mardi 21 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2110572 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET LOIRE, HENOCHSBERG (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 mai et 21 décembre 2021, M. A B, représenté par Me Henochsberg, demande au tribunal :
1°) d'ordonner, avant dire droit, au Premier ministre de communiquer, hors contradictoire, les bulletins de paie de 13 agents contractuels exerçant des missions similaires aux siennes au sein du secrétariat général du Gouvernement ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 46 832,67 euros assortie des intérêts de retard au taux légal à compter du 2 mars 2021, date de réception de la demande préalable avec capitalisation des intérêts ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la communication des documents sollicités est nécessaire pour apprécier le bien-fondé de sa demande ;
- le montant et les modalités de sa rémunération sont irrégulières dès lors qu'elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation, qu'elles méconnaissent le principe de l'égalité de traitement et en particulier le droit de l'Union Européenne selon lequel les agents non titulaires ont droit aux mêmes compléments de rémunération que les fonctionnaires placés dans une situation comparable au regard du travail accompli ;
- il subit, en raison de ces irrégularités, des préjudices qui doivent être évalués à 26 077,18 euros au titre de sa rémunération de base, à 15 855,49 euros au titre de sa part variable, à 2 000 euros au titre de son préjudice moral et à 2 900 euros au titre des frais engagés auprès d'un conseil juridique afin de faire valoir ses intérêts.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 27 août 2021 et le 21 janvier 2022, le Premier ministre conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les informations relatives à la rémunération d'agents contractuels n'ont pas à être communiquées au requérant dès lors que leur rémunération a été fixée dans le cadre d'un accord contractuel, qu'il lui a été proposé de consulter sur place les bulletins de salaire des agents titulaires sans que celui-ci donne suite à cette proposition, qu'il a réalisé une synthèse des différents éléments utiles au litige et, enfin, qu'une telle demande constitue une lourde charge pour l'administration ;
- M. B n'est pas fondé à lui reprocher une discrimination salariale dès lors que les différences de rémunérations dont il fait état sont justifiées par des différences de compétence, d'ancienneté, et de qualité des résultats obtenus ;
- par suite, la rémunération de M. B n'a pas été fixée en méconnaissance du droit national et communautaire et n'est entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni de méconnaissance du principe d'égalité de traitement.
Par ordonnance du 21 janvier 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 21 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée annexé à la directive 1999/70/CE du Conseil du 28 juin 1999,
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983,
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984
- la loi n° 2019-828 du 6 août 2019,
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Guérin-Lebacq, rapporteur public,
- et les observations de Me Henochsberg pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a été recruté, le 12 mai 2017 en qualité d'agent contractuel au sein de la direction des services administratifs et financiers (DSAF) du Premier ministre afin d'exercer les fonction d'acheteur au " pôle communication et formation " au sein de la section étude, conseil et documentation " du bureau des achats ministériels (BAM). Par un avenant du 9 août 2018, les fonctions de M. B ont été requalifiées en juriste-acheteur à sa demande. Par un contrat du 2 janvier 2019, M. B a été promu à compter du 1er janvier 2019 et jusqu'au 31 décembre 2021 sur les fonctions de chef de section des marchés " industriels et immobiliers " au sein du BAM. M. B a présenté sa démission le 6 juillet 2021 et par un courrier du 1er mars 2021, reçu le 2 mars 2021, il a saisi le secrétariat général du Gouvernement d'une demande indemnitaire préalable visant à réparer le préjudice résultant de la détermination de sa rémunération. Cette demande a été rejetée par un courrier du 26 avril 2021. Par la présente requête, M. B demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 46 832,67 euros en réparation des préjudices subis.
Sur la responsabilité de l'Etat :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation :
2. Aux termes de l'article 1-3 du décret du 17 janvier 1986 dans sa version issue du décret n° 2014-1318 du 3 novembre 2014 : " Le montant de la rémunération est fixé par l'autorité administrative, en prenant en compte, notamment, les fonctions occupées, la qualification requise pour leur exercice, la qualification détenue par l'agent ainsi que son expérience. / () ". Aux termes de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 modifiée par la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 : " La rémunération des agents contractuels est fixée par l'autorité compétente en tenant compte des fonctions exercées, de la qualification requise pour leur exercice et de l'expérience de ces agents. Elle peut tenir compte de leurs résultats professionnels et des résultats collectifs du service. () ".
3. En l'absence de dispositions législatives ou réglementaires relatives à la fixation de la rémunération des agents non titulaires, l'autorité compétente dispose d'une large marge d'appréciation pour déterminer, en tenant compte notamment des fonctions confiées à l'agent et de la qualification requise pour les exercer, le montant de la rémunération ainsi que son évolution. Il appartient au juge, saisi d'une contestation en ce sens, de vérifier qu'en fixant ce montant l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
4. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et en particulier, à titre indicatif, de la note de gestion élaborée le 27 juin 2019 par les services du Premier ministre que le poste d'acheteur occupé par le requérant à compter du 12 mai 2017 au sein du bureau des achats ministériels (BAM) correspond en termes de responsabilité à un poste classé A/4 " conception et expertise standards " pour un indice majoré avec part variable de 5% situé entre 480 et 559 pour un agent bénéficiant d'une expérience professionnelle de un à trois ans. En l'espèce, lors de son recrutement par contrat au sein du BAM sur un poste d'acheteur, M. B justifiait d'un master 2 en droit public financier et d'une expérience de deux ans et deux mois dans des fonctions d'acheteur auprès d'un établissement public. Il s'est vu proposer une rémunération basée sur un indice majoré de 580 euros, soit 2 799 euros en brut mensuel. Cette rémunération correspondait à une évolution de +6,19 % par rapport à sa rémunération précédente. Elle a été fixée à un indice majoré supérieur à la cotation maximum retenue pour le même type de poste dans la note de gestion élaborée par les services du Premier ministre en juin 2018, afin de tenir compte de la formation juridique de M. B expressément mentionnée dans l'intitulé de son poste, à la demande de l'intéressé, à compter du 1er août 2018.
5. Il résulte, en outre, de cette même instruction que le poste de chef de division au sein du BAM sur lequel le requérant a été promu à compter du 1er janvier 2019, correspond en termes de responsabilité à un poste classé A/3 " conception et expertise de haut niveau " pour un indice majoré avec part variable de 5% situé entre 620 et 759 pour un agent ayant trois à huit ans d'expérience. M. B disposait d'une expérience professionnelle de trois ans et deux mois dont six mois sur des fonctions d'encadrement par intérim sur ce poste. Il s'est vu proposer une rémunération basée sur un indice majoré de 683 euros, soit 3 297 euros en brut mensuel, correspondant à une évolution de +17,76 % par rapport à sa rémunération précédente.
6. En second lieu, s'agissant de l'attribution d'une part variable mensuelle en complément de sa rémunération de base, il résulte de l'instruction que, dans le prolongement de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique élargissant le recours aux agents recrutés sur contrat, les services du Premier ministre ont élaboré, le 30 juillet 2020, des règles de gestion permettant d'adosser un taux maximum à l'indice majoré lors du recrutement des agents contractuels afin de mieux valoriser leur performance. Toutefois, à la date à laquelle M. B a été recruté cette pratique n'avait pas encore été généralisée au sein de cette administration et le requérant ne conteste pas qu'aucune part variable complémentaire à l'indice majoré n'avait été négociée ni lors de son recrutement initial en qualité d'acheteur le 12 mai 2017, ni à l'occasion de la modification de son contrat lorsqu'il a été promu le 1er janvier 2019 chef de la section " immobilier et informatique " au sein du BAM. En outre, ainsi qu'il résulte des dispositions de la note de gestion 30 juillet 2020 précitée, il aurait été loisible au requérant de solliciter l'introduction d'une clause contractuelle spécifique relative à un taux de part variable lors du renouvellement de son contrat s'il n'avait pas démissionné, le 6 juillet 2021, avant le terme de son contrat.
7. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que les modalités qui ont présidées à la détermination de sa rémunération sont entachées d'erreur d'appréciation. Par suite ce moyen ne peut qu'être rejetée.
En ce qui concerne le moyen tiré de la rupture d'égalité de traitement :
8. D'une part, le principe d'égalité ne s'oppose pas à ce que l'autorité investie du pouvoir réglementaire règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu'elle déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général pourvu que, dans l'un comme l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l'objet de la norme qui l'établit et ne soit pas manifestement disproportionnée au regard des motifs susceptibles de la justifier. S'agissant des règles régissant les fonctionnaires, le principe d'égalité n'est en principe susceptible de s'appliquer qu'entre les agents appartenant à un même corps, sauf à ce que la norme en cause ne soit, en raison de son contenu, pas limitée à un même corps ou à un même cadre d'emplois de fonctionnaires.
9. D'autre part, aux termes de la clause 4 de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée annexé à la directive 1999/70/CE du Conseil du 28 juin 1999 : " 1. Pour ce qui concerne les conditions d'emploi, les travailleurs à durée déterminée ne sont pas traités d'une manière moins favorable que les travailleurs à durée indéterminée comparables au seul motif qu'ils travaillent à durée déterminée, à moins qu'un traitement différent soit justifié par des raisons objectives ". Cette clause, dans l'interprétation qu'en retient la Cour de justice de l'Union européenne, s'oppose aux inégalités de traitement dans les conditions d'emploi entre travailleurs à durée déterminée et travailleurs à durée indéterminée, sauf à ce que ces inégalités soient justifiées par des raisons objectives, qui requièrent que l'inégalité de traitement se fonde sur des éléments précis et concrets, pouvant résulter, notamment, de la nature particulière des tâches pour l'accomplissement desquelles des contrats à durée déterminée ont été conclus et des caractéristiques inhérentes à celles-ci ou, le cas échéant, de la poursuite d'un objectif légitime de politique sociale d'un Etat membre. Toutefois, la réglementation nationale française ne fait pas obstacle à ce que les agents contractuels bénéficient des mêmes modalités de rémunération que les agents titulaires. La différence de traitement invoquée par le requérant ne résulte pas de la réglementation nationale mais des dispositions spécifiques prévues à son contrat.
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'en 2017, date à laquelle le requérant a été recruté en qualité d'acheteur, il existait un vivier de fonctionnaires qui occupaient des fonctions identiques à celle de M. B. Ainsi ce dernier, qui a été recruté à un indice majoré plus important que ces personnels afin de tenir compte de sa formation juridique, n'est pas fondé à soutenir que sa situation est comparable aux agents titulaires qui bénéficiaient, contrairement à lui, d'un régime indemnitaire complémentaire afin de tenir compte, d'une part, de leur qualité de titulaire qui ne leur permet pas une renégociation périodique de leurs conditions de rémunération et, d'autre part, d'une ancienneté plus importante que celle de M. B. Par ailleurs, si le requérant fait valoir que, contrairement à ce que soutient l'administration, des personnels contractuels exerçaient des fonctions identiques à la date de son recrutement et que la comparaison devait être effectuée avec ces derniers, il n'assortit pas ses allégations des précisions nécessaires.
11. En deuxième lieu, M. B soutient, plus particulièrement, qu'il existe une inégalité de traitement manifeste entre sa situation et celle réservée à l'un de ses adjoints, recruté récemment, qui bénéficie d'un indice majoré de 803 et de l'attribution d'une part variable alors même qu'il a une formation identique, une expérience professionnelle moins importante et un niveau de responsabilité inférieur au sien. Toutefois, il résulte de l'instruction que son adjoint ne se trouve pas dans une situation identique à la sienne dès lors, d'une part, que son recrutement s'inscrit dans une nouvelle politique de l'emploi public visant à rendre plus attractif le recours aux contrats dans la fonction publique dans le prolongement de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique et de la généralisation de l'attribution d'une part variable dès la signature du contrat et, d'autre part, que son adjoint a pu faire valoir au moment de la négociation de son contrat, notamment, une rémunération antérieure plus importante que celle de M. B. Enfin, le requérant n'est pas fondé à se prévaloir des dispositions de la clause 4 de l'accord-cadre, annexé à la directive 1999/70/CE du Conseil du 28 juin 1999 dès lors que la différence de rémunération est fondée sur les éléments qui viennent d'être énumérés et non pas sur une distinction tenant à la durée de leur contrat.
12. En troisième lieu, M. B fait valoir que le chef de section des technologies de l'information et de la communication (TIC) et son adjoint, qui bénéficient respectivement d'un indice majoré de 846 et de 620, ont une rémunération bien supérieure à la sienne alors qu'ils ont une formation équivalente et un niveau de responsabilité identique pour le premier et inférieur pour le second. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'administration, confrontée à une forte concurrence pour recruter des personnels compétents dans le domaine des systèmes d'information et des technologies a élaboré le 19 juillet 2019 un référentiel de rémunération des 15 métiers en tension de la filière numérique et des systèmes d'information et de communication parmi lesquels figurent notamment le métier d'acheteur dans le domaine de l'informatique et des télécoms (IT) et qui bénéficient d'une grille de rémunération plus favorable. Il résulte, en outre de cette même instruction, que le chef de section des TIC, recruté en septembre 2019, justifie d'une expérience de onze années dans le domaine des marchés publics et d'une expertise en matière de marchés liés aux technologies de l'information et de la communication et que son adjoint, recruté en décembre 2019, bénéficie d'une expérience antérieure de 5 années dont 18 mois au sein de deux ministères en qualité d'acheteur IT. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que ces derniers se trouvaient dans une situation identique à la sienne.
13. Enfin, en dernier lieu, M. B, soutient que l'ancien chef de section des marchés de fournitures et prestation générale a bénéficié d'une part variable d'un maximum de 10% avant la généralisation de l'attribution d'une part variable à l'ensemble des personnels contractuels et que son second adjoint, recruté en 2018, bénéficiait également d'une rémunération supérieure à la sienne. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'ancien chef de section des marchés de fournitures et prestation générale justifiait d'une expérience professionnelle de plus de 15 ans en management et dans le domaine des marchés publics. Il résulte de cette même instruction que son second adjoint, qui justifiait d'une expérience professionnelle de 13 années dans le domaine de l'immobilier dont 7 années comme juriste, a été recruté en qualité d'acheteur le 1er août 2018 au même indice que le requérant et sans part variable, et a bénéficié d'une revalorisation de son indice et de l'attribution d'une part variable au moment de la renégociation de son contrat à durée déterminée, puis de nouveau à compter du 1er juin 2020, date à laquelle il a bénéficié d'un contrat à durée indéterminée compte tenu d'une ancienneté de 6 années au sein des services du Premier ministre. Par suite, ces personnels ne se trouvaient pas dans une situation identique à celle de M. B.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B ne démontre pas une inégalité de traitement dans les modalités d'attribution et le montant de la rémunération dont il a bénéficié du 12 mai 2017 au 31 décembre 2018 en qualité d'acheteur au sein de la section étude, conseil et documentation " du BAM, puis du 1er janvier 2019 et jusqu'à sa démission, dans les fonctions de chef de section des marchés " industriels et immobiliers " au sein du BAM. Dans ces conditions, le requérant ne démontre pas l'existence d'une faute susceptible d'engager la responsabilité de l'Etat et ses conclusions à fin indemnitaire ne peuvent qu'être rejetées.
Sur la demande de communication avant dire droit :
15. Le requérant sollicite la communication avant dire droit, et hors contradictoire des bulletins de salaire des personnels contractuels dont la situation est expressément évoquée dans le présent jugement ainsi que de huit autres agents contractuels exerçant leurs missions au sein du BAM afin de démontrer l'inégalité de traitement dont il se prévaut. Toutefois, cette demande ne peut qu'être rejetée dès lors, d'une part, qu'ainsi qu'il résulte de ce qui précède, M. B ne démontre pas être dans la même situation que les agents dont il fait état dans ses écriture et, d'autre part, il se borne à citer le nom et les fonctions d'autres personnels contractuels sans assortir sa demande des précisions nécessaires. Dans ces conditions sa demande doit être rejetée.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la Première ministre.
Délibéré après l'audience du 7 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Marino, président,
Mme Roussier, première conseillère,
M. Théoleyre, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2023.
La rapporteure,
S. C
Le président,
Y. Marino
La greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne à la Première ministre en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2110572/6-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026