mercredi 29 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2114377 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | PITTI-FERRANDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 5 juillet 2021, le 12 février 2022 et le 7 mars 2023, M. A D, représenté par Me Pitti-Ferrandi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté sa candidature au sein du secrétariat général pour l'administration de la police de La Réunion dans le cadre du mouvement polyvalent des personnels actifs de la police nationale au titre de l'année 2021 ;
2°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a fait droit aux demandes de mutations de M. L F, de M. H I, de M. M J, de M. B G et de M. C E ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder à sa mutation au sein du secrétariat général pour l'administration de la police de La Réunion dans un délai d'un mois ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- contrairement à ce que prévoit l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984, le classement par points au titre de l'année 2021 n'a pas été publié ;
- cette absence de publication fait présumer une absence d'examen particulier de la situation des candidats ;
- les décisions attaquées sont entachées d'un détournement de pouvoir ;
- il n'est pas établi que les agents mutés disposeraient du centre de leurs intérêts matériels et moraux à La Réunion ;
- sa candidature était prioritaire dès lors qu'il dispose du centre de ses intérêts matériels et moraux à La Réunion ;
- il n'est pas établi que les candidatures de M. F, M. I, M. J,
M. G et M. E pouvaient être préférées à la sienne ;
- les décisions attaquées sont entachées d'erreurs manifestes d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2023, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête de M. D est tardive et donc irrecevable ;
- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;
- la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l'égalité réelle outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique ;
- la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :
- le rapport de M. K,
- les conclusions de M. Lamy, rapporteur public,
- les observations de Me Pitti-Ferrandi
- et les observations de M. D.
Une note en délibéré a été présentée pour M. D et enregistrée le 16 mars 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, brigadier de police, affecté à la direction de la police aux frontières à l'aéroport d'Orly, a sollicité, le 23 novembre 2020, dans le cadre du mouvement de mutation polyvalent au titre de l'année 2021, sa mutation à La Réunion. Par un télégramme du
4 mai 2021, le ministre de l'intérieur a diffusé la liste des agents mutés notamment à La Réunion. M. D demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté sa demande de mutation et les décisions portant mutations de M. F, de M. I, de M. J, de M. G et de M. E.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense par le ministre de l'intérieur :
2. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / () ". Aux termes de l'article R. 421-2 du même code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. ". Aux termes de l'article R. 421-5 de ce code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ". Ces dernières dispositions ne régissent pas l'opposabilité des délais de recours contre les décisions implicites de rejet, qui, par définition, ne font l'objet d'aucune notification.
3. D'autre part, en vertu des dispositions de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, la règle énoncée au premier alinéa de l'article L. 112-6 du même code, selon laquelle les délais de recours contentieux ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande, y compris d'un recours gracieux ou hiérarchique, lorsque l'accusé de réception prévu à l'article L. 112-3 du même code ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par l'article R. 112-5 de ce code, n'est pas applicable dans les relations entre l'administration et ses agents. Aucune autre disposition législative ou réglementaire non plus qu'aucun principe ne subordonne par ailleurs l'opposabilité du délai de recours contre une décision implicite de rejet d'une demande adressée par un fonctionnaire ou un agent public en cette qualité à son administration à la délivrance par celle-ci à l'intéressé d'informations sur ce délai.
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, le 23 novembre 2020, M. D a demandé à participer au mouvement de mutation outre-mer des brigadiers au titre de l'année 2021. Si l'administration a gardé le silence sur cette demande pendant plus de deux mois,
il ressort des pièces du dossier que, le 4 mai 2021, le ministre de l'intérieur a diffusé par télégramme la liste des fonctionnaires mutés à La Réunion. Si ce télégramme n'avait vocation qu'à informer des demandes de mutation ayant reçu un avis favorable à la suite de la commission préparatoire par une diffusion à l'ensemble des directions d'emploi et services concernés de la police nationale et que cette liste a ensuite été définitivement arrêtée par un arrêté ministériel, il est constant que ce n'est qu'à la suite de la diffusion dudit télégramme que la décision rejetant la demande de mutation de M. D a été révélée.
5. En outre, il ressort également des pièces du dossier que M. D, qui a saisi le médiateur interne de la police nationale le 21 mai 2021, est réputé avoir eu connaissance de la décision rejetant sa candidature à cette date. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'intérieur, qui, au demeurant, n'établit ni même ne fait valoir que l'arrêté portant mutation au titre de l'année 2021 et les arrêtés individuels de nomination auraient fait l'objet d'une publicité particulière, et tirée de ce que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite rejetant sa demande de mutation présentées par M. D dans le cadre de sa requête enregistrée le 5 juillet 2021 seraient tardives, ne peut qu'être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. Aux termes du V de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 visée ci-dessus :
" Dans les administrations ou services dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat,
les mutations peuvent être prononcées dans le cadre de tableaux périodiques de mutations.
Dans les administrations ou services où sont dressés des tableaux périodiques, l'autorité compétente peut procéder à un classement préalable des demandes de mutation à l'aide d'un barème rendu public. Le recours à un tel barème constitue une mesure préparatoire et ne se substitue pas à l'examen de la situation individuelle des agents. Ce classement est établi dans le respect des priorités définies au II du présent article. ".
7. En l'espèce, le barème de mutation applicable lors du mouvement de mutation au titre de l'année 2021 est issu de la circulaire DGPN/CAB/N 18-0123 D du 3 avril 2018 relative aux mouvements de mutation des agents du corps d'encadrement et d'application de la police nationale laquelle a fait l'objet d'une publication conformément à l'article R. 312-8 du code des relations entre le public et l'administration au bulletin officiel et sur le site internet du ministère de l'intérieur et sur le site internet " circulaire.gouv.fr ". Or, il ne résulte pas des dispositions précitées que le classement établi en application de ce barème doive lui-même faire l'objet d'une publication. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
8. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les candidats à la mutation n'auraient pas bénéficié d'un examen particulier de leurs situations, ni que les décisions attaquées seraient intervenues en raison de préoccupations d'ordre privé ou en vue de la satisfaction d'un intérêt public qui ne serait pas celui pour le service duquel elles pouvaient être légalement prises et seraient ainsi entachées d'un détournement de pouvoir.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 visée ci-dessus, dans sa rédaction issue de l'article 25 de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique : " I. - L'autorité compétente procède aux mutations des fonctionnaires en tenant compte des besoins du service. / II. - Dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service et sous réserve des priorités instituées à l'article 62 bis,
les affectations prononcées tiennent compte des demandes formulées par les intéressés et de leur situation de famille. Priorité est donnée : / 1° Au fonctionnaire séparé de son conjoint pour des raisons professionnelles, ainsi qu'au fonctionnaire séparé pour des raisons professionnelles du partenaire avec lequel il est lié par un pacte civil de solidarité s'il produit la preuve qu'ils se soumettent à l'obligation d'imposition commune prévue par le code général des impôts ; / () / 4° Au fonctionnaire qui justifie du centre de ses intérêts matériels et moraux dans une des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ou en Nouvelle-Calédonie ; ".
Aux termes de l'article 25 du décret du 9 mai 1995 visé ci-dessus : " Les dispositions de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée sont applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale. ".
10. D'une part, pour apprécier la localisation du centre des intérêts moraux et matériels d'un fonctionnaire il peut être tenu compte de son lieu de naissance, du lieu où se trouvent sa résidence et celle des membres de sa famille, du lieu où le fonctionnaire est, soit propriétaire ou locataire de biens fonciers, soit titulaire de comptes bancaires, de comptes d'épargne ou de comptes postaux, ainsi que d'autres éléments d'appréciation parmi lesquels le lieu du domicile avant l'entrée dans la fonction publique de l'agent, celui où il a réalisé sa scolarité ou ses études, la volonté manifestée par l'agent à l'occasion de ses demandes de mutation et de ses affectations ou la localisation du centre des intérêts moraux et matériels de son conjoint ou partenaire au sein d'un pacte civil de solidarité et il incombe ainsi à l'administration d'apprécier la localisation du centre des intérêts matériels et moraux d'un fonctionnaire sur la base d'un faisceau d'indices.
11. D'autre part, lorsque dans le cadre d'un mouvement de mutation, un poste a été déclaré vacant, alors que des agents se sont portés candidats dans le cadre du mouvement, l'administration doit procéder à la comparaison des candidatures dont elle est saisie en fonction, d'une part, de l'intérêt du service, d'autre part, si celle-ci est invoquée, de la situation de famille des intéressés, appréciée compte tenu des priorités fixées par les dispositions de l'article 60 précité de la loi du 11 janvier 1984. L'administration doit également tenir compte de l'ancienneté dans le corps, de l'expérience professionnelle et du grade des candidats ainsi que des caractéristiques du poste à pourvoir. L'imputation de points à un " barème " concernant le mouvement annuel des fonctionnaires de police n'a pas pour objet et ne saurait avoir eu pour effet de priver l'autorité de nomination du pouvoir d'appréciation qui lui appartient dans l'intérêt du service, en lui imposant de pourvoir aux postes vacants dans l'ordre de ce barème, ce dernier n'ayant qu'un caractère indicatif.
12. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. D est né à La Réunion, y a effectué l'intégralité de sa scolarité, y a été recruté en tant qu'adjoint de sécurité, s'y est marié, a bénéficié de congés bonifiés à destination de La Réunion qui lui ont été octroyés par des décisions du 7 octobre 2010, du 3 mai 2018 et du 3 septembre 2020 et a présenté sa candidature pour y être muté tous les ans entre 2010 à 2020. Il suit de là que M. D justifiait y disposer du centre de ses intérêts matériels et moraux.
13. Il ressort également des pièces du dossier que M. D, qui a intégré les effectifs de la police nationale le 1er décembre 2008 avant d'être promu dans le grade de brigadier de la police nationale le 1er juillet 2018 et qui occupait son poste à la direction de la police aux frontières à l'aéroport d'Orly depuis le 1er septembre 2016, a obtenu les notes de 5 au titre des années 2019 et 2020 et la note de 6 au titre de l'année 2021. M. D produit en outre le classement des demandes de mutations effectué en 2015 permettant de démontrer qu'il disposait de 750 points alors que M. F disposait de 713 points, M. I, de 670 points, M. G, de 1357 points et M. E de 718 points.
En ce qui concerne la mutation de M. I :
14. Le ministre de l'intérieur fait valoir, sans être utilement contesté par M. D, que M. I a formulé sa demande de mutation au titre du rapprochement de conjoint. Or, il ressort de la fiche de candidature de M. D que sa demande de mutation était une demande dite " standard ". Il suit de là que la mutation de M. I était prioritaire au regard des dispositions de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984, précitées.
En ce qui concerne les mutations de M. F, M. J, M. G et M. E :
15. Il ressort des pièces du dossier que le ministre de l'intérieur fait valoir que MM F, J, G et E disposaient du centre de leurs intérêts matériels et moraux à La Réunion, que ces agents ont obtenu des notes supérieures à celles de M. D au titre des années 2018, 2019 et 2020, que MM F, G et E disposaient de compétences managériales mieux évaluées, que MM F et G occupaient des postes de chef de groupe, qu'ils ont reçu plusieurs lettres de félicitations individuelles ou collectives et qu'ils avaient acquis des compétences et bénéficiaient d'habilitations et que M. E possédait une qualification de moniteur de secourisme. S'il ressort également des pièces du dossier que, ainsi qu'il a été dit au point 13 du présent jugement, MM F et E disposaient, en 2015, d'un nombre de points inférieur à ceux détenus par M. D, cette seule circonstance ne suffit pas à démontrer que le ministre de l'intérieur aurait entaché ses décisions d'erreur manifeste d'appréciation. Par ailleurs, M. D, qui soutient seulement que les éléments énoncés par le ministre de l'intérieur dans son mémoire en défense pour justifier de ses décisions ne sont corroborés par aucune pièce du dossier, ne soumet au juge aucun élément susceptible de démontrer que les décisions attaquées seraient, en dépit de ce qui a été relevé précédemment, entachées d'erreurs manifestes d'appréciation. Il suit de là que les moyens sus-analysés ne peuvent qu'être écartés.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. D doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 15 mars 2023 à laquelle siégeaient :
- M. Ladreyt, président,
- M. Gandolfi, premier conseiller,
- Mme Abdat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 29 mars 2023.
Le rapporteur,
G. K
Le président,
J.-P. Ladreyt La greffière,
L. Sueur
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/5-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026