vendredi 29 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2118369 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3e Section - 1re Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | CABINET DEHAN (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 30 août 2021, sous le n° 2118369, M. B, représenté par Me Dehan , demande au tribunal d'annuler chacun des retraits de points irrégulièrement opérés à la suite des infractions des 27 février 2018 et 28 juillet 2018, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux présenté à leur encontre.
M. B soutient que la réalité des infractions n'est pas établie alors qu'il a fait des réclamations motivées qui ont donné lieu à l'annulation des titres exécutoires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 avril 2022, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu sur les conclusions de la requête.
Il soutient que :
-le point retiré consécutivement à l'infraction du 28 juillet 2018 a été restitué ;
-l'infraction du 27 février 2018 a été supprimée de son dossier et les points retirés à la suite de cette infraction ont été réattribués au capital de point affecté au permis de conduire de M. B ;
II. Par une requête, enregistrée le 30 août 2021, sous le n° 2118371, M. B, représenté par Me Dehan , demande au tribunal d'annuler chacun des retraits de points irrégulièrement opérés à la suite des infractions des 20, 23 et 24 avril 2020, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux présenté à leur encontre.
M. B soutient que la réalité des infractions n'est pas établie alors qu'il a fait des réclamations motivées qui ont donné lieu à l'annulation des titres exécutoires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu sur les conclusions de la requête.
Il soutient que :
- les mentions relatives aux infractions du 20 et du 24 avril 2020 ont été supprimées de son dossier et les points retirés à la suite de ces infractions ont été réattribués au capital de point affecté au permis de conduire de M. B ;
-les mentions relatives à l'infraction du 23 avril 2020 ne comportent plus de retrait de point ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme A a présenté son rapport.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1. Les requêtes susvisées sont relatives au permis de conduire du même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'examen du relevé d'information intégral du requérant en date du 11 avril 2022, que, postérieurement à l'introduction de l'instance, les mentions relatives aux infractions du 27 février 2018 et du 20 et 24 avril 2020 ont été supprimées de son dossier et les points retirés à la suite de ces infractions ont été réattribués au capital de point affecté au permis de conduire de M. B. Les mentions relatives à l'infraction du 23 avril 2020 ne comportent plus de retrait de point. Par suite, les conclusions dirigées contre ces décisions, ensemble le rejet implicite de son recours gracieux à leur encontre sont devenues sans objet.
3. Il résulte de l'instruction que le point retiré à la suite de l'infraction commise le 28 juillet 2018 été restitué le 1er juillet 2019 à M. B antérieurement à l'introduction de la requête. Dans ces conditions, les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision retirant un point du capital affecté à son permis de conduire à la suite de l'infraction commise le 28 juillet 2018, ensemble le rejet implicite de son recours gracieux à son encontre, sont irrecevables et doivent par conséquent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des décisions relatives aux infractions des 27 février 2018 et des 20, 23 et 24 avril 2020, ensemble le rejet implicite du recours gracieux présenté à leur encontre.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3: Le présent jugement sera notifié à M. B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
A. A Le greffier,
Y. FADELLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2118369
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026