mardi 15 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2107125 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | SEBAN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 avril 2021 et le 5 mai 2022, Mme A C, représentée par Me Moujon, demande au tribunal :
1°) d'annuler son compte-rendu d'entretien professionnel du 18 janvier 2021 ainsi que la décision du 6 février 2021 par laquelle le directeur général du syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication (SIPPEREC) a rejeté son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au SIPPEREC de procéder à nouveau à son évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du SIPPEREC une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le signataire du compte-rendu d'entretien professionnel est incompétent ;
- les décisions contestées sont entachées d'erreur de droit ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 avril 2022, le SIPPEREC, représenté par Me Carrère, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- les moyens invoqués par Mme C ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 12 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Mazeau, rapporteur public,
- et les observations de Me Carrère, représentant le SIPPEREC.
Une note en délibéré, produite pour Mme C a été enregistrée le 7 novembre 2022 et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, attachée exerçant alors les fonctions de chargée de mission du directeur général des services du syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication (SIPPEREC), demande au tribunal d'annuler son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2020 et la décision implicite par laquelle son supérieur hiérarchique a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé le 25 janvier 2021 à l'encontre de cette décision.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Il ressort des pièces du dossier que Mme C a signé son compte-rendu d'entretien professionnel le 22 janvier 2021, cette signature valant notification. Elle l'a ensuite adressé au directeur général du SIPPEREC par un message électronique daté du 25 janvier 2021. Si elle soutient que ce message constituait un recours gracieux, il ne ressort pas de ce document qu'elle ait entendu demander au directeur général de retirer ou modifier son évaluation. Dès lors, la requête de Mme C, enregistrée le 6 avril 2021, soit plus de deux mois après que son compte-rendu d'entretien professionnel lui ait été notifié, est tardive. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le SIPPEREC doit être accueillie et la requête de Mme C ne peut qu'être rejetée.
Sur les frais liés à l'instance :
3. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la requérante doivent dès lors être rejetées.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du SIPPEREC présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du SIPPEREC présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au président du syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux.
Délibéré après l'audience du 3 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Evgénas, présidente,
Mme Laforêt, première conseillère,
M. Halard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 novembre 2022.
La rapporteure,
L. B
La présidente,
J. EVGÉNASLa greffière,
B. CHAHINE
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026