lundi 11 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2114534 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | TCHOLAKIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 2 juillet et le 27 octobre 2021, ainsi que le 20 juin 2022, Mme B F, M. D E et M. G C, représentés par Me Tcholakian, demandent au tribunal :
1°) d'annuler les opérations électorales relatives à l'élection des représentants étudiants au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) dont les résultats ont été communiqués le 24 juin 2021 puis proclamés au journal officiel le 25 juillet 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les irrégularités relevées tant dans l'envoi du matériel de vote que lors des opérations de dépouillement ont porté atteinte à la sincérité du scrutin ;
- la commission nationale des opérations électorales aurait dû ordonner un recompte des voix ;
- l'arrêté du 26 mars 2021 fixant les modalités d'organisation de l'élection au CNESER des représentants des étudiants des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel a été méconnu.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 30 août et le 1er décembre 2021, la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir :
- à titre principal, que la requête est irrecevable ;
- à titre subsidiaire, que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été prononcée le 20 juin 2022 à midi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- l'arrêté du 26 mars 2021 fixant les modalités d'organisation de l'élection au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche des représentants des étudiants des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- Mme A, en son rapport ;
- Me Prosper, en ses observations, pour Mme F, M. E et M. C, en présence de Mme F et de M. E.
Une note en délibéré, enregistrée le 29 juin 2022, a été présentée par Mme F, M. E et M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Du 7 juin au 18 juin 2021 s'est déroulé le scrutin pour l'élection des représentants des étudiants au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER), dont les modalités sont prévues par l'arrêté du 26 mars 2021 ci-dessus visé. Les résultats de l'élection ont été annoncés par communiqué de presse du ministre de l'enseignement supérieur de la recherche et de l'innovation le 24 juin 2021, et la proclamation des résultats des élections a été publiée au journal officiel le 25 juillet 2021. A l'issue du scrutin, la liste UNEF a obtenu 231 votes, soit 17% des suffrages exprimés, lui conférant deux sièges au CNESER. L'UNEF se situe ainsi en troisième position derrière la liste L'UNION, ayant obtenu 233 votes, soit 17,2% des suffrages exprimés, lui conférant deux sièges, et la liste FAGE, ayant obtenu 626 votes, soit 46,1% des suffrages exprimés, lui conférant cinq sièges. Par la présente requête, Mme B F, étudiante à l'université Paris X Nanterre, M. D E, étudiant à l'université Evry Val d'Essonne et M. G C, étudiant à l'université Paris III Sorbonne Nouvelle, tous trois grands électeurs et membres de la liste UNEF, demandent au tribunal d'annuler les opérations électorales en litige.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant des griefs relatifs aux irrégularités dans l'envoi du matériel de vote :
2. Aux termes de l'article D. 232-4 du code de l'éducation : " Les représentants des étudiants sont élus parmi les membres étudiants titulaires et suppléants des conseils d'administration et de la commission de la formation et de la vie universitaire des conseils académiques et parmi les membres doctorants titulaires et suppléants de la commission de la recherche des conseils académiques, ou des organes en tenant lieu, des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel. Ils sont élus par de grands électeurs désignés parmi les mêmes membres étudiants des conseils précités. / Un arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur détermine les catégories d'établissements en fonction des effectifs des étudiants régulièrement inscrits et les modalités de désignation des grands électeurs au sein de chaque catégorie d'établissements. / Nul ne dispose de plus d'une voix. / L'élection des représentants des étudiants a lieu par correspondance ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 26 avril 2021 : " Le scrutin pour l'élection des représentants des étudiants au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche se déroule du lundi 7 juin 2021, date d'ouverture du scrutin, au vendredi 18 juin 2021, à minuit, date de clôture du scrutin ". Aux termes de l'article 6 du même arrêté : " Le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation fournit aux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel des enveloppes n° 1, n° 2 et n° 3 () ". Enfin aux termes de l'article 7 du même arrêté : " En raison de la crise sanitaire, les établissements peuvent choisir : / D'envoyer le matériel de vote au domicile du grand électeur ou de son mandataire, ou d'organiser le retrait du matériel de vote par le grand électeur ou par son mandataire dans l'établissement. Dans ce cas, le retrait s'effectue, aux heures d'ouverture du service fixées par le chef d'établissement du lundi 25 mai au lundi 14 juin 2021. "
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que dix-sept grands électeurs de l'université des Antilles n'ont pu participer au scrutin, en raison de la crise sanitaire et d'un mouvement social ayant perturbé l'acheminement du matériel de vote. Les requérants font valoir que l'université de Polynésie française ayant été autorisée à fabriquer son matériel de vote, une mesure identique aurait dû être adoptée pour permettre aux grands électeurs de l'université des Antilles de participer au scrutin, des mouvements sociaux n'ayant pas permis au matériel de vote d'être acheminé à temps. Si l'empêchement des électeurs de l'université des Antilles a été indépendant de la volonté de l'administration et étranger à toute manœuvre de sa part, il constitue toutefois une irrégularité, dès lors que l'arrêté du 26 avril 2021 précité met à la charge du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, la fourniture du matériel électoral aux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel. Par suite le moyen tiré de l'irrégularité commise dans l'organisation des opérations électorales doit donc être accueilli.
4. En deuxième lieu, les requérants avancent qu'une grande électrice de l'université Paris-Saclay n'a pu voter, en raison de la non transmission du matériel de vote par son établissement. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée, comme l'ensemble des grands électeurs de l'université Paris-Saclay, a été destinataire d'un courriel de la direction des affaires juridiques de l'université sollicitant la communication de son adresse postale en vue de la transmission du matériel de vote du 27 avril 2021. Dès lors qu'il n'est pas contesté que cette demande est restée sans réponse ce qui a fait obstacle à la transmission régulière de ce matériel, l'empêchement de cette grande électrice de l'université Paris-Saclay n'est pas constitutif d'une irrégularité. Le moyen doit, par suite, être écarté.
S'agissant des griefs relatifs aux irrégularités lors des opérations de dépouillement :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 26 avril 2021 : " Le scrutin pour l'élection des représentants des étudiants au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche se déroule du lundi 7 juin 2021, date d'ouverture du scrutin, au vendredi 18 juin 2021, à minuit, date de clôture du scrutin ". Aux termes de l'article 11 du même arrêté : " Le jour du dépouillement, ne sont décomptés que les plis adressés entre le lundi 7 juin 2021, date d'ouverture du scrutin, et le vendredi 18 juin 2021, date de clôture du scrutin (le cachet de la poste faisant foi), et reçus au plus tard à l'ouverture des opérations de dépouillement, soit le jeudi 24 juin 2021, à 10 heures. () ". Enfin, aux termes de l'article D 232-11 du code de l'éducation : " Le dépouillement est effectué par la commission nationale prévue à l'article D. 232-13. Celle-ci répartit les sièges à pourvoir entre les listes en présence et proclame les résultats, qui sont publiés au Journal officiel de la République française. ".
6. Il résulte de ces dispositions que pour être dépouillés, les plis doivent d'une part avoir été adressés entre le 7 juin 2021 et le 18 juin 2021, et d'autre part avoir été réceptionnés au plus tard le 24 juin 2021 à 10 heures.
7. En l'espèce, il ressort du compte rendu des opérations de dépouillement du 24 juin 2021, que trois enveloppes n°3 réceptionnées avant la fermeture du scrutin, n'ont pas été décomptées eu égard au caractère illisible du cachet de la poste. S'il est constant que les plis en question ont été reçus avant le 24 juin 2021, l'illisibilité du cachet de la poste empêchait de vérifier la condition tenant à la date d'envoi. Toutefois, dès lors que ces enveloppes n'ont pu être envoyées avant l'ouverture du scrutin compte tenu de la date de réception tardive du matériel électoral par les grands électeurs d'une part, et que l'illisibilité du cachet résultait d'une défaillance de la poste d'autre part, la non prise en compte de ces trois bulletins constituait en l'espèce une irrégularité.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 26 avril 2021 : " Le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation fournit aux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel des enveloppes n° 1, n° 2 et n° 3. L'enveloppe n° 2 porte un indice alphanumérique généré de manière aléatoire et authentifiant le matériel de vote propre à l'électeur. Elle porte également diverses mentions à renseigner par l'électeur. Les listes de candidats, dont l'impression est assurée par l'établissement, font office de bulletins de vote à introduire dans l'enveloppe n° 1. Les enveloppes, les listes de candidats et le cas échéant les professions de foi constituent le matériel de vote. ". Aux termes de l'article 9 du même arrêté, l'électeur " () insère son bulletin de vote dans l'enveloppe n° 1 de couleur bleue ne portant aucun signe distinctif ; il introduit cette enveloppe dans l'enveloppe n° 2 sur laquelle il appose sa signature et renseigne les mentions prévues permettant d'identifier l'établissement ; il met l'enveloppe n° 2 préalablement fermée dans l'enveloppe n° 3, qu'il adresse à la présidence de la commission nationale, exclusivement par voie postale. ". Enfin, aux termes de l'article 11 du même arrêté : " () L'ouverture de l'enveloppe n° 2 a lieu après son authentification au regard de la liste électorale ".
9. Il résulte de ces dispositions que le bulletin de vote est introduit dans une première enveloppe, elle-même insérée dans un second pli comportant la signature, le nom, l'établissement de l'électeur ainsi qu'un code alphanumérique, ce pli lui-même inséré dans une troisième enveloppe. Le code alphanumérique est ainsi utilisé par l'administration pour doubler l'authentification que constitue l'apposition du nom et du prénom, de l'établissement et de la signature sur l'enveloppe n°2.
10. En l'espèce, il ressort du compte rendu de dépouillement de la commission nationale que trente-huit bulletins, pour lesquels le code alphanumérique figurant sur l'enveloppe n° 2 ne correspondait pas au code attribué à ce grand électeur sur la liste électorale, n'ont pas été décomptés. Toutefois, il n'est pas contesté que cette discordance résultait d'une erreur des services universitaires dans l'attribution des codes alphanumérique. De surcroît, il résulte des dispositions de l'arrêté du 26 avril 2021 précité que le code alphanumérique constitue un des moyens d'authentification de l'électeur, auquel s'ajoute son nom et sa signature, également apposés sur l'enveloppe n° 2. Dès lors que l'authenticité de ces mentions n'était pas contestable, et qu'il était possible d'authentifier l'électeur malgré la discordance du code alphanumérique, la non comptabilisation de ces trente-huit bulletins est constitutive d'une irrégularité.
11. En troisième lieu, il ressort du compte-rendu des opérations de dépouillement qu'une première enveloppe n°2 n'a pas été décomptée pour cause d'écriture différente entre le nom et le prénom de l'électeur et une deuxième enveloppe n°2 pour non concordance de signature. Toutefois, il résulte des dispositions des articles 9 et 11 de l'arrêté du 26 avril 2021 précitées, ainsi que de l'annexe au compte-rendu des opérations de dépouillement du 24 juin 2021, que toute irrégularité dans les mentions portées sur l'enveloppe n°2, à savoir l'indice alphanumérique, les noms, prénoms et signature de l'électeur, lorsqu'elle empêche l'authentification dudit électeur, constitue une anomalie pouvant justifier la non prise en compte d'un bulletin. Dès lors que l'authenticité des mentions apposées sur l'enveloppe n°2 était en l'espèce contestable, la non-comptabilisation de ces deux bulletins n'est pas constitutive d'une irrégularité. Le moyen doit donc être écarté.
12. En dernier lieu, aucune disposition de l'arrêté du 26 mars 2021 fixant les modalités d'organisation de l'élection au CNESER des représentants des étudiants ne prévoit un recompte des voix à l'issue de opérations de dépouillement. Si les requérants font valoir qu'un tel recompte aurait dû avoir lieu à l'issue du dépouillement, dès lors que les décomptes auraient différé entre les délégués des organisations nationales représentatives des étudiants, d'une part, et la présidence et les assesseurs de la commission nationale, d'autre part, ils n'apportent aucune justification au soutien de cette allégation. Par suite, c'est à bon droit que la commission a refusé de procéder au recompte des voix.
13. Il résulte de ce qui précède qu'en additionnant les suffrages irrégulièrement écartés du scrutin, cinquante-huit voix supplémentaires auraient dû être comptabilisées.
S'agissant de l'impact des irrégularités sur la sincérité du scrutin :
14. Aux termes de l'article D. 232-10 du code de l'éducation : " Les élections des représentants des étudiants prévues au deuxième alinéa de l'article D. 232-4 s'effectuent, dans les conditions fixées par le présent article, au scrutin de liste, sans panachage ni vote préférentiel avec répartition proportionnelle, les sièges restant à pourvoir étant attribués à la plus forte moyenne ".
15. Tel qu'il a été dit au point 13, au vu des irrégularités détectées tant au titre de l'envoi du matériel de vote que qu'à celles tenant au dépouillement, un total de cinquante-huit bulletins de vote devait être réintégré aux bulletins décomptés dans le cadre de ces opérations électorales. Toutefois, compte tenu de l'écart entre le nombre de suffrages recueillis par chacune des listes candidates et du mode de scrutin prévu par l'article cité au point précédent, le refus de décompter cinquante-huit bulletins n'a pas été de nature à affecter la répartition des onze sièges à pourvoir et, par suite, la validité des résultats proclamés. Par suite le grief tiré de l'atteinte à la sincérité du scrutin ne peut qu'être écarté.
16. Enfin, les requérants soutiennent, dans un mémoire du 20 juin 2022 non communiqué que l'incidence des irrégularités sur la sincérité du scrutin ne doit pas s'analyser en termes de répartition des sièges mais en nombre de voix obtenues par la liste UNEF, dès lors que le nombre de suffrages obtenus par chaque liste impacte l'obtention d'un siège au sein du Haut conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES) ainsi que le montant des subventions ministérielles accordées aux syndicats étudiants. Toutefois, dès lors que les requérants se bornent par la présente requête à contester la validité des opérations électorales concernant les représentants étudiants au CNESER d'une part, et qu'ils n'ont pas présenté de conclusions nouvelles, d'autre part, les moyens tirés de l'incidence du nombre de voix sur l'obtention d'un siège au HCERES et sur le montant des subventions susceptibles de leur être allouées ne peuvent qu'être écartés comme inopérants.
17. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le défendeur, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation des opérations électorales relatives à l'élection des représentants étudiants au CNESER.
Sur les frais liés à l'instance :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de Mme F, M. E et M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B F, M. D E,
M. G C et à la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Belle, présidente,
M. Degand, premier conseiller,
M. Baudat, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2022.
La présidente-rapporteur,
L. A
L'assesseur le plus ancien,
N. DEGANDLa greffière,
S. COULANT
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2014534/1-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026