mardi 2 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2118568 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | TISLER |
Vu la procédure suivante :
I. Sous le no 2118568, par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 septembre 2021 et 5 juillet 2022, Mme E A, représentée par Me Tisler, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 août 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur l'a placée en congé de maladie ordinaire d'office ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de prononcer sans délai la reprise de ses fonctions à plein temps ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de trois jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'auteur de l'acte était incompétent pour le signer ;
- le ministre a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 5 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 septembre 2022.
II. Sous le no 2119348, par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 septembre 2021 et 5 juillet 2022, Mme E A, représentée par Me Tisler, demande au tribunal :
1°) d'ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise médicale ;
2°) d'annuler la décision du 9 septembre 2021 par laquelle ministre de l'intérieur l'a placée en congé longue maladie ordinaire d'office ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de prononcer sans délai la reprise de ses fonctions à plein temps ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de trois jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'auteur de l'acte était incompétent pour le signer ;
- la décision a été adoptée à l'issue d'une procédure irrégulière en raison de la méconnaissance de l'article 7 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ;
- elle méconnait l'article 34 de de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat et les articles 24 et 34 du décret du 14 mars 1986 précité ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir ;
- l'arrêté du 13 août 2021 la plaçant en congé de maladie ordinaire d'office sur le fondement duquel la décision a été prise est illégal.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2023, le ministre de l'intérieur et des Outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat,
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires,
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. J,
- et les conclusions de M. Cicmen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, attachée d'administration au ministère de l'intérieur, était affectée en qualité de chargée d'étude auprès du bureau de la prévention et de la réglementation incendie. Le 14 mars 2019, Mme A a fait l'objet d'un premier placement en congé de longue maladie d'office, jusqu'au 23 juillet 2019, date à laquelle elle a été admise à reprendre ses fonctions. Par un arrêté du 13 août 2021, la requérante a été placée en congé de maladie ordinaire d'office dans l'attente de l'avis du comité médical ministériel devant se prononcer sur un éventuel placement d'office en congé de longue maladie. Puis, par un arrêté du 9 septembre 2021, l'intéressée a été placée en congé de longue maladie d'office pour une période de 184 jours, soit jusqu'au 12 février 2022. Par les présentes requêtes qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un même jugement dès lors qu'elles présentent à juger les mêmes questions et qu'elles ont fait l'objet d'une instruction commune, Mme A demande au tribunal l'annulation des décisions des 13 août et 9 septembre 2021 et d'ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise médicale.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 13 août 2021 :
2. En premier lieu, aux termes de l'article premier du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement : " () peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : () / 2° Les chefs de service, directeurs adjoints, sous-directeurs, les chefs des services à compétence nationale mentionnés au deuxième alinéa de l'article 2 du décret du 9 mai 1997 susvisé () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été signée par M. H F, administrateur civil hors classe, nommé sous-directeur des personnels à la direction des ressources humaines du ministère de l'intérieur pour une durée de trois ans, par arrêté du 29 mars 2021. En application des dispositions précitées du décret du 27 juillet 2005, M. F était compétent pour signer, au nom du ministre de l'intérieur, la décision de placement en congé maladie ordinaire d'office du 13 août 2021. Par suite le moyen tiré du vice de compétence manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () ; / 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et qu'elle présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement pendant un an ; le traitement est réduit de moitié pendant les deux années qui suivent. L'intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. / Les dispositions du deuxième alinéa du 2° du présent article sont applicables au congé de longue maladie (). ". Aux termes de l'article 24 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Sous réserve des dispositions de l'article 27 ci-dessous, en cas de maladie dûment constatée et mettant le fonctionnaire dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, celui-ci est de droit mis en congé de maladie. ".
5. Ces dispositions ne subordonnent pas la mise en congé de maladie à une demande du fonctionnaire et ne sauraient donc par elles-mêmes faire obstacle à ce qu'un fonctionnaire soit placé d'office dans la position dont s'agit dès lors que sa maladie a été dûment constatée et qu'elle le met dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Ainsi, lorsque l'administration a engagé une procédure de mise en congé de longue maladie conformément à l'article 34 du décret du 14 mars 1986, elle peut, à titre conservatoire et dans l'attente de l'avis du comité médical sur la mise en congé de longue maladie, placer l'agent concerné en congé d'office lorsque la maladie de l'agent a été dûment constatée et le met dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions.
6. Il ressort des pièces du dossier que, le 27 juillet 2021, le supérieur hiérarchique de Mme A a porté à la connaissance du sous-directeur les graves difficultés professionnelles de la requérante, tant au plan de la réalisation des tâches demandées, qu'au plan relationnel, et que ces difficultés étaient susceptibles de révéler la dégradation de son état de santé. Il ressort des pièces du dossier que cette préoccupation était notamment justifiée par le refus de Mme A de se rendre à son rendez-vous à la médecine de prévention, le 26 juillet 2021. Il ressort du rapport du Dr C, médecin du travail, que Mme A avait été convoquée par le service de prévention le 12 août 2021, à la suite du signalement de sa hiérarchie, mais qu'elle a de nouveau refusé de se présenter à ce rendez-vous. Ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, au regard notamment des dispositions citées au point 4, doit être écarté.
7. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, tant du signalement produit par la hiérarchie que des éléments de contexte fournis par la médecine de prévention, et comme il a été dit au point précédent, que la procédure de placement en congé maladie ordinaire d'office à titre conservatoire avait pour motif le constat de la dégradation de l'état de santé de la requérante. Le fait que la hiérarchie de la requérante ait fait état, dans ses rapports, des difficultés comportementales et interpersonnelles de la requérante, ne saurait suffire à faire regarder le placement en congé de maladie ordinaire d'office comme ayant été dicté par un motif autre que celui de l'état de santé de la requérante. Le moyen tiré du détournement de pouvoir doit donc être écarté.
8. Il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 7, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 13 août 2021, par lequel elle a été placée en congé de maladie ordinaire d'office dans l'attente de l'avis du comité médical ministériel. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 9 septembre 2021 :
9. En premier lieu, par une décision du 27 juillet 2021 modifiant la décision du 30 juillet 2019 modifiée portant délégation de signature, le ministre de l'intérieur a donné délégation à Mme I G, administratrice civile hors classe, cheffe du bureau des affaires générales des études et des statuts à l'effet de signer, au nom du ministre de l'intérieur, tous actes, arrêtés, décisions, pièces comptables et ordonnance de délégation dans la limite de ses attributions. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait et doit être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article 7 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " () Le secrétariat du comité médical informe le fonctionnaire : / - de la date à laquelle le comité médical examinera son dossier ; / - de ses droits concernant la communication de son dossier et la possibilité de faire entendre le médecin de son choix ; / - des voies de recours possibles devant le comité médical supérieur. / L'avis du comité médical est communiqué au fonctionnaire sur sa demande. ".
11. Mme A soutient que les informations et documents mentionnés par l'article 7 du décret précité ne lui ont pas été communiqués. Toutefois, l'administration produit le courrier du 13 août 2021 par lequel elle informe l'intéressée de ce que le comité médical examinera son dossier le 7 septembre 2021, ainsi que l'accusé de réception attestant que le courrier a été distribué contre signature, le 18 août 2021, plus de deux semaines avant la tenue de la séance. En outre, il ressort des termes de ce même courrier du 13 août 2021, que la requérante a été informée de ses droits concernant la communication de son dossier, la possibilité de faire entendre le médecin de son choix, ainsi que des voies de recours possibles devant le comité médical supérieur. Enfin, l'administration produit à l'instance le courrier adressé à Mme A et contenant l'avis du médecin expert, le Dr D, ainsi que le procès-verbal et l'avis du comité médical ministériel, assortis de l'accusé de réception attestant que ces documents ont été distribués contre signature le 18 septembre 2021. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 du décret précité et de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
12. En troisième lieu, la requérante soutient, contrairement à l'avis du comité médical ministériel, qui s'est prononcé favorablement à l'attribution d'un congé de longue maladie d'office pour six mois, que son état de santé ne présente pas un caractère invalidant et de gravité confirmée qui la mettrait dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Elle se prévaut de plusieurs certificats médicaux établis en préparation de la réunion du comité médical, ainsi que d'autres certificats établis au cours de son congé, concluant que son état de santé ne fait pas obstacle à la poursuite ou à la reprise de son activité professionnelle. Toutefois, d'une part, hormis le certificat établi par le Dr B, les certificats produits par la requérante, établis par des médecins généralistes, sont peu circonstanciés. D'autre part, si le Dr B, médecin psychiatre qui suit Mme A depuis 2003, estime que la situation de la requérante apparaît comme la résultante de difficultés relationnelles plutôt que d'une dimension psychiatrique, le rapport du Dr D, médecin expert sollicité dans le cadre de la procédure devant le comité médical ministériel, fait état d'un trouble psychopathologique grave et de sévérité confirmée justifiant le placement de la requérante en congé de longue maladie d'office pour une durée de six mois, à réévaluer à l'issue de cette période. Le Dr D, ainsi que le médecin de prévention, le Dr C, notent en particulier un comportement caractérisé par des violences verbales et des attaques diffamatoires à l'égard de son entourage professionnel, révélateurs d'un état pathologique, ce qui corrobore les faits signalés par la hiérarchie de la requérante. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions combinées des articles 34 de la loi du 11 janvier 1984 et 24 du décret du 14 mars 1986 cités au point 4, doit être écarté, ainsi que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
13. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision serait entachée de détournement de pouvoir.
14. En dernier lieu, si les deux arrêtés litigieux ont pour objet de traiter la situation médicale de la requérante, l'arrêté du 13 août 2021 ne constitue pas la base légale de l'arrêté du 9 septembre 2021, lequel n'a pas non plus été pris pour l'application du premier. Par suite, Mme A n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision de placement en congé de maladie ordinaire d'office à l'encontre de la décision du 9 septembre 2021 prononçant son placement en congé longue maladie d'office.
15. Il résulte de ce qui a été dit aux points 9 à 14, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 9 septembre 2021 prononçant son placement en congé de longue maladie d'office.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner avant-dire droit une nouvelle expertise qui, en l'espèce, serait dépourvue d'utilité, que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et, Mme A étant la partie perdante à l'instance, celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Délibéré après l'audience du 11 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laloye, président,
M. Le Broussois, premier conseiller,
M. Théoleyre, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2023.
Le rapporteur,
M. Theoleyre
Le président,
P. Laloye
La greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2118568 et 2119348/6-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026