jeudi 23 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2108751 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | CABINET GARCIA AVOCATS (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 23 et 28 avril et le 7 juin 2021, M. B E, représenté par Me Garcia demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 avril 2021 par lequel le ministre de l'intérieur a prononcé son expulsion du territoire français ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'un vice de procédure, faute pour le ministre de l'intérieur d'avoir saisi la commission d'expulsion préalablement à son adoption ;
- il est entaché d'erreurs de fait et méconnaît l'article L. 521-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- il méconnaît son droit au séjour en tant que parent d'enfant ayant la nationalité d'un pays de l'Union européenne.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
II. Par une ordonnance de renvoi du 28 avril 2021, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal administratif de Paris la requête de M. E, enregistrée le 23 avril 2021.
Par cette requête, et un mémoire complémentaire enregistrés le 28 avril 2021, M. B E, représenté par Me Garcia, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 avril 2021 par lequel le ministre de l'intérieur a fixé le pays de renvoi en cas d'exécution d'office de l'arrêté prononçant son expulsion ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est entaché de vices de procédure, en méconnaissance de son droit à être entendu, à être assisté par un avocat et en violation du caractère contradictoire de la procédure préalable ;
- il n'a pas été précédé d'un examen concret de sa situation personnelle et familiale ;
- il est insuffisamment motivé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Baratin, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B E, ressortissant marocain né le 10 janvier 1984 au Maroc, est entré en France en septembre 1985 selon ses déclarations. Il a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion pris par le ministre de l'intérieur le 14 avril 2021 qui a également pris, le même jour, un arrêté fixant le pays à destination duquel il sera être expulsé. M. E demande l'annulation de ces arrêtés.
Sur le moyen commun tiré de l'incompétence :
2. D'une part, le ministre de l'intérieur produit des copies des originaux des arrêtés attaqués pris le 14 avril 2021, signés par Mme D C. D'autre part, par un arrêté du 3 janvier 2019 régulièrement publié au Journal officiel de la République française le 5 janvier 2019, Mme D C a été nommée et prolongée cheffe du service du conseil juridique et du contentieux, adjointe au directeur des libertés publiques et des affaires juridiques, au ministère de l'intérieur. Les moyens tirés de ce que les arrêtés attaqués sont entachés d'incompétence doivent donc être écartés.
Sur l'arrêté d'expulsion :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise notamment l'article L. 521-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel il est fondé, ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il mentionne également différents éléments de la situation personnelle et familiale de M. E. En particulier, il rappelle l'ensemble des condamnations pour des faits de droit commun dont le requérant a fait l'objet, ainsi que son implication dans un trafic de stupéfiant l'ayant conduit à une condamnation judiciaire en 2013. L'arrêté mentionne les faits survenus depuis et notamment au cours de l'automne 2020, faits sur lesquels le ministre s'est appuyé pour considérer que le comportement de M. E portait gravement atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat et que son expulsion devait être prononcée en urgence absolue. Dès lors, l'arrêté attaqué contient l'exposé des considérations de fait et de droit sur lesquelles s'est fondé le ministre de l'intérieur. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, comme il a été dit au point précédent, les motifs de l'arrêté attaqué mentionnent différents éléments de la situation personnelle et familiale de M. E et l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'avant de prendre l'arrêté en litige le ministre de l'intérieur n'aurait pas procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de l'intéressé. La circonstance que l'ensemble de la famille de M. E ne soit pas mentionnée dans les motifs de l'arrêté attaqué ne permet pas d'établir que le ministre de l'intérieur n'aurait pas procédé à cet examen. Par suite, ce moyen doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " I.- Sauf en cas d'urgence absolue, l'expulsion ne peut être prononcée que dans les conditions suivantes : / 1° L'étranger doit être préalablement avisé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ; / 2° L'étranger est convoqué pour être entendu par une commission qui se réunit à la demande de l'autorité administrative () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, M. E a été condamné à un quantum de peines total de seize ans et six mois d'emprisonnement pour des faits commis entre 2002 et 2012. En 2013 en particulier, il est condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à une peine de sept ans d'emprisonnement, pour des faits d'acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisés de stupéfiants, participation à association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de dix ans d'emprisonnement, acquisition et détention sans autorisation d'arme ou munitions de catégorie 1 ou 4, et blanchiment. D'autre part, M. E a été interpellé à la mi-septembre 2020, à la suite de deux opérations de police ayant permis la saisie de 15 kilogrammes de résine de cannabis, l'intéressé apparaissant comme l'organisateur du trafic. Enfin, le ministre de l'intérieur soutient, sans être contredit par l'intéressé, que celui-ci aurait menacé directement et personnellement le commissaire de police, chef de la circonscription des Lilas, et qu'il aurait chargé l'un de ses complices de proposer une importante somme d'argent pour " s'en prendre physiquement au commissaire ". Eu égard au nombre et à la gravité croissante des faits reprochés à M. E, au caractère récent des derniers, et à son comportement constant, depuis plus de dix ans, de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, et aggravé récemment, depuis l'automne 2020 notamment par des faits de menace à l'encontre de fonctionnaires de police dans l'exercice de leurs fonctions, le ministre de l'intérieur a pu légalement considérer que l'expulsion de l'intéressé présentait une urgence absolue. Il n'était dès lors pas tenu de saisir la commission d'expulsion, en application des dispositions précitées de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'un vice de procédure doit être écarté.
7. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des documents produits par M. E que, comme le fait valoir celui-ci, l'arrêté attaqué est entaché de plusieurs erreurs de fait, dès lors que, d'une part, il est arrivé en France âgé de 1 an et que, d'autre part, il est père de trois enfants et non d'un seul, comme l'indique à tort l'arrêté.
8. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction alors en vigueur : " Ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'expulsion qu'en cas de comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, ou liés à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes : / 1° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; / 2° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de vingt ans ; / 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans et qui, ne vivant pas en état de polygamie, est marié depuis au moins quatre ans soit avec un ressortissant français ayant conservé la nationalité française, soit avec un ressortissant étranger relevant du 1°, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage ; / 4° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans et qui, ne vivant pas en état de polygamie, est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an ; / () ".
9. Comme il a été dit au point 6, le ministre de l'intérieur a pu légalement considérer que le comportement de M. E est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat. Par suite, l'intéressé n'est pas fondé à se prévaloir des différentes protections prévues par les dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il résulte de l'instruction que le ministre de l'intérieur aurait pris le même arrêté s'il ne s'était pas fondé sur les faits erronés mentionnés au point 7. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 521-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. M. E est arrivé en France à l'âge de 1 an et a vécu depuis sur le territoire national sur lequel réside également sa famille. Il est marié à un ressortissante française avec qui il a eu trois enfants français. Compte tenu toutefois de la gravité croissante des faits rappelés au point 6, commis par l'intéressé, du caractère récent des derniers d'entre eux, et de l'absence totale de gage de réinsertion, le ministre de l'intérieur n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris l'arrêté d'expulsion attaqué. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
13. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit au point 11, compte tenu de la gravité, croissante, des faits reprochés à l'intéressé et eu égard aux buts poursuivis par la mesure d'expulsion en litige, le préfet n'a pas méconnu les stipulations précitées du 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
14. En dernier lieu, M. E ne peut utilement faire valoir qu'il peut bénéficier d'un titre de séjour en sa qualité de parent d'enfant ayant la nationalité d'un pays de l'Union européenne.
Sur l'arrêté fixant le Maroc comme pays de destination :
15. En premier lieu, d'une part, il résulte des dispositions du livre V du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des mesures d'éloignement. Dès lors, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas utilement invoqués à l'encontre de l'arrêté fixant le pays de destination.
16. D'autre part, comme il a été dit aux points 5 et 6 du présent jugement, la procédure contradictoire préalable prévue par l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne trouve pas à s'appliquer en cas d'urgence absolue, ce qui est le cas en l'espèce. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 4 du présent jugement, le moyen tiré du défaut d'examen concret de sa situation personnelle et familiale doit être écarté.
18. En dernier lieu, l'arrêté attaqué vise notamment les articles L. 513-2, L. 513-3 et R. 523-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application. Il vise également l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il mentionne plusieurs éléments relatifs à l'identité de M. E et fait référence aux motifs de l'arrêté d'expulsion pour l'exécution duquel il est pris. Dès lors, l'arrêté attaqué contient l'exposé des considérations de fait et de droit sur lesquelles s'est fondé le ministre de l'intérieur. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté d'expulsion dont il fait l'objet, d'une part, et de l'arrêté fixant le Maroc comme pays à destination duquel il pourra être expulsé, d'autre part. Dès lors, sa requête doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et demandant la condamnation de l'Etat aux dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 9 février 2023, à laquelle siégeaient :
M.me Viard, présidente,
M. Perrot, conseiller,
M. Palla, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2023.
Le rapporteur,
F. A
La présidente,
M-P. VIARDLa greffière,
L. THOMAS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026