mercredi 14 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2116611 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | TCHIAKPE |
Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 2 août 2021, Mme C, épouse A, agissant en sa qualité de représentante légale de sa fille mineure, B A, représentée par Me Tchiakpe, demande au tribunal : 1°) d'annuler la décision par laquelle le jury de la session 2021 du baccalauréat général a harmonisé à la baisse les notes de sa fille, contenues dans son livret scolaire ; 2°) d'enjoindre, à titre principal, au service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France de modifier les notes attribuées à sa fille par le jury de la session 2021 du baccalauréat général, afin que celles-ci correspondent aux notes contenues dans son livret scolaire ; 3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France de réexaminer la situation de sa fille ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la décision du jury est irrégulière car elle a été précédée d'une commission d'harmonisation alors que celle-ci a été supprimée par le décret n°2021-209 du 25 février 2021 ; au surplus, des défaillances techniques et organisationnelles ont entaché d'irrégularité la décision du jury ; - la décision d'harmonisation à la baisse contestée est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions du décret n°2021-209 du 25 février 2021. Par un mémoire en défense enregistré le 24 janvier 2022, le service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France, conclut au rejet de la requête en raison, à titre principal, de l'irrecevabilité de la requête dès lors que les conclusions à fin d'annulation sont dirigées contre un acte préparatoire non détachable de la délibération finale du jury, à titre subsidiaire du caractère non fondé des moyens. Vu les autres pièces du dossier. Vu le code de justice administrative. Considérant ce qui suit : Sur les conclusions à fin d'annulation : 1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". 2. Mme A conteste la décision par laquelle le jury de la session 2021 du baccalauréat général a harmonisé à la baisse les notes de sa fille B A, en fixant à 13,20/20 la note obtenue en philosophie, à 13,45/20 la note obtenue en enseignement scientifique, à 14,30/20 la note obtenue en histoire-géographie, géopolitique et sciences politique, et à 14,60/20 la note obtenue en sciences économiques et sociales. Toutefois, les notes en cause ne sont pas détachables du résultat de l'examen du baccalauréat arrêté par le jury. Par suite, elles n'ont pas le caractère de décisions susceptibles d'être déférées au juge de l'excès de pouvoir. Dès lors, ainsi que l'oppose l'administration dans sa fin de non-recevoir, les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées. 3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C, épouse A doit être rejetée en toutes ses conclusions.O R D O N N E :Article 1er : La requête de Mme C, épouse A est rejetée. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C, épouse A, et au service interacadémique des examens et concours.Copie en sera adressée au rectorat de l'académie de Paris. Fait à Paris le 14 juin 2023.Le vice-président de la 1ère section, B. ROHMER La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.2N° 2116611/1-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026