mercredi 14 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2111238 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | AKUESSON |
Vu les procédures suivantes :
I°) G une requête n°2111238, enregistrée le 26 mai 2021, M.F A, représenté G Me Akuesson, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 avril 2021 G lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation dans le cadre des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 313-14 du même code ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
La décision de refus de titre de séjour :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle G le préfet;
- méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnait les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 ;
- est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
G un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2021, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés G M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
II°) G une requête n° 2116745, enregistrée le 4 août 2021, M. F A, représenté G Me Akuesson, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions implicites G lesquelles le préfet de police lui a refusé la délivrance de son autorisation provisoire de séjour au titre de l'article L. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
2°) d'enjoindre le préfet de police au réexamen de sa situation au regard de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) d'enjoindre le préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de sa décision ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
La décision de refus de titre de séjour :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle G le préfet ;
- méconnait les articles L. 425-10, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
G un mémoire en défense, enregistré le 7 septembre 2021, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés G M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les observations de Me Kolimedje, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. F A, ressortissant béninois né le 3 août 1982 à Adjaha, entré en France le 4 avril 2015 sous couvert d'un visa " C " délivré le 20 mars 2015, reçu le
18 février 2021, a sollicité son admission au séjour pour accompagner dans les soins son enfant malade, Brandon-Princy A dans le cadre des dispositions de l'article L. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a été mis en possession d'une autorisation provisoire de séjour en qualité de parent d'enfant malade, valable du 18 février 2021 au 14 juillet 2021. G un courrier reçu G les services préfectoraux le 18 mars 2021, M. A a sollicité son admission au séjour sur le fondement des articles L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 7° de l'article L. 313-11 du même code. G un arrêté du
7 avril 2021, le préfet de police a refusé de lui délivrer le titre demandé. G la suite, M. A a pris rendez-vous le 25 juin 2021 et le 20 juillet 2021 en vue de solliciter le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour et s'est vu opposer un refus. G les présentes requêtes, qu'il y a lieu de joindre pour statuer G un même jugement, il demande l'annulation de l'arrêté du
7 avril 2021 ainsi que des décisions implicites G lesquelles le préfet de police a rejeté ses demandes de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour au titre de l'article L. 311-12 susmentionné.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 7 avril 2021 :
2. En premier lieu, G un arrêté n° 2020-01102 du 28 décembre 2020, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris le même jour, le préfet de police a donné délégation à Mme E D, cheffe du 9ème bureau, pour signer tous actes, arrêtés et décisions, dans la limite de ses attributions, dont relèvent les titres de séjour conformément à l'article 10 de l'arrêté n° 2020-00103 du 27 janvier 2020 relatif aux missions et à l'organisation de la direction de la police générale, en cas d'absence ou d'empêchement des autres délégataires, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que ces derniers n'aient pas été absents ou empêchés lorsqu'elle a signé la décision attaquée. G suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet de police a fait application pour refuser la délivrance d'un titre de séjour à M. A ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il mentionne également, avec suffisamment de précisions, les circonstances de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé. Il contient ainsi l'exposé des considérants de droit et de fait sur lesquelles s'est fondé le préfet de police pour refuser sa demande de titre de séjour. G suite, la décision de refus de titre de séjour doit être regardée comme suffisamment motivée.
4. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police n'aurait pas procédé à l'examen complet de la situation de M. A.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue G la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
6. M. A fait valoir qu'il est arrivé en France le 20 mars 2015 et qu'il réside de façon continue et ininterrompue en France depuis avril 2015 et qu'il exerce une activité professionnelle en CDI en France avec une ancienneté de travail de trente mois, consécutifs ou non, sur les cinq dernières années. Toutefois, d'une part, le requérant ne présente aucun élément pour justifier de sa présence en France de 2015 à 2018, contestée G le préfet, et ne fait état d'aucun lien personnel particulier établi sur le territoire français, notamment au titre de son activité professionnelle. D'autre part, si M. A se prévaut également de la présence de son enfant en France, de plus d'un an à la date de la décision attaquée, atteint d'une pathologie grave, qui fait l'objet d'un suivi pédiatrique en France à l'hôpital Necker et qu'il élève seul suite au décès de la mère de l'enfant le 14 avril 2020, ces circonstances ne sont pas de nature à établir que la décision litigieuse porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts au vue desquels cette décision a été prise, alors qu'il ressort des pièces du dossier que M. A est également père de deux autres enfants qui résident au Bénin, son pays d'origine. G suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés. Il en est de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. (). ".
8. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 que M. A ne justifie d'une présence en France que depuis, au mieux, 2018. La seule circonstance qu'il ait exercé une activité professionnelle pendant 30 mois et que son enfant malade soit suivi pour des soins pédiatriques à l'hôpital Necker sont insuffisants pour caractériser un motif exceptionnel ou des considérations humanitaires. Le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
9. En sixième lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir de la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur, qui ne contient que des orientations générales insusceptibles d'être invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir.
10. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant doit être écarté.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions de refus de délivrance de son autorisation provisoire de séjour :
11. En premier lieu, à supposer qu'un refus d'enregistrement de sa demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour dans le cadre de l'article L. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ait été opposé à M. A les 25 juin 2021 et 20 juillet 2021 au guichet de la préfecture de police, l'agent du guichet de la préfecture s'est borné à faire état de la circonstance que son fils malade, C A, ne résidant plus sur le sol français, le requérant ne pouvait demander la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour dans le cadre de l'article L. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En tout état de cause, le moyen tiré de l'incompétence du signataire d'une décision orale de refus d'enregistrement au guichet de la préfecture qui, à la supposer existante, résulte d'un examen de la situation administrative de M. A G le préfet de police, ne peut qu'être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ". Dès lors qu'en l'espèce M. A ne justifie pas avoir sollicité les motifs de la décision implicite en cause en application de ces dispositions, le moyen tiré de ce que la décision implicite de refus d'enregistrement de sa demande d'asile n'est pas motivée doit être écarté.
13. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que l'insuffisance de motivation de la décision en litige révèlerait un défaut d'examen de la situation administrative de M. A doit être écarté pour les motifs exposés au point précédent .
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. () ".
15. Il ressort des pièces du dossier, ainsi que le démontre le préfet de police, que le
30 avril 2021, M. A et son enfant C, ont quitté le territoire français pour le Bénin et que ce dernier était au Bénin lorsque M. A s'est présenté au guichet de la préfecture les
25 juin 2021 et 20 juillet 2021. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le préfet de police aurait méconnu les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté, de même que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
16. En cinquième lieu, M. A soutient que le préfet de police aurait méconnu les articles R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article
L. 425-10 du même code. Toutefois, dès lors que comme il a été dit au point précédent, le requérant ne remplit plus les conditions de l'article L. 425-10, le moyen doit être écarté comme inopérant.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes n°2111238 et n°2116745 de M. A doivent être rejetées, en toutes leurs conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°2111238 et n°2116745 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F A et au préfet de police.
Délibéré après l'audience du 30 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal, présidente,
Mme Edert, première conseillère,
M. Baudat, conseiller.
Rendu public G mise à disposition du greffe le 14 décembre 2022.
Le rapporteur,
J-B. B
La présidente,
S. VIDALLa greffière,
S. COULANT
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2111238-2116745/1-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026