mercredi 19 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2116596 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET CASSEL (SELAFA) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2021, M. A B, représenté par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté sa demande du 5 avril 2021 tendant à ce que la commission administrative paritaire soit saisie aux fins de révision de son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2020 ;
2°) d'annuler la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté son
recours hiérarchique formé le 12 mai 2021 ;
3°) d'annuler son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2020 ;
4°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de réexaminer son dossier, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du prononcé du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions rejetant implicitement sa demande de révision de sa fiche d'évaluation et sa demande tendant à ce que la commission administrative paritaire soit saisie ne sont pas motivées ;
- les motifs de ces décisions ne lui ont pas été communiqués ;
- l'entretien préalable n'a donné lieu à aucune remarque sur ses compétences et n'a porté que sur ses interventions syndicales ;
- ces décisions constituent des sanctions disciplinaires déguisées prises en raison de ses fonctions syndicales ;
- elles méconnaissent le 1er alinéa de l'article 66 de la loi du 11 janvier 1984 ;
- il n'a bénéficié d'aucune des garanties procédurales prévues par le décret du 25 octobre 1984 ;
- ces décisions sont constitutives de discrimination et d'entrave à son activité syndicale ;
- elles sont entachées d'erreur de fait ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2023, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre la décision portant rejet de la demande de M. B du 5 avril 2021 tendant à ce que la commission administrative paritaire soit saisie aux fins de révision de son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2020 sont irrecevables dès lors que la commission a émis le 10 novembre 2021 un avis proposant le maintien de son compte-rendu ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;
- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'Etat ;
- le décret n° 95-654 du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Lagrède, greffière d'audience :
- le rapport de M. Gandolfi,
- et les conclusions de M. Lamy, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, gardien de la paix, affecté à la sous-direction des ressources et des moyens mobiles du service de la protection depuis le 23 octobre 2019, demande au tribunal d'annuler son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2020, ensemble les décisions rejetant implicitement sa demande tendant à ce que la commission administrative paritaire soit saisie aux fins de révision de ce compte-rendu et son recours hiérarchique.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / 2° Infligent une sanction ; / 3° Subordonnent l'octroi d'une autorisation à des conditions restrictives ou imposent des sujétions ; / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; / 5° Opposent une prescription, une forclusion ou une déchéance ; / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; / 7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; () / 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire. ". Aux termes de l'article L. 232-4 de ce même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués. ".
3. Aux termes de l'article 6 du décret du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'Etat : " L'autorité hiérarchique peut être saisie par le fonctionnaire d'une demande de révision du compte rendu de l'entretien professionnel. / Ce recours hiérarchique est exercé dans un délai de quinze jours francs à compter de la date de notification à l'agent du compte rendu de l'entretien. L'autorité hiérarchique notifie sa réponse dans un délai de quinze jours francs à compter de la date de réception de la demande de révision du compte rendu de l'entretien professionnel. / Les commissions administratives peuvent, à la requête de l'intéressé, sous réserve qu'il ait au préalable exercé le recours mentionné à l'alinéa précédent, demander à l'autorité hiérarchique la révision du compte rendu de l'entretien professionnel. Dans ce cas, communication doit être faite aux commissions de tous éléments utiles d'information. Les commissions administratives paritaires doivent être saisies dans un délai d'un mois à compter de la date de notification de la réponse formulée par l'autorité hiérarchique dans le cadre du recours. / L'autorité hiérarchique communique au fonctionnaire, qui en accuse réception, le compte rendu définitif de l'entretien professionnel. ". Il résulte de ces dispositions que seule la saisine des commissions administratives paritaires doit obligatoirement être précédée d'une demande de révision de compte-rendu d'entretien professionnel. En revanche, ni ces dispositions, ni aucune autre disposition législative ou réglementaire n'impose au fonctionnaire d'exercer un recours administratif obligatoire préalablement à tout recours contentieux.
4. Or, il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte ou un recours hiérarchique et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux ou le recours hiérarchique a été rejeté. L'exercice du recours gracieux ou hiérarchique n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision ou son supérieure hiérarchique à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un tel recours doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet de ce recours dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux ou hiérarchique, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale. Il résulte de ce qui précède que les moyens critiquant les vices propres dont la décision de rejet du recours administratif serait entachée ne peuvent être utilement invoqués à l'appui d'une requête dirigée contre la décision initiale.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le compte-rendu de l'entretien professionnel de M. B au titre de l'année 2020, réalisé le 26 février 2021, lui a été notifié le même jour et que, par un courrier du 12 mars 2021, le requérant a demandé la révision de sa notation. Le 30 mars 2021, M. B a demandé la communication de la décision prise sur sa demande et le 5 avril 2021, a saisi la commission administrative paritaire compétente et a demandé à l'administration qu'elle lui communique " des éléments nécessaires et utiles [qu'il souhaitait] porter à la connaissance des membres de la [commission administrative paritaire] à l'appui de [son mémoire] à savoir : [ses] demandes du 12 et 30 mars et leurs avis hiérarchiques ; le compte rendu hiérarchique de la réunion du 18 mars ; la décision de rejet et son avis hiérarchique et enfin l'avis hiérarchique de la présente ". Lors de sa séance du 10 novembre 2021, la commission administrative paritaire locale a émis l'avis de maintenir " l'entretien professionnel dans sa globalité ".
6. D'une part, il est constant que le ministre de l'intérieur n'a pas communiqué à M. B les motifs de sa décision rejetant implicitement sa demande de révision présentée le 12 mars 2021 dans le mois suivant la réception de cette demande. Toutefois, cette circonstance est, eu égard à ce qui a été relevé aux points 2 à 4 du présent jugement, sans incidence sur la légalité de ce compte-rendu. En tout état de cause, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que la décision rejetant une demande de révision de compte-rendu d'entretien professionnel serait soumise à une obligation de motivation. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision est inopérant et ne peut qu'être écarté. D'autre part, il résulte de ce qui a été relevé au point précédent que, si le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté le recours administratif de M. B tendant à ce qu'il révise son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2020, la commission administrative paritaire compétente a bien examiné cette demande sur requête de l'intéressée. Par suite, le moyen tiré de ce que cette prétendue décision ne serait pas motivée est également inopérant et ne peut qu'être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 55 de la loi 11 janvier 1984 visée ci-dessus : " Par dérogation à l'article 17 du titre Ier du statut général, l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct. / Toutefois, les statuts particuliers peuvent prévoir le maintien d'un système de notation. / A la demande de l'intéressé, la commission administrative paritaire peut demander la révision du compte rendu de l'entretien professionnel ou de la notation. / Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application du présent article. ".
8. Aux termes de l'article 2 du décret du 28 juillet 2010 : " Le fonctionnaire bénéficie chaque année d'un entretien professionnel qui donne lieu à compte-rendu. / Cet entretien est conduit par le supérieur hiérarchique direct. / La date de cet entretien est fixée par le supérieur hiérarchique direct et communiquée au fonctionnaire au moins huit jours à l'avance. ". Aux termes de l'article 4 du même décret : " Le compte rendu de l'entretien professionnel est établi et signé par le supérieur hiérarchique direct du fonctionnaire. Il comporte une appréciation générale exprimant la valeur professionnelle de ce dernier. Il est communiqué au fonctionnaire qui le complète, le cas échéant, de ses observations. Il est visé par l'autorité hiérarchique qui peut formuler, si elle l'estime utile, ses propres observations ".
9. Aux termes des dispositions de l'article 16 du décret du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale : " La notation des fonctionnaires actifs des services de la police nationale fait l'objet d'un ou plusieurs entretiens d'évaluation. Elle est établie annuellement sur une notice qui comporte : 1. Une liste d'éléments d'appréciation non chiffrée permettant d'évaluer les qualités personnelles, professionnelles et les aptitudes manifestées dans l'exercice des fonctions ; 2. Une grille de notation par niveau de 1 à 7 qui rend compte de la situation du fonctionnaire ; 3. Une appréciation non chiffrée qui rend compte de l'évolution de la valeur du fonctionnaire. ".
10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. B a été reçu en entretien le 26 février 2021 et que le compte-rendu de cet entretien mentionne que celui-ci a duré 60 minutes. Il ressort également des pièces du dossier que cet entretien a porté sur l'évaluation des aptitudes professionnelles de M. B et de ses missions. S'agissant de l'évaluation de ses compétences professionnelles, seule la compétence " savoir organiser une remontée réactive d'informations fiabilisées et gérer les situations, crises " a fait l'objet d'une notation, les autres items ayant été considérés comme " sans objet ". Il ressort également des pièces du dossier que M. B s'est vu attribuer la note de 3 sur une échelle de 7, est qualifié par son supérieur hiérarchique " d'effectif ponctuel et disponible pour le service " et mentionne qu'" il doit rester discret sur son poste d'opérateur CCR et ne doit pas se laisser déconcentrer par des faits mineurs " et qu'il doit " rester attentif et à l'écoute de ses deux collègues de groupe qui possèdent l'expérience pour progresser ". L'autorité supérieure a indiqué qu'il devait " continuer à progresser dans les tâches qui lui sont dévolues en se concentrant davantage sur son travail ", qu'il " doit respecter strictement son devoir de discrétion et de loyauté " et qu'il " doit encore faire preuve de ses compétences et de la confiance qui peut lui être accordée par sa hiérarchie ". Ainsi, et contrairement à ce que soutient M. B, il ne ressort ni de ce compte-rendu, ni d'aucune des autres pièces du dossier que l'entretien professionnel dont il a bénéficié le 26 février 2021 n'aurait pas porté sur ses compétences et qu'il n'aurait fait l'objet de remarques que sur ses activités syndicales.
11. En quatrième lieu, le moyen tiré de ce que le compte-rendu de son entretien professionnel serait entaché d'une erreur de fait, lequel, au demeurant, ne ressort d'aucune des pièces du dossier, n'est assorti d'aucun élément suffisamment précis qui permettrait au tribunal d'en apprécier le bien-fondé, et ne peut qu'être écarté.
12. En cinquième lieu, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'évaluation de M. B au titre de l'année 2020, laquelle est rédigée en des termes objectifs et mesurés, aurait eu pour objet de sanctionner le comportement de l'intéressé et aurait ainsi revêtu le caractère d'une sanction déguisée, ni qu'elle serait intervenue en raison de préoccupations d'ordre privé ou en vue de la satisfaction d'un intérêt public qui ne serait pas celui pour le service duquel elle pouvait être légalement prise et serait ainsi entachée d'un détournement de pouvoir.
13. En sixième lieu, il résulte de ce qui précède que, dès lors que le compte-rendu d'entretien professionnel de M. B au titre de l'année 2020 ne constitue pas une sanction déguisée, les moyens tirés de ce qu'il n'aurait bénéficié d'aucune des garanties procédurales instituées par le décret du 25 octobre 1984 relative à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat et de ce que l'article 66 de la loi du 11 janvier 1984 relatif aux sanctions disciplinaires aurait été méconnu ne peuvent qu'être écartés.
14. En septième lieu, aux termes de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable : " () Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race. () ". Il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
15. En l'espèce, M. B soutient qu'il est représentant syndical et que, depuis qu'il a publiquement fait part des difficultés rencontrées dans son service au printemps 2020 quant à son impréparation pour faire face à la crise sanitaire, ses conditions de travail se sont dégradées et que, par la suite, lors d'entretiens les 5 mai et 2 juin 2020, un de ses supérieurs hiérarchiques aurait tenu des propos très désobligeants à son encontre. Toutefois, ces seules allégations, qui ne sont corroborées par aucun des éléments produits par M. B, ne permettent pas de démontrer que son compte-rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2020 serait empreint de discrimination ou de nature à faire présumer une atteinte au principe de non-discrimination en raison de ses activités syndicales.
16. En dernier lieu, eu égard notamment à ce qui a été relevé au point 10 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que le compte-rendu d'entretien professionnel dont M. B a fait l'objet serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
17. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense par le ministre de l'intérieur, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2023 à laquelle siégeaient :
- M. Ladreyt, président,
- M. Gandolfi, premier conseiller,
- Mme Abdat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 19 juillet 2023.
Le rapporteur,
G. Gandolfi
Le président,
J.-P. Ladreyt La greffière,
V. Lagrède
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026