vendredi 23 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2114549 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | LERAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 juillet 2021 et le 2 mai 2023, Mme G H, représentée par Me Lerat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 6 mai 2021 par laquelle le président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) lui a infligé la sanction du licenciement sans préavis ni indemnité ;
2°) d'enjoindre au CNC de procéder sans délai à sa réintégration et au retrait de la décision litigieuse de son dossier administratif ;
3°) de mettre à la charge du CNC une somme de 3 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée de vices de procédure dès lors que l'enquête administrative n'a pas été menée de manière impartiale, qu'il n'est pas justifié que la commission consultative paritaire ait été régulièrement composée, que le quorum ait été atteint, que les membres de la commission aient été régulièrement convoqués, qu'elle ait elle-même été informée par lettre recommandée adressée au moins quinze jours à l'avance de la date de la réunion et invitée à faire connaître ses moyens de défense et à comparaître assistée d'un défenseur de son choix et que le CNC ait communiqué aux membres de la commission un dossier complet ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de droit en ce que le CNC s'est cru lié par l'avis de la commission administrative paritaire ;
- elle est entachée d'erreur de fait et d'erreur de qualification juridique des faits ;
- elle est entachée de disproportion ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 ;
- elle est entachée d'un vice de procédure au regard de l'article 30 de la même loi compte tenu de la date de saisine du conseil de discipline ;
- les témoignages de Mme D et Mme B ne pouvaient légalement être retenus en application de l'article 19 de la même loi.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 12 août 2022 et le 7 mai 2023, le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), représenté par Me Beaulac, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Broussois,
- les conclusions de Mme Pestka, rapporteure publique,
- les observations de Me Lerat pour Mme H,
- et les observations de Me Beaulac pour le CNC.
Une note en délibéré, enregistrée le 13 juin 2023, a été présentée pour le CNC.
Considérant ce qui suit :
1. Mme H, agent contractuel du centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), occupant depuis le 1er février 2013, en vertu d'un contrat de travail à durée indéterminée, les fonctions de cheffe du service de l'administration générale à la direction du patrimoine cinématographique du CNC, demande au tribunal, par la présente requête, d'annuler la décision du 6 mai 2021 par laquelle le président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) lui a infligé la sanction du licenciement sans préavis ni indemnité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, les conditions dans lesquelles une enquête administrative est diligentée au sujet de faits susceptibles de donner ultérieurement lieu à l'engagement d'une procédure disciplinaire sont, par elles-mêmes, sans incidence sur la régularité de cette procédure. Le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure compte tenu de l'absence de caractère impartial de l'enquête administrative menée par l'administration préalablement à l'engagement de la procédure disciplinaire visant Mme H ne peut ainsi, en tout état de cause, qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 30 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " En cas de faute grave commise par un fonctionnaire, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute peut être suspendu par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire qui saisit, sans délai, le conseil de discipline. () ". Si Mme H fait valoir qu'elle a été suspendue de ses fonctions le 5 janvier 2021 et que la commission administrative paritaire n'a été saisie que le 19 avril 2021, soit plus de trois mois plus tard, une telle circonstance est par elle-même sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
4. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de justification de la régularité de la composition de la commission administrative paritaire qui a été consultée préalablement au licenciement de Mme H, et en l'absence de justification du respect des règles de quorum applicables, n'est assorti d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé, alors notamment que la requérante n'a pas repris ce moyen à la suite de la communication, par le CNC, du procès-verbal de la séance de ladite commission en date du 5 mai 2021 qui fait état de la composition de celle-ci et de la présence de l'ensemble de ses membres.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 31 de l'arrêté du 17 décembre 2009 instituant des commissions consultatives paritaires des agents non titulaires des services et de certains établissements du ministère de la culture et de la communication, alors en vigueur : " Lorsque la commission est appelée à se prononcer sur une sanction disciplinaire ou un licenciement, l'intéressé est informé par lettre recommandée adressée au moins quinze jours à l'avance des date, lieu et heure de la réunion, en l'invitant à faire connaître ses moyens de défense et à comparaître, s'il le désire, assisté d'un défenseur de son choix. / () ". Si Mme H soutient qu'il n'est pas justifié du respect des dispositions précitées, le CNC expose que la requérante a été régulièrement informée de la tenue de la séance de la commission administrative paritaire du 5 mai 2021 par un courrier remis en main propre le 20 avril 2021, pour lequel il produit une preuve de livraison du coursier " Novéa ". Eu égard à cette production et aux allégations non contestées du CNC, le moyen susmentionné doit ainsi être regardé comme manquant en fait.
6. En cinquième lieu, aux termes de l'article 32 de l'arrêté du 17 décembre 2009 précité, alors en vigueur : " La commission consultative paritaire ne délibère valablement qu'à la condition d'observer les règles de constitution et de fonctionnement édictées par la loi du 11 janvier 1984 et le décret du 17 janvier 1986 susvisé, le présent arrêté, ainsi que par son règlement intérieur. / () ". Aux termes de l'article 33 du même arrêté, alors en vigueur : " Toutes facilités doivent être données par l'administration aux membres de la commission consultative paritaire pour leur permettre de remplir leurs attributions. En outre, communication doit leur être donnée de toutes pièces et documents nécessaires à l'accomplissement de leur mission huit jours au moins avant la date de la séance. / () ". D'une part, si Mme H soutient qu'il n'est pas justifié de la régularité de la convocation des membres de la commission administrative paritaire ayant siégé lors de la séance du 5 mai 2021, elle n'assortit, en tout état de cause, sa contestation d'aucune précision quant aux dispositions légales ou réglementaires qui auraient été méconnues. D'autre part, ni les dispositions précitées de l'article 33 de l'arrêté du 17 décembre 2009, ni aucun autre texte ou principe n'imposent à l'administration de communiquer spontanément avant la séance aux membres du conseil de discipline l'intégralité du dossier individuel et du dossier disciplinaire de l'agent ainsi que les éventuelles pièces en faveur de l'intéressé. La requérante, qui ne peut dès lors utilement se plaindre de ce que le dossier disciplinaire mis à disposition des membres de la commission administrative paritaire n'aurait pas comporté les témoignages d'agents en sa faveur non plus que ses fiches de notation, n'établit pas, par ailleurs, que le dossier en cause, dont il ressort des pièces du dossier qu'elle a reçu une copie le 6 août 2021, n'aurait pas comporté l'ensemble des pièces et documents nécessaires à l'accomplissement de leur mission par lesdits membres.
7. En sixième lieu, la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.
8. En septième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le président du CNC se serait cru lié par l'avis de la commission administrative paritaire émis lors de sa séance du 5 mai 2021. Le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait pour ce motif entachée d'erreur de droit doit dès lors être écarté.
9. En huitième lieu, aux termes de l'article 6 quinquies de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel / Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'appréciation de la valeur professionnelle, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. / Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus ". Aux termes de l'article 43-1 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents non titulaires de l'Etat pris pour l'application de l'article 7 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa version alors en vigueur : " Tout manquement au respect des obligations auxquelles sont assujettis les agents publics, commis par un agent non titulaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, est constitutif d'une faute l'exposant à une sanction disciplinaire, sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par le code pénal ". Aux termes de l'article 43-2 du même décret : " Les sanctions disciplinaires susceptibles d'être appliquées aux agents non titulaires sont les suivantes : 1° L'avertissement ; 2° Le blâme ; 3° L'exclusion temporaire des fonctions avec retenue de traitement pour une durée maximale de six mois pour les agents recrutés pour une durée déterminée et d'un an pour les agents sous contrat à durée indéterminée ; 4° Le licenciement, sans préavis ni indemnité de licenciement ".
10. Pour prononcer la sanction du licenciement sans préavis ni indemnité à l'encontre de Mme H, et mettre ainsi fin à ses fonctions de cheffe du service de l'administration générale à la direction du patrimoine cinématographique du CNC, le président du CNC s'est fondé sur la circonstance que l'intéressée avait commis des agissements répétés de harcèlement moral à l'encontre de sept personnes placées sous ses ordres ou travaillant en liaison avec elle, consistant en des violences verbales, des violences matérielles, un contrôle excessif du travail des membres de son service, des mesures punitives et des échanges vexatoires, des refus de dialogue et de communication ainsi que des mises en difficulté professionnelle et des retraits de missions substantielles. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des attestations concordantes en date des 13 janvier 2021, 14 janvier 2021, 21 janvier 2021, 15 janvier 2021, 28 janvier 2021 et 29 janvier 2021, émises respectivement par Mme C, Mme D, Mme F, Mme A, Mme E et Mme B, agents alors ou précédemment en poste au CNC, dont la teneur n'est pas contredite par les attestations que Mme H produit en sa faveur, ainsi que des mentions du rapport d'enquête administrative du 22 février 2021 ou encore du rapport introductif de saisine de la commission administrative paritaire en date du 19 avril 2021, que les faits litigieux, dont les répercussions défavorables sur la santé des agents concernés et sur le fonctionnement du service placé sous l'autorité de Mme H sont attestés par les mêmes pièces, doivent être regardés comme établis. En outre, en estimant que ces faits présentaient un caractère fautif et en décidant, eu égard à leur gravité et à leur caractère répété, d'infliger à ce titre à Mme H la sanction du licenciement sans préavis ni indemnité, le président du CNC n'a pas commis d'erreur d'appréciation ni prononcé une sanction disproportionnée.
11. En neuvième lieu, aux termes de l'article 19 de la loi précitée du 13 juillet 1983, alors en vigueur : " () / Aucune procédure disciplinaire ne peut être engagée au-delà d'un délai de trois ans à compter du jour où l'administration a eu une connaissance effective de la réalité, de la nature et de l'ampleur des faits passibles de sanction. () ". Si Mme H soutient que les faits relatés dans les déclarations précitées de Mme D et Mme B étaient connus de l'administration plus de trois ans avant l'engagement de la procédure disciplinaire dont elle a fait l'objet, il ne ressort pas des pièces du dossier que sa hiérarchie aurait eu une connaissance effective de la nature et de l'ampleur des faits commis par elle avant l'année 2020 au cours de laquelle des situations de souffrance au travail ont notamment été signalés par l'assistante sociale du CNC. La requérante n'est dès lors pas fondée à soutenir que certains des faits qui lui sont reprochés seraient prescrits.
12. En dernier lieu, si Mme H soutient que la décision attaquée s'inscrit dans un contexte de harcèlement moral dont elle est elle-même victime, et méconnaît ainsi les dispositions précitées de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983, les éléments de fait qu'elle soumet au tribunal, s'agissant des manœuvres par lesquelles son supérieur hiérarchique aurait cherché à l'isoler ou des moqueries dont elle aurait fait l'objet de la part de certaines collègues, ne sont pas susceptibles de faire présumer l'existence de faits constitutifs de harcèlement moral.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme H n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de Mme H, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction de la requérante ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CNC, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme H au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En outre, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au même titre par le CNC.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme H est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le CNC sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme G H et au Centre national du cinéma et de l'image animée.
Délibéré après l'audience du 12 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Marino, président,
M. Le Broussois, premier conseiller,
M. Lautard-Mattioli, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juin 2023.
Le rapporteur,
N. Le Broussois
Le président,
Y. Marino
Le greffier,
A. Lemieux
La République mande et ordonne à la ministre de la culture en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2114549/6-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026