LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2113535

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2113535

jeudi 15 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2113535
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC+
Formation5e Section - 2e Chambre
Avocat requérantBACHA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 juin 2021 et 7 février et

11 mai 2022, M. A B, représenté par Me Bacha, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 2 juin 2021 par laquelle le président de l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac a prononcé son licenciement dans l'intérêt du service ;

2°) de mettre à la charge de l'établissement public du musée quai Branly - Jacques Chirac la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- cette décision méconnaît les dispositions de l'article 45-3 du décret n° 86-63 du 17 janvier 1986 dès lors que son motif n'entre dans aucun des cas de licenciement prévus aux 1° à 6° de cet article ;

- la décision qui est fondée uniquement sur les faits survenus le 26 octobre 2017 est en réalité un licenciement pour motif disciplinaire ;

- elle méconnaît le principe du non bis in idem dès lors qu'il a déjà fait l'objet d'une sanction disciplinaire infligée pour les mêmes faits le 26 octobre 2017 ;

- son employeur a commis une erreur de droit et entaché sa décision d'une erreur d'appréciation des faits en refusant de le réintégrer dans son emploi ou dans un emploi équivalent alors qu'il y était tenu, à l'expiration de sa mise à disposition, conformément à l'article 33-1 du décret du 17 janvier 1986 ;

- en l'absence de communication de l'avis de la commission consultative paritaire ou du procès-verbal de la séance, il n'est pas en mesure d'apprécier la régularité de la procédure qui a été suivie devant elle ;

- la procédure suivie devant la commission consultative paritaire a méconnu les principes du contradictoire et d'égalité des armes.

Par trois mémoires en défense enregistrés les 16 décembre 2021, 1er mars et

31 mai 2022, l'établissement public du musée quai Branly - Jacques Chirac, représenté par Me Magnaval, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. B une somme de 2 500 euros au titre des frais de justice.

Il soutient que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rebellato, rapporteur,

- les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bacha, représentant M. B et de Me Magnaval représentant l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a été recruté, en vertu d'un contrat à durée indéterminée conclu le 14 mars 2005 sur le fondement du 2° de l'article 3 de la loi du 11 janvier 1984, par l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac, en qualité d'agent d'accueil du public et magasinage des collections de l'établissement. Par un avenant conclu le

23 décembre 2016, il a été nommé en qualité de régisseur de collections à compter du

1er janvier 2017. Par une décision du 29 novembre 2017, il a fait l'objet d'une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de quinze jours du 30 novembre au 14 décembre 2017 en raison d'une altercation avec un de ses collègues le 26 octobre 2017. Dans un souci d'apaisement, il a accepté la proposition de sa hiérarchie de différer son retour en acceptant une formation lui permettant d'obtenir un brevet professionnel. A l'issue de cette formation, et à la suite de plusieurs autorisations spéciales d'absences, une convention de mise à disposition a été conclue entre le président de l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac et de la présidente de la cité de l'architecture et du patrimoine ayant pour objet de mettre à disposition M. B au sein de ce dernier établissement à compter du

1er avril 2019 pour une durée d'un an. A l'issue de cette année, il a sollicité sa réintégration. Par un courrier du 1er mars 2021, il a été convoqué à se présenter le 17 mars 2021 devant la commission consultative paritaire en vue de son licenciement. Le 2 juin 2021, le président de l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac a prononcé son licenciement. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler cette décision.

2. Aux termes de l'article 33-1 du même texte : " I. L'agent non titulaire employé pour une durée indéterminée peut, avec son accord, être mis à disposition. II. La mise à disposition est la situation de l'agent qui est réputé occuper son emploi, continue à percevoir la rémunération afférente à celui-ci, mais exerce des fonctions hors du service au sein duquel il a vocation à servir. Dans cette situation, l'agent demeure régi par les dispositions du présent décret et par les dispositions particulières qui lui sont applicables dans sa situation d'origine. () La mise à disposition ne peut intervenir qu'après signature d'une convention passée entre l'administration gestionnaire et l'organisme d'accueil. Cette convention définit notamment la durée de la mise à disposition, les conditions de son renouvellement, la nature et le niveau des activités exercées par l'agent, ses conditions d'emploi et les modalités du contrôle et de l'évaluation desdites activités. Elle prévoit également, le cas échéant, les modalités de remboursement, par l'organisme d'accueil, de la rémunération perçue par l'agent. V.-Durant sa mise à disposition, l'agent est placé sous l'autorité directe du responsable de l'administration ou de l'organisme auprès duquel il exerce ses fonctions. L'organisme d'accueil fixe les conditions de travail des personnels mis à disposition auprès de lui. VI.-La durée de la mise à disposition ne peut excéder trois ans. Elle peut être renouvelée dans la même limite, sans que sa durée totale ne puisse excéder dix ans. () A l'issue de sa mise à disposition, l'agent est réemployé pour exercer les fonctions dont il était précédemment chargé ou, à défaut, sur un poste équivalent de son administration d'origine. "

3. Aux termes de l'article 45-3 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat : " Sans préjudice des dispositions relatives au licenciement pour faute disciplinaire, pour insuffisance professionnelle ou pour inaptitude physique, le licenciement d'un agent contractuel recruté pour répondre à un besoin permanent doit être justifié par l'un des motifs suivants : / 1° La suppression du besoin ou de l'emploi qui a justifié le recrutement de l'agent ; / 2° La transformation du besoin ou de l'emploi qui a justifié le recrutement, lorsque l'adaptation de l'agent au nouveau besoin n'est pas possible ; / 3° Le recrutement d'un fonctionnaire lorsqu'il s'agit de pourvoir un emploi soumis à la règle énoncée à l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée ; / 4° Le refus par l'agent d'une modification d'un élément substantiel du contrat proposée dans les conditions prévues à l'article 45-4 ; / 5° L'impossibilité de réemploi de l'agent, dans les conditions prévues à l'article 32, à l'issue d'un congé sans rémunération ; / 6° L'incompatibilité du comportement de l'agent occupant un emploi participant à des missions de souveraineté de l'Etat ou relevant de la sécurité ou de la défense, avec l'exercice de ses fonctions, dans les conditions prévues au IV de l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et aux articles 45-6 et 45-7 du présent décret ".

4. Pour justifier le licenciement de M. Elrifai, le président de l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac s'est fondé sur le motif tiré de l'impossibilité de procéder à sa réintégration dans des conditions permettant d'en assurer le fonctionnement normal en raison des troubles que son comportement avait précédemment provoqués, et qui avaient amené l'administration à lui infliger le 29 novembre 2017 une sanction d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de quinze jours.

5. Toutefois, s'il pouvait être loisible à l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac de licencier M. B dans l'intérêt du service, il n'entrait toutefois pas dans le champ d'application des dispositions de l'article 45-3 du décret du 17 janvier 1986. Il a ainsi fondé sa décision sur un motif étranger à ceux prévus par l'article 45-3 précité du décret du 17 janvier 1986. Au surplus, il appartenait à l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac, de rechercher préalablement, si l'intéressé pouvait être affecté sur l'emploi qu'il occupait antérieurement dès lors que les nécessités du service n'y font pas obstacle, ou à défaut sur un poste équivalent de son administration d'origine conformément à l'article 33-1 du même décret. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et notamment des conclusions de l'enquête du CHSCT du 18 octobre 2018 et du procès-verbal de la réunion de la commission consultative paritaire du 27 mai 2021, que le retour de M. B dans ses précédentes fonctions s'avérait, malgré les trois ans et sept mois qui se sont écoulés entre les faits survenus le 26 octobre 2017 et la décision prononçant son licenciement en date du

2 juin 2021, impossible sauf à compromettre le bon fonctionnement du service. Par suite, les nécessités du service faisaient obstacle à ce que l'intéressé soit affecté sur l'emploi qu'il occupait antérieurement. Cependant, il n'est pas allégué et ne ressort pas des pièces du dossier qu'un autre emploi, au sein des services de l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac, ait été proposé à M. B. Il n'est pas allégué et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'aucun autre poste correspondant aux qualifications de l'intéressé n'ait été disponible dans lesdits services. A cet égard le requérant soutient sans être contesté qu'il existe deux postes délocalisés correspondant à ses qualifications. Dans ces conditions,

M. B est fondé à demander l'annulation de la décision en date du 2 juin 2021 prononçant son licenciement dans l'intérêt du service.

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par

M. B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 2 juin 2021 prononçant le licenciement de M. B est annulée.

Article 2 : L'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac versera à

M. B une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'établissement public du musée quai Branly-Jacques Chirac.

Délibéré après l'audience du 1er décembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Gros, président,

M. Rebellato, premier conseiller,

M. Hélard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 15 décembre 2022.

Le rapporteur,

J. REBELLATO

Le président,

L. GROS

La greffière,

S. PORRINAS

La République mande et ordonne à la ministre de la culture en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions