mardi 13 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2109866 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | BEMBARON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 mai 2021, Mme D C, représentée par Me Ribière, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 mars 2021 par lequel le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France a autorisé M. A B représentant de la SELARL Grande pharmacie Bastille Faubourg, à transférer l'officine dont il est titulaire du 59 rue de Charenton au 84 rue du faubourg Saint-Antoine à Paris (75011) ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'auteur de l'acte était incompétent pour le signer ;
- la décision a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que l'ARS d'Île-de-France n'a consulté ni le conseil de l'ordre des pharmaciens, ni les syndicats représentatifs en application de l'article L. 5125-18 du code de la santé publique ;
- le dossier présenté par la Grande Pharmacie Bastille Faubourg était incomplet au regard des dispositions des articles R. 5125-1, R. 5125-8 et R. 5125-9 du code de la santé publique, ainsi que des dispositions de l'article L. 111-7 du code de la construction et de l'habitation ;
- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 5112-3 du code de la santé publique, dès lors qu'elle porterait atteinte au principe d'une desserte optimale en médicaments.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juillet 2021, l'ARS d'Ile-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- les moyens invoqués par Mme C ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 26 juillet 2021, la SELARL Grande pharmacie Bastille Faubourg, représentée par Me Bembaron, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la requérante en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ordonnance du 21 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 décembre 2022.
Par un mémoire, enregistré le 22 mai 2023, Mme C déclare se désister purement et simplement de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique,
- l'arrêté du 30 juillet 2018 fixant la liste des pièces justificatives accompagnant toute demande de création, de transfert ou de regroupement d'officines de pharmacie,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Théoleyre,
- et les conclusions de M. Guérin-Lebacq, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 2 mars 2021, le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France a autorisé le transfert de l'officine de pharmacie de la société Grande pharmacie Bastille-Faubourg du 59, rue de Charenton à Paris (75012) au 84, rue du Faubourg Saint-Antoine à Paris (75012). Par sa requête introductive, Mme D C, pharmacienne et exploitante de l'officine Sebbag-Allouche, sise 97, avenue Ledru-Rollin à Paris (75011), demandait l'annulation de cette décision d'autorisation de transfert.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Le désistement de Mme C est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés à l'instance :
3. Il y lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante la somme de 1 500 euros au bénéfice de la société Grande pharmacie Bastille-Faubourg au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme C.
Article 2 : Mme C versera la somme de 1 500 euros à la société Grande pharmacie Bastille-Faubourg en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C, au directeur général de l''Agence régionale de santé d'Ile-de-France et à la société Grande pharmacie Bastille-Faubourg.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laloye, président,
Mme Pestka, première conseillère,
M. Théoleyre, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2023.
Le rapporteur,
M. Théoleyre
Le président,
P. Laloye
La greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2109866/6-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026