mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2116666 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | VERDENNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 30 juillet 2021, 10 juin et 15 août 2022, M. et Mme B et J A, M. I K, Mme O G, M. N D, Mme E C, Mme M F, Mme L H, le syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier sis à Paris (75002) 45 rue du Caire - 6 rue des Forges, et le syndicat secondaire des copropriétaires dénommé " syndicat secondaire A-B " sis 45 rue du Caire à Paris (75002), représentés par Me Verdenne, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 février 2021 par lequel la maire de Paris a délivré un permis de construire à la société Serma pour la construction d'un bâtiment à R+4 sur un niveau de sous-sol à destination de commerce et d'habitation sur un terrain situé 6 rue des Forges - 45 rue du Caire, à Paris (75002) ainsi que la décision implicite portant rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils disposent d'un intérêt à agir en qualité de voisins immédiats alors que le projet va générer un préjudice de vue, un préjudice de luminosité et d'ensoleillement et des nuisances sonores ; le syndic a qualité pour agir au nom des syndicats des copropriétaires dès lors qu'il a été autorisé à agir en justice par l'assemblée générale postérieurement à l'introduction de l'instance ;
- il est entaché d'un vice de procédure à défaut pour les pétitionnaires d'avoir déposé une nouvelle demande de permis de construire à la suite du refus du 26 octobre 2020 ; en effet, la maire de Paris ne pouvait retirer l'arrêté de refus de permis de construire du 26 octobre 2020 qui n'était pas illégal et le pétitionnaire aurait dû déposer une nouvelle demande de permis de construire ;
- il est également entaché d'un vice de procédure tenant à ce que l'architecte des bâtiments de France n'a pas été consulté après le dépôt de nouvelles pièces le 3 décembre 2020 ;
- il méconnaît l'article UG.7 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le projet méconnaît l'obligation d'implantation en limite séparative dans la bande E et ne respecte pas le recul de 2 mètres imposé par rapport à la parcelle AN 112 ;
- il méconnaît l'article UG.10 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que deux avancées maçonnées d'une largeur de trois mètres chacune et créant de la surface de plancher dépassent la verticale du gabarit enveloppe.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 mai et 18 juillet 2022, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 décembre 2021, la société Serma, représentée par Me Beal, conclut à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que soit prononcé un sursis à statuer ou une annulation partielle sur le fondement des dispositions des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en toutes hypothèses, à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que :
- la requête est irrecevable ; le syndic n'a pas été autorisé par l'assemblée générale de copropriété à représenter les syndicats des copropriétaires ; M. K, M. D, Mme H et Mme C ne produisent pas les justificatifs prévus par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme ; le syndicat secondaire ne justifie pas de son intérêt à agir eu égard à son objet ;
- les requérants ne sont pas recevables à invoquer l'illégalité du permis de construire du 3 février 2021 en tant qu'il retire le refus du 26 octobre 2020 dès lors que le délai de recours contre la décision de retrait du refus de permis de construire, divisible du permis lui-même, est expiré ;
- les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 10 juin 2022, M. D et le syndicat secondaire des copropriétaires dénommé " syndicat secondaire A-B " sis 45 rue du Caire à Paris (75002) se sont désistés purement et simplement de leur instance et de leur action engagée contre l'arrêté du 3 février 2021 et la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
Un courrier a été adressé le 14 juin 2022 aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les informant de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et précisant la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par les derniers alinéas des articles R. 613-1 et R.613-2 du code de justice administrative.
Par ordonnance du 10 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au même jour.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le règlement du plan local d'urbanisme de la ville de Paris ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Madé,
- les conclusions de Mme Alidière, rapporteure publique,
- et les observations de Me Beal, représentant la société Serma.
Considérant ce qui suit :
1. Le 5 novembre 2019, la société Serma a déposé une demande de permis de construire en vue de l'édification d'un immeuble à R+4 sur un niveau de sous-sol à destination de commerce au rez-de-chaussée et de logement sur 4 niveaux après démolition du bâtiment existant sur un terrain situé 6, rue des Forges - 45, rue du Caire, dans le 2ème arrondissement de Paris, référencé section AN n° 156 au cadastre. Le 26 octobre 2020, la maire a refusé de délivrer le permis de construire sollicité en raison de l'avis défavorable rendu par l'inspecteur général des carrières. Par un arrêté du 3 février 2021, la maire de Paris a retiré l'arrêté du 26 octobre 2020 et accordé le permis de construire sollicité. Le 31 mars 2021, M. et Mme A, M. K, Mme G, M. D, Mme C, Mme F, Mme H, le syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier sis à Paris (75002) 45, rue du Caire - 6, rue des Forges, et le syndicat secondaire des copropriétaires dénommé " syndicat secondaire A-B " sis 45 rue du Caire à Paris (75002) ont formé un recours gracieux, reçu le 7 avril suivant, contre cet arrêté qui a été implicitement rejeté par la maire de Paris. Par la présente requête, M. et Mme A et autres demandent l'annulation de l'arrêté du 3 février 2021 ainsi que de la décision implicite rejetant leur recours gracieux.
Sur le désistement de M. D et du syndicat secondaire des copropriétaires dénommé " syndicat secondaire A-B " sis 45 rue du Caire à Paris (75002) :
2. Le désistement d'action de M. D et du syndicat secondaire des copropriétaires dénommé " syndicat secondaire A-B " sis 45 rue du Caire à Paris (75002) est pur et simple. Par suite, il y a lieu de leur en donner acte.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, par l'article 1er de l'arrêté litigieux du 3 février 2021, la maire de Paris a procédé au retrait du refus de permis de construire opposé à la société Serma le 26 octobre 2020. Ce retrait constitue une décision distincte du permis de construire accordé par l'article 2 du même arrêté. Or par un courrier du 31 mars 2021, les requérants ont formé un recours gracieux contestant le permis de construire accordé par l'arrêté du 3 février 2021. Ce courrier atteste de la connaissance acquise de l'arrêté du 3 février 2021 dans son intégralité. Ainsi, le délai de recours contentieux contre la décision de retrait du refus de permis construire du 26 octobre 2020 a commencé à courir le 31 mars 2021. Or dans le cadre de leur recours gracieux, les requérants se sont bornés à contester le permis de construire accordé sans contester le retrait de l'arrêté de refus de permis de construire du 26 octobre 2020. Ce recours n'a donc pas interrompu le délai de recours contentieux à l'encontre de cette décision de retrait qui est devenue définitive. Par suite, les requérants ne peuvent utilement exciper de son illégalité à l'appui de la contestation de l'arrêté de permis de construire du 3 février 2021. En conséquence, l'arrêté de refus de permis de construire du 26 octobre 2020 ayant disparu rétroactivement de l'ordonnancement juridique, la ville de Paris demeurait saisie de la demande initiale de la pétitionnaire et la société Serma n'avait pas à déposer une nouvelle demande de permis de construire. Par suite, le moyen tiré de ce que le permis de construire serait entaché d'un vice de procédure à défaut pour la pétitionnaire d'avoir déposé une nouvelle demande de permis de construire à la suite du refus de permis de construire du 26 octobre 2020 doit être écarté.
4. En deuxième lieu, les requérants soutiennent que de nouvelles pièces ont été transmises le 3 décembre 2020 par la pétitionnaire et que l'architecte des bâtiments de France a rendu son avis le 20 octobre 2020 sans avoir connaissance de ces pièces consistant en un plan de coupe modifié, une notice architecturale modifiée, un plan de façades et des toitures modifié et un formulaire de déclaration de la redevance de bureau. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la mention de la date du 3 décembre 2020 est erronée, les pièces concernées ayant été en réalité transmises le 3 décembre 2019. L'architecte des bâtiments de France a donc bien eu connaissance de ces pièces avant de donner son accord sur le projet le 20 octobre 2020. Par suite, ce moyen doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article UG.7.1 du règlement du plan local d'urbanisme : " Nonobstant les dispositions du présent article UG.7 et de l'article UG.10.3, l'implantation d'une construction en limite séparative peut être refusée si elle a pour effet de porter gravement atteinte aux conditions d'éclairement d'un immeuble voisin ou à l'aspect du paysage urbain, et notamment à l'insertion de la construction dans le bâti environnant. A l'intérieur de la bande E*, les parties de constructions à édifier en bordure de voie doivent en principe être implantées en limite séparative, sauf dispositions contraires indiquées aux documents graphiques du règlement. Toutefois, dans certaines configurations, en particulier lorsqu'une échappée visuelle sur un espace libre le justifie, l'implantation en limite séparative peut ne pas être imposée.Les façades ou parties de façades des constructions à édifier à l'intérieur ou à l'extérieur de la bande E* doivent respecter les dispositions qui suivent () 2°- Façade ou partie de façade comportant des baies dont aucune ne constitue l'éclairement premier de pièces principales* : Lorsqu'une façade ou une partie de façade à édifier en vis-à-vis d'une limite séparative comprise ou non dans la bande E* comporte des baies dont aucune ne constitue l'éclairement premier de pièces principales, elle doit respecter, au droit de cette limite, un prospect minimal de 2 mètres (sauf s'il est fait application des dispositions définies à l'article UG.7.2 - Cour commune et servitude contractuelle d'implantation - ou des dispositions énoncées au 2° alinéa de l'article UG.10.2). ". Aux termes des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme : " En chaque point du périmètre de construction, le prospect est la mesure de l'horizontale perpendiculaire au périmètre en ce point, limitée à son intersection avec une construction en vis-à-vis, une limite de terrain, l'alignement opposé d'une voie ou la limite qui en tient lieu. ".
6. Pour l'application de ces dispositions, les limites séparatives s'entendent comme les limites entre la propriété constituant le terrain d'assiette de la construction et la ou les propriétés qui la jouxtent ; la limite entre deux propriétés situées en bordure d'une même voie doit être regardée comme une limite séparative aboutissant à cette voie. La circonstance qu'une telle limite séparative soit constituée de plusieurs segments de droite faisant angle entre eux est sans influence sur sa qualification de limite séparative aboutissant aux voies. Par ailleurs, le respect des règles de prospect est apprécié au regard de la distance calculée entre cette baie et le point le plus proche de la façade en vis-à-vis.
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la façade nord projet est implantée du niveau R+1 à R+4 en retrait de la limite avec la parcelle AN 112. Cette limite entre les deux parcelles, toutes les deux situées en bordure de la rue des Forges, est constitutive d'une limite séparative. En application des dispositions précitées de l'article UG.7.1 du règlement du plan local d'urbanisme, la construction projetée devait donc en principe s'implanter sur l'intégralité de la limite avec la parcelle AN 112. Toutefois, il résulte de ces dispositions que, dans certaines configurations, une dérogation à l'implantation en limite séparative est admise. Or il ressort des pièces du dossier que la parcelle sur laquelle s'implante le projet présente une configuration particulière. En effet, l'angle nord de la parcelle est particulièrement étroit, l'intersection entre la voie publique et la rue des Forges formant un angle aigu. De plus, la rue des Forges n'étant pas linéaire mais courbée, le retrait opéré au niveau des R+1 à R+4 n'a pas pour effet de briser la continuité visuelle de la rue. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, l'implantation en limite séparative pouvait ne pas être imposée afin de tenir compte de la configuration particulière de la parcelle. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que la distance entre la baie située au 4ème étage de la façade nord et la limite séparative avec la parcelle AN 112 serait inférieure à 2 mètres. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article UG.10.2.2 Gabarit-enveloppe* au droit des voies ou espaces bordés par un filet de couleur* aux documents graphiques du règlement (trait continu, trait pointillé, hachure, tireté court, tireté long, tireté mixte) : Le gabarit-enveloppe se compose successivement : a - d'une verticale de hauteur H définie ci-après selon la couleur du filet : () - filet orange : H = 12,00 m ". UG.11.2 - Saillies* d'éléments de construction : ()
3°- Partie supérieure du gabarit-enveloppe : " Au-dessus de la verticale du gabarit-enveloppe défini à l'article UG.10.2 sont autorisés : () c - des prolongements de façade ou de saillies de façade dans la hauteur du niveau situé au-dessus de la verticale à la condition que leur largeur n'excède pas 3 mètres ; le total des largeurs cumulées ne doit pas excéder 40% de la longueur de la façade ; ".
9. La rue des Forges étant bordée par un filet de couleur orange, la verticale de hauteur H applicable est égale à 12 mètres. En l'espèce, la surface de nivellement de l'ilot étant de 38 NVP, la verticale du gabarit-enveloppe est de 50 NVP. Or deux avancées maçonnées culminent à 52,66 NVP, soit au-delà de la verticale de hauteur autorisée par les dispositions précitées de l'article UG.10.2 du règlement du plan local d'urbanisme. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la largeur de chacun de ces prolongements de façades qui sont prévus dans la hauteur du niveau situé au-dessus de la verticale n'excède pas trois mètres et que le total de leur largeur cumulée n'excède pas 40 % de la longueur de la façade qui mesure 20,92 mètres. Dans ces conditions, alors que ces prolongements de façades font partie des saillies autorisées au-dessus de la verticale du gabarit enveloppe par l'article UG.11.2 du règlement du plan local d'urbanisme, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les règles relatives au gabarit-enveloppe sont méconnues par le projet.
10. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense ni de faire application des dispositions des articles L. 600-5 et L.600-5-1 du code de l'urbanisme, que la requête présentée pour M. et Mme A et autres doit être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Ces dispositions font obstacle à que soit mise à la charge de la ville de Paris, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme réclamée par M. et Mme A, M. K, Mme G, Mme C, Mme F, Mme H et le syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier sis à Paris (deuxième arrondissement) 45, rue du Caire - 6, rue des Forges au titre des frais qu'ils ont exposés et non compris dans les dépens.
12. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme A, M. K, Mme G, Mme C, Mme F, Mme H et du syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier sis à Paris (deuxième arrondissement) 45, rue du Caire - 6, rue des Forges, la somme globale de 1 400 euros à verser à la société Serma au titre de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'action de M. D et du syndicat secondaire des copropriétaires dénommé " syndicat secondaire A-B " sis 45 rue du Caire à Paris (75002).
Article 2 : La requête de M. et Mme A et autres est rejetée.
Article 3 : M. et Mme A, M. K, Mme G, Mme C, Mme F, Mme H et le syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier sis à Paris (deuxième arrondissement) 45, rue du Caire - 6, rue des Forges verseront à la société Serma la somme globale de 1 400 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B et J A,
à M. I K, à Mme O G, à M. N D, à Mme E C, à Mme M F, à Mme L H, au syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier sis à Paris (Deuxième arrondissement) 45 rue du Caire ;- 6 rue des Forges, au syndicat secondaire des copropriétaires dénommé " syndicat secondaire A-B " sis 45 rue du Caire à Paris ( 75002), à la ville de Paris et à la société Serma.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Le Roux, présidente,
Mme Madé, première conseillère,
Mme Berland, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.
La rapporteure,
C. MADÉ
La présidente,
M.-O. LE ROUX La greffière,
I. SZYMANSKI
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026