mardi 14 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2114467 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | CABINET BRUZZO / DUBUCQ (SELAS) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 juin 2021 et le 10 septembre 2021, les sociétés Contact, Lorena et Willy, représentées par Me Dubucq, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 mai 2021 par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la relance et le ministre délégué chargé des comptes publics ont rejeté leur demande sollicitant l'autorisation de commercialiser les biocarburants B30 et B100 dans des stations-services ouvertes au grand public.
2°) d'enjoindre aux ministres compétents de réexaminer leur demande tendant à l'obtention d'une autorisation de distribuer les gazoles B30 et B100 dans un délai de deux mois, sous astreinte de 5 000 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros à leur profit en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la décision contestée est entachée d'incompétence ;
- elle a été prise en violation des dispositions des arrêtés du 19 janvier 2016, du 29 mars 2016 et du 29 mars 2018, qui ne règlementent pas la distribution des carburants mais seulement leur utilisation ;
- elle est entachée d'erreur de droit en ce que ni l'article 265 ter du code des douanes, ni l'arrêté du 19 janvier 2016 n'exigent qu'une condition de compatibilité des moteurs ou de fiscalité soit remplie pour obtenir l'autorisation sollicitée ;
- la décision contestée est fondée sur des faits matériellement inexacts en ce qu'elle affirme que seuls les véhicules lourds relèvent des normes EURO V et VI alors que la majorité des véhicules légers relèvent de ces mêmes normes ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation en ce qu'elle affirme que l'autorisation de distribuer des biodiesels serait contraire à la sécurité des consommateurs ;
- les dispositions sur le fondement desquelles la décision contestée a été prise méconnaissent les articles 40 et 41 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte et les articles L. 100-4 et L. 641-6 du code de l'énergie ;
- les dispositions sur le fondement desquelles la décision contestée a été prise sont incompatibles avec les objectifs européens de promotion de la diminution des gaz à effet de serre et d'augmentation de la part de biocarburants dans la consommation totale d'essence et de gazole destinés au transport prévus notamment par la Directive 2003/30/CE ;
- les dispositions sur le fondement desquelles la décision contestée a été prise méconnaissent les articles 1er, 2, 3 et 6 de la Charte de l'environnement ;
- elles violent la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques du 9 mai 1992, le protocole signé à Kyoto le 11 décembre 1997 et l'accord de Paris de 2015 ;
- la décision elle-même méconnaît l'ensemble de ces normes.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 août 2021 et le 23 septembre 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par les sociétés requérantes ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 23 septembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution, notamment la Charte de l'environnement ;
- la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques du 9 mai 1992 et son protocole signé à Kyoto le 11 décembre 1997 ;
- l'accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015 ;
- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- la directive 2003/30/CE du Parlement européen et du Conseil du 8 mai 2003 visant à promouvoir l'utilisation de biocarburants ou autres carburants renouvelables dans les transports ;
- la directive 2009/28/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 ;
- la directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 ;
- le code des douanes ;
- le code de l'énergie ;
- la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 ;
- l'arrêté du 19 janvier 2016 relatif à la liste des carburants autorisés au regard des dispositions de l'article 265 ter du code des douanes ;
- l'arrêté du 29 mars 2016 relatif aux caractéristiques du gazole et du gazole grand froid dénommés " gazole B30 " ;
- l'arrêté du 29 mars 2018 relatif aux caractéristiques du carburant dénommé B100 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Mazeau, rapporteur public,
- et les observations de Me Girard-Gaymard, représentant les sociétés Contact, Lorena et Willy.
Considérant ce qui suit :
1. Le 15 mars 2021, les sociétés Contact, Lorena et Willy ont sollicité par deux courriers adressés l'un au ministre de l'économie, des finances et de la relance, l'autre à la ministre de la transition écologique, l'autorisation de commercialiser les biocarburants B30 et B100 dans des stations-services ouvertes au grand public. Par une décision conjointe du 21 mai 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance et le ministre délégué chargé des comptes publics leur ont opposé un refus. La ministre de la transition écologique, en ne répondant pas à leur courrier dans un délai de deux mois, a implicitement rejeté leur demande. Par la présente requête, les trois sociétés demandent seulement l'annulation de la décision du 21 mai 2021 par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la relance et le ministre délégué chargé des comptes publics ont explicitement refusé l'autorisation demandée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la nature de la décision attaquée :
2. Aux termes de l'article 265 ter du code des douanes : " 1. Sont interdites l'utilisation à la carburation, la vente ou la mise en vente pour la carburation de produits dont l'utilisation et la vente pour cet usage n'ont pas été spécialement autorisées par des arrêtés du ministre chargé du budget et du ministre chargé de l'industrie. / Par dérogation au premier alinéa, les ministres chargés du budget et de l'industrie peuvent, par décision conjointe, autoriser l'utilisation temporaire de produits non autorisés, dans le cadre de projets d'expérimentation pilotes afin de permettre le développement de carburants moins polluants ".
3. Il ressort des pièces du dossier que par leur courrier du 15 mars 2021, intitulé " demande d'autorisation de distribution de biocarburants B30 et B100 ", les sociétés requérantes ont sollicité une autorisation de commercialisation au grand public des biocarburants B30 et B100. Les dispositions citées au point précédent prévoient seulement la possibilité d'une dérogation temporaire à l'interdiction de mise en vente de carburants non autorisés à des fins d'expérimentation de nouveaux produits moins polluants. Dès lors, contrairement à ce que soutiennent les sociétés requérantes, la décision contestée n'a pas pour objet de leur refuser la dérogation prévue par le texte mais une autorisation à titre individuel leur permettant de commercialiser ces carburants.
En ce qui concerne la légalité de la décision attaquée :
4. En premier lieu, les sociétés requérantes soutiennent que, la décision attaquée du 21 mai 2021, qui leur refuse l'autorisation de distribution des carburants B30 et B100, ne pouvait être prise que conjointement par le ministre de l'économie, des finances et de la relance, le ministre chargé des comptes publics et la ministre de la transition écologique dès lors que les arrêtés susvisés du 19 janvier 2016, du 29 mars 2016 et du 29 mars 2018 ont été pris conjointement par ces ministres. Toutefois, lorsqu'une demande ne peut être satisfaite que sur décision conjointe de plusieurs autorités, chacune d'elle a qualité pour la rejeter seule. Ainsi, à supposer même que les ministres de l'économie, des finances et de la relance et celui chargé des comptes publics n'aient pu, seuls, autoriser la commercialisation au grand public des carburants B30 et B100, ils étaient néanmoins compétents pour refuser l'autorisation sollicitée. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence des auteurs de la décision du 21 mai 2021 doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'article 1er de l'arrêté du 19 janvier 2016 relatif à la liste des carburants autorisés au regard des dispositions de l'article 265 ter du code des douanes dispose : " Les produits désignés au tableau ci-après peuvent être vendus, mis en vente et utilisés, pour la carburation, dans les conditions et limites fixées par le présent arrêté ". Le même arrêté prévoit, s'agissant des carburants B30 et B100 une " Utilisation dans les moteurs à allumage par compression adaptés à ce carburant, faisant partie d'une flotte professionnelle de véhicules disposant d'une logistique d'approvisionnement spécifique ". Les articles 4 des arrêtés du 29 mars 2016 et du 29 mars 2018 relatifs aux carburants B30 et B100, visés ci-dessus, prévoient que ceux-ci peuvent seulement être utilisés " dans des flottes professionnelles disposant d'une logistique d'approvisionnement spécifique et de leurs propres capacités de stockage et de distribution ". Il résulte de ces dispositions combinées que, du fait des restrictions prévues par la règlementation encadrant l'usage des carburants B30 et B100, leur vente n'est pas autorisée en station-service. Dès lors, les ministres, qui étaient tenus de refuser l'autorisation individuelle sollicitée en application de cette réglementation, n'ont pas commis d'erreur de droit.
6. En troisième lieu, les sociétés requérantes soutiennent qu'en fondant leur décision sur le fait que les carburants B30 et B100 ne sont compatibles qu'avec des moteurs spécifiques récents de norme EURO V ou EURO VI et que les consommateurs pourraient être tentés d'utiliser le B100 dans des véhicules non adaptés au regard de sa fiscalité attractive, les ministres ont commis une erreur de droit en ajoutant des conditions non prévues par la règlementation. Elles affirment également que la décision est fondée sur des faits matériellement inexacts en ce qu'elle estime que seuls les véhicules lourds relèvent des normes EURO V et VI alors que la majorité des véhicules légers relèvent de ces mêmes normes. Elles soutiennent, enfin, que les ministres ont commis une erreur d'appréciation en affirmant que la commercialisation en stations-services du carburant B100 porterait atteinte à la sécurité des consommateurs alors que ceux-ci sont parfaitement capables d'utiliser le carburant adapté à leur véhicule. Toutefois, ainsi qu'il vient d'être dit, la règlementation interdisant la commercialisation en stations-services de ces carburants, les ministres étaient en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation sollicitée. Dès lors, la contestation par les sociétés requérantes des motifs de cette décision est inopérante et doit être écartée.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 40 de la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte : " L'Etat définit une stratégie pour le développement de la mobilité propre. Cette stratégie concerne : 1° Le développement des véhicules à faibles émissions et le déploiement des infrastructures permettant leur alimentation en carburant. Elle détermine notamment le cadre d'action national pour le développement du marché relatif aux carburants alternatifs et le déploiement des infrastructures correspondantes ". L'article 41 de la même loi dispose : " I.-Le développement et la diffusion de moyens de transport à faibles émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques constituent une priorité au regard des exigences de la transition énergétique et impliquent une politique de déploiement d'infrastructures dédiées. / Afin de permettre l'accès du plus grand nombre aux points de charge de tous types de véhicules électriques et hybrides rechargeables, la France se fixe comme objectif l'installation, d'ici à 2030, d'au moins sept millions de points de charge installés sur les places de stationnement des ensembles d'habitations, d'autres types de bâtiments, ou sur des places de stationnement accessibles au public ou des emplacements réservés aux professionnels ".
8. En outre, aux termes de l'article L. 100-4 du code de l'énergie : " I.-Pour répondre à l'urgence écologique et climatique, la politique énergétique nationale a pour objectifs : / 1° De réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050 en divisant les émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six entre 1990 et 2050. La trajectoire est précisée dans les budgets carbone mentionnés à l'article L. 222-1 A du code de l'environnement. Pour l'application du présent 1°, la neutralité carbone est entendue comme un équilibre, sur le territoire national, entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre, tel que mentionné à l'article 4 de l'accord de Paris ratifié le 5 octobre 2016. La comptabilisation de ces émissions et absorptions est réalisée selon les mêmes modalités que celles applicables aux inventaires nationaux de gaz à effet de serre notifiés à la Commission européenne et dans le cadre de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, sans tenir compte des crédits internationaux de compensation carbone ; () 3° De réduire la consommation énergétique primaire des énergies fossiles de 40 % en 2030 par rapport à l'année de référence 2012, en modulant cet objectif par énergie fossile en fonction du facteur d'émissions de gaz à effet de serre de chacune. Dans cette perspective, il est mis fin en priorité à l'usage des énergies fossiles les plus émettrices de gaz à effet de serre ; ". L'article L. 641-6 du même code dispose : " L'Etat crée les conditions pour que la part de l'énergie produite à partir de sources renouvelables utilisée dans tous les modes de transport en 2020 soit égale à 10 % au moins de la consommation finale d'énergie dans le secteur des transports et à au moins 15 % en 2030 ".
9. Les sociétés requérantes soutiennent que tant la décision attaquée que la réglementation dont elle fait application méconnaissent les dispositions législatives citées ci-dessus au motif que les restrictions à l'utilisation des carburants B30 et B100 qu'elles comportent vont à l'encontre de la réalisation par l'Etat français de ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d'augmentation du pourcentage d'énergie renouvelable dans la consommation finale d'énergie. Toutefois, la réglementation contestée par les requérantes, spécifique à deux biocarburants, ne saurait à elle-seule contrevenir à la réalisation des objectifs globaux de réduction des gaz à effet de serre et de protection de l'environnement. Dans ces conditions, les moyens invoqués ne peuvent qu'être écartés.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 288 du traité sur le fonctionnement de l'union européenne : " Pour exercer les compétences de l'Union, les institutions adoptent des règlements, des directives, des décisions, des recommandations et des avis. / () La directive lie tout Etat destinataire quant au résultat à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la compétence quant à la forme et aux moyens ". L'article 3 de la directive 2003/30/CE dispose : " Les États membres devraient veiller à ce qu'un pourcentage minimal des biocarburants et autres carburants renouvelables soit mise en vente sur leur marché et ils fixent, à cet effet, des objectifs nationaux indicatifs ".
11. Les sociétés requérantes soutiennent que la règlementation applicable et le refus d'autorisation contestés sont incompatibles avec l'objectif de promotion de l'utilisation de biocarburants ou d'autres carburants renouvelables fixé par la directive 2003/30/CE du 8 mai 2003 et renforcé par la directive 2009/28/CE du 23 avril 2009 et la directive (UE) 2018/2001 du 11 décembre 2018. Toutefois, ces directives ont été transposées en droit français notamment par la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte et par loi n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l'énergie et au climat. Par suite, elles ne peuvent être utilement invoquées par les requérantes.
12. En sixième lieu et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés, les moyens tirés de la méconnaissance des impératifs constitutionnels et internationaux de développement durable inscrits dans la charte de l'environnement, dans la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques du 9 mai 1992, dans le protocole signé à Kyoto le 11 décembre 1997 et dans l'accord de Paris de 2015 doivent être écartés.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les sociétés Contact, Lorena et Willy ne sont pas fondées à demander l'annulation de la décision du 21 mai 2021 par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la relance et le ministre délégué chargé de comptes publics ont refusé d'autoriser la distribution en stations-services des carburants B30 et B100.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions des sociétés requérantes, n'implique pas de mesure d'exécution particulière. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction présentées par les requérantes doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
15. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par les sociétés Contact, Lorena et Willy, doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Contact, la société Lorena et la société Willy est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Contact, à la société Lorena, à la société Willy, au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, au ministre chargé des comptes publics et à la ministre de la transition énergétique.
Délibéré après l'audience du 21 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Evgénas, présidente,
Mme Laforêt, première conseillère,
M. Halard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2023.
La rapporteure,
L. A
La présidente,
J. EVGÉNAS
La greffière,
M-C. POCHOT
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026