lundi 27 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2109824 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | JASLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 mai 2021, M. C D, représenté par Me Jaslet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du préfet de police refusant d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application combinée des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, à défaut d'admission à l'aide juridictionnelle, au requérant lui-même.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de fait, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article 29 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013 et de l'article 9-2 du règlement UE 1560/2003.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2021, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur la requête et au rejet des conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 et L. 911-1 du code de justice administrative.
Il soutient que, le 9 juin 2021 soit postérieurement à l'introduction de la requête, une attestation de demande d'asile en procédure normale a été délivrée à M. D.
Par une décision du 8 juillet 2021, M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les conclusions de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. C D, né le 1er janvier 1996, de nationalité afghane, a présenté une demande d'asile le 11 août 2020 qui a été placée sous procédure Dublin. Un arrêté de transfert aux autorités slovènes, responsables du traitement de sa demande d'asile, a été pris à son encontre le 23 septembre 2020. La requête formée à l'encontre de cette décision a été rejetée par le jugement n° 2016329 du tribunal administratif de Paris du 2 novembre 2020. Le délai de transfert de six mois ayant expiré le 2 mai 2021, M. D a sollicité l'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale. Le préfet de police lui a opposé un refus au motif qu'il avait été placé en fuite et que son délai de transfert avait été prolongé jusqu'au 4 mai 2022. Par une ordonnance du 20 mai 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a suspendu l'exécution de cette décision. Le juge des référés a également enjoint au préfet de police de procéder à l'enregistrement de la demande d'asile de M. D en procédure normale.
2. Par une décision du 8 juillet 2021, M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
3. Le 9 juin 2021, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de police a délivré à M. D une attestation de demande d'asile en procédure normale valable du 9 juin 2021 au 8 avril 2022. Il n'y a, dès lors, plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins d'annulation et d'injonction.
4. M. D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Jaslet, avocate de M. D, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me D de la somme de 800 euros.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. D à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. D.
Article 3 : L'Etat versera à Me Jaslet, avocate de M. D, une somme de 800 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Jaslet renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à Me Jaslet, et au préfet de police.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Errera, premier conseiller,
M. Huin-Moralès, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2023.
Le rapporteur,
A. A
Le président,
J. SORINLa greffière,
B. CHAHINE
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2109824/2-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026