B ne démontre aucune faute de l'administration en raison de la surcharge de travail qu'elle allègue.

8. En dernier lieu, la requérante soutient, qu'en lui proposant les postes mentionnés au point 12, l'administration aurait procédé à une réduction fautive de ses responsabilités. Toutefois, à supposer-même que le poste d'auditeur asile à Paris que Mme B a finalement choisi d'occuper puisse être regardé comme ayant conduit à une diminution de ses responsabilités, il constituait, d'une part, un emploi correspondant à sa catégorie statutaire et avait, d'autre part, été proposé à la requérante à sa demande et dans des conditions d'urgence. Par suite, la requérante ne peut soutenir avoir fait l'objet d'une réduction fautive de ses responsabilités.

9. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à engager la responsabilité de l'OFII en raison de faits de harcèlement moral dont elle aurait été victime.

Sur la méconnaissance des règles d'hygiène et de sécurité au travail :

10. Aux termes du IV de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droit et obligation des fonctionnaires : " La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. / Lorsqu'elle est informée, par quelque moyen que ce soit, de l'existence d'un risque manifeste d'atteinte grave à l'intégrité physique du fonctionnaire, la collectivité publique prend, sans délai et à titre conservatoire, les mesures d'urgence de nature à faire cesser ce risque et à prévenir la réalisation ou l'aggravation des dommages directement causés par ces faits. Ces mesures sont mises en œuvre pendant la durée strictement nécessaire à la cessation du risque. ". Aux termes de l'article 2 du décret n° 82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique : " Dans les administrations et établissements visés à l'article 1er, les locaux doivent être aménagés, les équipements doivent être installés et tenus de manière à garantir la sécurité des agents et, le cas échéant, des usagers. Les locaux doivent être tenus dans un état constant de propreté et présenter les conditions d'hygiène et de salubrité nécessaires à la santé des personnes. ".

11. Il appartient aux autorités administratives, qui ont l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et morale de leurs agents, d'assurer, sauf à commettre une faute de service, la bonne exécution des dispositions législatives et réglementaires qui ont cet objet, ainsi que le précise l'article 2 du décret précité. A ce titre, il leur incombe notamment de prendre en compte, dans les conditions prévues à l'article 26 de ce même décret, les propositions d'aménagements de poste de travail ou de conditions d'exercice des fonctions justifiés par l'âge, la résistance physique ou l'état de santé des agents, que les médecins du service de médecine préventive sont seuls habilités à émettre.

12. En premier lieu, Mme B soutient que la responsabilité de l'OFII est engagée en raison de son agression par un usager le 24 août 2017. Toutefois, la requérante n'a formé une plainte que deux ans après les faits, n'apporte aucun élément permettant de caractériser les conséquences de " l'état de choc " dont elle se prévaut et il ne résulte pas de l'instruction que l'administration, qui a accordé la protection fonctionnelle à la requérante lors du dépôt de sa plainte, aurait manqué à ses obligations de protection de son agent.

13. En deuxième lieu, Mme B soutient que la responsabilité de l'OFII est engagée en raison de son inaction face à son état psychologique. Toutefois, il résulte de l'instruction que Mme B n'a porté à la connaissance de sa hiérarchie que des difficultés de conciliation de son état de santé avec le temps de trajet entre Rueil, lieu de son domicile, et Créteil. En l'occurrence, l'administration a répondu favorablement à sa demande de mobilité, en lui proposant deux postes d'auditeur asile à Paris et à Cergy, le 28 mai 2018, et trois postes à Paris, Montrouge et Melun, en qualité d'auditeur asile ou d'agent du retour, le 19 septembre 2022. Par suite, la requérante ne peut soutenir que l'OFII aurait fait preuve d'inaction fautive face à l'expression de ses difficultés.

14. En dernier lieu, la requérante soutient que les conditions de travail à la direction territoriale de Paris, où elle a été affectée à compter du 10 décembre 2018, et qui se caractérisaient, notamment par un contexte bruyant en raison de la présence de nombreuses familles de demandeurs d'asile dans des locaux mal disposés, étaient inadaptés à son état de santé. Toutefois, contrairement à ce qu'affirme la requérante, elle a effectivement bénéficié d'une visite médicale préparatoire à sa reprise, le 10 décembre 2018, à la suite de laquelle le médecin a reconnu l'aptitude de la requérante à occuper ce poste sous réserve d'une réduction horaire de son temps de travail. En outre, il résulte de l'instruction que lorsque Mme B a fait part à sa hiérarchie de ses difficultés, il lui a été proposé d'occuper un poste sans contact avec les usagers. Par suite, la requérante n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de l'administration en raison des conditions de travail inadaptée à son état de santé à la direction territoriale de Paris de l'OFII.

15. Il résulte de ce qui précède que Mme B ne démontre pas que les faits reprochés à l'OFII sont fautifs et de nature à engager sa responsabilité. Par suite, la requête de Mme B doit être rejetée dans toutes ses conclusions.

Sur les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :

16. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

17. Mme B étant la partie perdante à l'instance, ses conclusions présentées au titre des dispositions ci-dessus sont rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de condamner Mme B à verser à l'OFII une somme au titre de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Laloye, président,

Mme Roussier, première conseillère,

M. Théoleyre, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.

Le rapporteur,

M. Théoleyre

Le président,

P. Laloye

La greffière,

K. Bak-Piot

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2104771/6-

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions