mercredi 30 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2119428 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET GINESTIE MAGELLAN PALEY-VINCENT (SELAS) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 septembre 2021 et le 2 septembre 2022, M. E G, représenté par Me Molho, demande au tribunal :
1°) d'annuler le télégramme DGPN/DRCPN/RH/GG n° 0896 du 16 juillet 2021 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de le déclarer admissible à l'examen d'accès au grade de brigadier-chef de police au titre de l'année 2021 - 1er mouvement, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice au titre d'un rappel de traitements pour la période courant du 1er janvier 2021 jusqu'à la date de lecture du jugement à intervenir et la somme de 3 000 euros au titre de son préjudice moral ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors que le seul document qui lui a été communiqué est le télégramme du 16 juillet 2021 et qu'il n'a jamais eu connaissance de l'existence de l'arrêté du 30 juillet 2021 relatif au tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de police au titre de l'année 2021 ;
- le télégramme est bien un acte faisant grief dès lors qu'il octroie un réel droit aux candidats d'accéder au grade de brigadier-chef et l'arrêté du 30 juillet 2021 n'a qu'une portée informative ;
- la décision portant refus de promotion est entachée d'erreurs manifestes d'appréciation dès lors que des fonctionnaires ont été promus alors qu'ils justifiaient d'une ancienneté moins importante que la sienne ;
- ce refus de promotion a créé une rupture d'égalité de traitement entre fonctionnaires du même corps et il est victime d'une discrimination ;
- il a subi un préjudice financier et un préjudice moral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juillet 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions de la requête de M. G, dirigées contre le télégramme du 16 juillet 2021 sont irrecevables ;
- à supposer que ses conclusions soient regardées comme dirigées contre l'arrêté du 30 juillet 2021, elles sont également irrecevables dès lors que sa requête n'est pas accompagnée de cet arrêté ;
- les moyens soulevés par M. G ne sont pas fondés.
Cette requête et ces mémoires ont été communiqués à M. J B, à Mme D K, à M. C I et à M. F A, qui n'ont pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;
- le décret n° 95-654 du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale ;
- le décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004 portant statut particulier du corps d'encadrement et d'application de la police nationale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :
- le rapport de M. H,
- et les conclusions de M. Lamy, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. E G, brigadier de police affecté à la brigade anti-criminalité des Hauts-de-Seine depuis le 15 avril 2019, a sollicité, le 8 février 2021, son inscription sur le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021. Par un télégramme du 16 juillet 2021, le ministre de l'intérieur a diffusé la liste des fonctionnaires promus au grade de brigadier-chef de police au titre de l'année 2021. M. G, qui n'y figurait pas, a, par un rapport du 25 juillet 2021 adressé au commissaire de police, chef du service de nuit des Hauts-de-Seine, contesté ce télégramme. Par un arrêté du 30 juillet 2021, le ministre de l'intérieur a arrêté le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef pour l'année 2021. Par la présente requête, M. G demande au tribunal d'annuler le télégramme du 16 juillet 2021 et de condamner l'Etat à l'indemniser des préjudices subis.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 58 de la loi du 11 janvier 1984 visée ci-dessus, dans sa rédaction alors en vigueur : " L'avancement de grade a lieu de façon continue d'un grade au grade immédiatement supérieur. Il peut être dérogé à cette règle dans les cas où l'avancement est subordonné à une sélection professionnelle. / () / Sauf pour les emplois laissés à la décision du Gouvernement, l'avancement de grade a lieu, selon les proportions définies par les statuts particuliers, suivant l'une ou plusieurs des modalités ci-après : / 1° Soit au choix, par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. Sans renoncer à son pouvoir d'appréciation, l'autorité chargée d'établir le tableau annuel d'avancement tient compte des lignes directrices de gestion prévues à l'article 18 ; / () / 2° Soit par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi après une sélection par voie d'examen professionnel. / Il peut être prévu que le jury complète son appréciation résultant des épreuves de l'examen par la consultation du dossier individuel de tous les candidats ; / 3° Soit par sélection opérée exclusivement par voie de concours professionnel. / () / Tout fonctionnaire bénéficiant d'un avancement de grade est tenu d'accepter l'emploi qui lui est assigné dans son nouveau grade. Sous réserve de l'application des dispositions de l'article 60, son refus peut entraîner la radiation du tableau d'avancement ou, à défaut, de la liste de classement. ".
3. L'article 17 du décret du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale, dans sa version alors en vigueur, dispose que : " Pour l'établissement du tableau d'avancement de grade qui est soumis à l'avis des commissions administratives paritaires, il est procédé à un examen approfondi de la valeur professionnelle des agents susceptibles d'être promus compte tenu des notes obtenues par les intéressés, des propositions motivées formulées par les chefs de service et de l'appréciation portée sur leur manière de servir. Cette appréciation prend en compte les difficultés des emplois occupés et les responsabilités particulières qui s'y attachent ainsi que, le cas échéant, les actions de formation continue suivies ou dispensées par le fonctionnaire et l'ancienneté. ".
4. L'article 15 du décret du 23 décembre 2004 portant statut particulier du corps d'encadrement et d'application de la police nationale, dans sa rédaction en vigueur, dispose que : " Peuvent être inscrits au tableau d'avancement pour l'accès au grade de brigadier-chef de police : / 1. Après avoir satisfait aux obligations d'un examen professionnel dont le contenu et les modalités sont fixés par arrêté du ministre de l'intérieur et du ministre chargé de la fonction publique : / 1-1. Les brigadiers de police qui, au 1er janvier de l'année pour laquelle le tableau d'avancement a été arrêté, comptent cinq ans au moins de services effectifs depuis leur nomination dans le grade de brigadier ; / 1-2. Dans la limite du dixième de l'ensemble des promotions de grade de l'année à réaliser au titre du présent article, les brigadiers de police affectés dans l'un des secteurs ou unités d'encadrement prioritaire définis à l'article 12 et qui, au 1er janvier de l'année pour laquelle le tableau d'avancement a été arrêté, comptent trois ans au moins de services effectifs depuis leur nomination dans ce grade et sont affectés depuis au moins deux ans dans l'un des secteurs ou unités d'encadrement prioritaire ; ou qui comptent six ans au moins de services effectifs depuis leur nomination dans ce grade ; / 2. Dans la limite du douzième de l'ensemble des promotions de grade de l'année à réaliser au titre du présent article, les brigadiers de police qui, au 1er janvier de l'année pour laquelle le tableau d'avancement a été arrêté, comptent huit ans de services effectifs depuis leur nomination dans ce grade ; / 3. Les brigadiers de police âgés de cinquante-quatre ans et demi au moins au cours de l'année considérée qui comptent deux ans au moins de services effectifs dans l'échelon terminal du grade de brigadier. ".
5. D'une part, les fonctionnaires, même s'ils remplissent les conditions statutaires requises pour bénéficier d'une promotion au choix, ne détiennent aucun droit à être inscrits sur un tableau d'avancement. D'autre part, le juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un recours tendant à l'annulation d'un arrêté portant inscription au tableau d'avancement et nomination dans un grade supérieur, ne peut se borner, dans le cadre de son contrôle restreint, à apprécier la valeur professionnelle d'un candidat écarté, et doit analyser les mérites comparés de cet agent et de ceux des autres agents candidats à ce même grade. En outre, dès lors que seuls des fonctionnaires expérimentés peuvent être inscrits au tableau d'avancement, l'ancienneté dans le grade de brigadier ne constitue pas, en soi, un élément déterminant de l'appréciation de la valeur professionnelle des agents.
6. En l'espèce, il résulte de l'ensemble des dispositions précitées que l'inscription au tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de la police national a lieu au choix. Dès lors que le tableau d'avancement au titre de l'année 2021 ne pouvait comporter qu'un nombre limité de fonctionnaires, la valeur professionnelle de M. G ne pouvait être appréciée, aux fins d'inscription sur ce tableau d'avancement, que par comparaison avec celle des autres agents remplissant les conditions statutaires pour prétendre au même avancement.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. G, a intégré les effectifs de la police nationale en qualité de gardien de la paix le 1er mai 2005 et a été promu brigadier de police le 1er juillet 2014. Il ressort également des pièces du dossier qu'il a obtenu, au titre des années 2018, 2019 et 2020 les notes de 6 et est titulaire de l'examen professionnel d'accès au grade de brigadier-chef depuis le 8 juin 2020 et de la " reconnaissance des acquis et de l'expérience professionnelle permettant l'accès au grade de brigadier-chef " depuis le 20 avril 2017.
En ce qui concerne l'inscription de Mme K :
8. Il ressort des pièces du dossier et de la fiche individuelle synthétique de Mme K que cette dernière a intégré les effectifs de la police nationale le 1er septembre 2006 en qualité de gardien de la paix et a été promue brigadier de police le 1er juillet 2014. Il ressort également des pièces du dossier qu'elle a obtenu, au titre des années 2018, 2019 et 2020 les notes de 7 et est titulaire de l'examen professionnel d'accès au grade de brigadier-chef depuis le 8 juin 2020. Ainsi, si Mme K bénéficiait d'une ancienneté dans la police nationale légèrement moins importante que celle de M. G, elle bénéficiait d'une ancienneté dans le grade de brigadier comparable à celle du requérant et d'une notation supérieure à celle de ce dernier. Par suite, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le ministre de l'intérieur a pu décider d'inscrire Mme K sur le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021 plutôt que le requérant.
En ce qui concerne l'inscription de M. I :
9. Il ressort des pièces du dossier et de la fiche individuelle synthétique de M. I que ce dernier a intégré les effectifs de la police nationale le 1er décembre 2003 en qualité de gardien de la paix et a été promu brigadier de police le 1er juillet 2015. Il ressort également des pièces du dossier qu'il a obtenu, au titre de l'année 2018, la note de 5, et au titre des années 2019 et 2020 les notes de 6, et est titulaire de l'examen professionnel d'accès au grade de brigadier-chef depuis le 8 juin 2020. Ainsi, s'il bénéficiait d'une notation légèrement inférieure à celle du requérant et d'une ancienneté dans le grade de brigadier moins importante que celle de ce dernier, ces seuls éléments, alors que M. I justifiait d'une ancienneté dans les effectifs de la police nationale plus importante que celle de M. G, ne suffisent pas à démontrer que le ministre de l'intérieur aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en décidant d'inscrire M. I sur le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021, plutôt que M. G.
En ce qui concerne l'inscription de M. A :
10. Il ressort des pièces du dossier, de la fiche individuelle synthétique de M. A et de son compte rendu d'entretien professionnel réalisé le 10 mars 2020 que ce dernier a intégré les effectifs de la police nationale le 1er septembre 2005 en qualité de gardien de la paix, a été promu brigadier de police le 1er juillet 2015, qu'il a obtenu, au titre des années 2018, 2019 et 2020 les notes de 6 et est titulaire de l'examen professionnel d'accès au grade de brigadier-chef depuis le 8 juin 2020. Ainsi, si M. A justifiait d'une ancienneté légèrement inférieure à celle de M. G, ce seul élément, dès lors notamment que ces deux fonctionnaires bénéficiaient d'une notation identique, ne suffit pas à démontrer que le ministre de l'intérieur aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en décidant d'inscrire M. A sur le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021, plutôt que M. G.
En ce qui concerne l'inscription de M. B :
11. Il ressort des pièces du dossier et de la fiche individuelle synthétique de M. B que ce dernier a intégré les effectifs de la police nationale le 1er décembre 2005 en qualité de gardien de la paix, a été promu brigadier de police le 1er juillet 2015, qu'il a obtenu, au titre des années 2018, 2019 et 2020 les notes de 6 et est titulaire de l'examen professionnel d'accès au grade de brigadier-chef depuis le 8 juin 2020. Ainsi, si M. A justifiait d'une ancienneté légèrement moins importante que celle de M. G, tant dans les effectifs de la police nationale qu'au grade de brigadier, ces seuls éléments, dès lors notamment que ces deux fonctionnaires bénéficiaient d'une notation identique, ne suffisent pas à démontrer que le ministre de l'intérieur aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en décidant d'inscrire M. A sur le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021, plutôt que M. G.
12. En second lieu, le juge, lors de la contestation d'une décision dont il est soutenu qu'elle serait empreinte de discrimination, doit attendre du requérant qui s'estime lésé par une telle mesure qu'il soumette au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte au principe de l'égalité de traitement des personnes. Il incombe alors au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
13. En l'espèce, si M. G soutient le télégramme du 16 juillet 2021 méconnaîtrait le principe d'égalité, il n'assortit ce moyen d'aucun élément susceptibles de faire présumer une atteinte à ce principe. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées pour M. G doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
15. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé d'inscrire M. G sur le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021 et les décisions portant inscription de Mme K, de M. I, de M. A et de M. B, ne sont entachées d'aucune des illégalités invoquées par M. G. Par suite, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que les illégalités fautives dont elles seraient entachées engageraient la responsabilité de l'Etat et à demander au tribunal qu'il condamne l'Etat à l'indemniser des préjudices imputables à ces décisions.
16. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense par le ministre de l'intérieur, que la requête de M. G doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. G est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E G, à M. J B, à Mme D K, à M. C I, à M. F A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 16 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
- M. Ladreyt, président,
- M. Gandolfi, premier conseiller,
- Mme Leravat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 30 novembre 2022.
Le rapporteur,
G. H
Le président,
J-P. Ladreyt
La greffière,
L. Sueur
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/5-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026